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Au Grand Palais, la rétrospective « This Will Not End Well » révèle l’œuvre cinématographique de Nan Goldin

Du 18 mars au 21 juin 2026, le Grand Palais accueille « This Will Not End Well », une rétrospective d’ampleur pensée comme un voyage immersif dans l’œuvre de l’icône américaine.

Julien Lambea
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Julien Lambea
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Nan Goldin, This Will Not End Well, au Grand Palais
© Nan Goldin | Nan Goldin, Nan on Brian’s lap, Nan’s birthday, New York City, 1981 de la série “The Ballad of Sexual Dependency" Tirage à destruction de colorants (Cibachrome) ; 51 x 61 cm Acquis en 1993
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Présentée à Stockholm, Amsterdam, Berlin et Milan dans le cadre d’une tournée internationale, l’exposition Nan Goldin, This Will Not End Well est présentée à Paris du 18 mars au 21 juin 2026. Organisée par le Grand Palais, elle se déploie dans le Salon d’honneur ainsi que dans la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, au sein de pavillons conçus par l’architecte Hala Wardé, collaboratrice régulière de l’artiste.

Cette rétrospective est la première exposition en France à proposer une vue d’ensemble de l’œuvre de Nan Goldin, en tant que cinéaste, à travers ses diaporamas et vidéos documentant ses communautés proches et abordant des thèmes cruciaux comme la vie nocturne, l'identité, l'amitié et la lutte contre le sida. L’artiste née à Washington D.C. en 1953, dont l’influence sur la photographie et l’art contemporain demeure majeure, résume elle-même cette approche : « J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos. » 

Le parcours traverse les grands chapitres de l’œuvre de Nan Goldin, à commencer par The Ballad of Sexual Dependency (1981–2022), son travail le plus emblématique, chronique intime des scènes underground new-yorkaises. Il se prolonge avec The Other Side (1992–2021), hommage à ses ami(e)s trans, travestis et drag queens, puis avec Sisters, Saints, Sibyls (2004–2022), où l’artiste explore le deuil et la mémoire familiale. Plus récents, Memory Lost (2019–2021) et Sirens (2019–2020) abordent frontalement la question de l’addiction, tandis que Stendhal Syndrom (2024), inspirée des Métamorphoses d’Ovide, interroge la perte de contrôle face à la beauté de l’art.

Bien que son intitulé puisse paraître pessimiste, This Will Not End Well cache la « joie de vivre inébranlable caractéristique de Goldin » selon son commissaire Fredrik Liew.

Quand ? Du 18 mars au 21 juin 2026
Où ? Grand Palais, 17 avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

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