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Petit guide des drogueries et merceries

Des adresses qui ne tiennent qu'à un fil !

© Céline Astorg

Bobines de fil, patrons et mètres de tissu : alors qu'auparavant il n'y avait guère que la butte Montmartre pour étancher notre soif de mercerie, aujourd'hui elles éclosent un peu partout à Paris. Des boutiques où le bouton est roi, où les patrons rivalisent de pédagogie et où l'on peut même parfois apprendre à se servir de la terrifiante machine à coudre pour se confectionner soi-même jupes, robes et petits coussins. A cette allure, l'ère du DIY n'a pas fini de faire des émules. 

La Mercerie Fine

Recommandé

Celles et ceux qui aiment se piquer la pulpe des doigts avec des aiguilles devraient trouver ici leur nouvel Eden. Une devanture vert d’eau, du thé bien chaud et des tissus de tous les coloris : bienvenue à La Mercerie Fine, nouvel antre du DIY. Derrière la vitrine de cette pimpante boutique, il y a Mélanie Pérol, une ancienne avocate qui troque depuis mi-septembre dernier sa robe pour des boutons à pois, une machine à coudre et des mètres de tissu imprimé. Un changement de vie a priori plutôt réussi ! 

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11e arrondissement

La Droguerie

Vous cherchez une adresse où acheter des perles, des sequins, du tissu et des fermoirs de bracelets pour pas cher ? Bon, eh bien passez votre chemin, ce n’est pas à la Droguerie que vous ferez des affaires.  Si cette mercerie est connue de tous (ou presque) ce n’est pas pour son caractère bon marché, mais plutôt pour son aspect encyclopédique. Ici, vous trouverez de tout, de la plume vert fluo au bouton multicolore, du fil en caoutchouc au pince-plume. Nichée derrière les Halles depuis toujours, la Droguerie possède un nombre incommensurable de perles, boutons, plumes, breloques tous bien conservés dans des bocaux en verre ou des tiroirs en bois. 

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1er arrondissement

Adeline Klam

Bienvenue chez Adeline Klam, boutique-atelier immaculée du boulevard Richard Lenoir. Un cube blanc lumineux dans lequel brillent de mille feux cocottes en papier, coupons de tissu japonais, masking tape arc-en-ciel et autres objets aux coloris acidulés. C’est pendant un séjour en Orient qu’Adeline a découvert l’art de l’origami. Un jeu de pliage qui pourrait se limiter à de la simple déco, s’il n’était pas décliné en appliques murales (entre 59 et 69 € selon le format), en boîtes à cadeau ou à thé. 

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11e arrondissement

Brin de cousette

Recommandé

Et si la couture était aussi une activité permettant les rencontres et le partage ? Fin juillet 2012, Morgann et Aïssatou décident de laisser leurs jobs respectifs de côté pour ouvrir un salon de thé-mercerie. Un lieu convivial où l’on viendrait se poser boire un jus de fruits, débattre points de croix, acheter quelques coupons et apprendre quelques techniques de couture. Brin de cousette était née, boutique-atelier hybride et colorée. Quelques beaux patrons, du tissu au mètre, des rubans à pois (de 1,50 à 2,20 euros le mètre) et une collection tout aussi pimpante de boutons ouvrent la marche. Le ton est donné. 

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11e arrondissement

Sajou

Mercerie atypique en plein coeur du Sentier, la boutique Sajou remet au goût du jour la qualité et les motifs d’antan. Un véritable microcosme coloré de fils à coudre, bobines en bois, dentelles, dés de collection, rubans, boutons et matériels de broderie proposés à l’unité ou en kits, dans d’adorables petites boites à partir de 55€. Si l’exportation et la commande sur internet a d’abord été le fer de lance de la nouvelle Maison Sajou (créée en 1828 et reprise en 2004), on soulignera une réelle volonté d’ancrer à nouveau dans Paris une esthétique et des savoir-faire oubliés, avec une boutique à taille humaine. Pour preuve, des cours de broderie, patchworks, tricots et couture sont dispensés sur place ! 

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2e arrondissement

Petit Pan

Fruit de la rencontre entre un créateur de cerfs-volants chinois (Pan Gang) et une artiste belge (Myriam De Loor), la marque « pour l’enfant et la maison » s'amuse depuis 2003 avec les imprimés traditionnels chinois qu'elle décline dans des créations pleines de poésie. Rien n'est laissé au hasard dans l'univers de Petit Pan, pas même la décoration des lieux, véritable mine d’idées. Sur les étagères de cette onirique mercerie : toiles de coton, rubans, paillettes, boutons fleuris et épingles à perles... Même les moins « DIY » d’entre vous ne sont pas ici à l'abri d'une crise aigüe de créativité (on vous aura prévenu). 

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4e arrondissement

Les Tricoteurs volants

Le froid de l’hiver et votre trajet en métro s’étirent comme un fil sans fin ? Et si vous vous mettiez au tricot ? Découvrez Les Tricoteurs volants, une mercerie sympathique tenue par Enrico, un ancien libraire passionné de laines. Vente de pelotes (entre 2 et 39 €), matériel à tricoter ou à crocheter, cours de tricot ou encore créations sur mesure vous y attendent !  C’est aussi une boutique dans laquelle les papas et les hommes amateurs de « do it yourself » se sentiront comme chez eux, un lieu où l’on peut discuter de loisirs créatifs comme de gender studies. 

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10e arrondissement

La mercerie moderne

Une envie frénétique d’étiqueter petites culottes et socquettes ? D’offrir une nouvelle jeunesse à une chemise décrépie ? Direction la Mercerie moderne, officine haute en couleur où le bouton est roi. C’est après 8 ans passés à dorloter une clientèle fidèle, que Christine décide, voilà deux ans de ça, de racheter la Mercerie moderne. Amateurs du DIY (do it yourself), notez son adresse dans votre petit calepin, elle vaut de l’or. Pas seulement pour la quantité de petites babioles disponibles dans ses tiroirs blancs, mais parce que la maîtresse des lieux est capable de conseiller ses clients comme personne. 

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9e arrondissement

On a testé pour vous...

Les cours de couture de Brin de cousette

Repriser une chaussette fatiguée ou recoudre un bouton, ça, tout le monde sait à peu près le faire. Mais qu'en est-il de la couture, la vraie ? Qui aujourd'hui, hommes et femmes confondus (hors métiers du textile, évidemment) sait réellement coudre un ourlet ? Après avoir été volontairement crucifié sur l'autel du féminisme moderne, la couture revient en masse. La faute au prêt-à-porter standardisé, aux tailles restrictives et, surtout, aux blogs de DIY (« do it yourself »). Car c'est bien à travers eux que la tendance a émergé.

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Par Elsa Pereira

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