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A$AP Rocky, Jay-Z, Lauryn Hill... Les 19 concerts hip-hop à voir absolument à la rentrée

Du 2 septembre au 25 octobre, dix-neuf concerts se répartissent entre un stade de quatre-vingt mille places et des salles où l’on tient à trois cents.

Houssine Bouchama
Rémi Morvan
Écrit par
Houssine Bouchama
et
Rémi Morvan
Asap Rocky
Shutterstock | A$AP Rocky
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En avant pour la rentrée rap la plus chargée que Paris ait connue depuis longtemps ! Du 2 septembre au 25 octobre, dix-neuf concerts se répartissent entre un stade de quatre-vingt mille places et des salles où l’on tient à trois cents.

Une liste pour tous les goûts

On y guettera Lauryn Hill, qui n’a toujours pas donné de suite à son unique album solo et refusait les compresseurs pour qu’on entende les éraflures de sa voix, attendue à Bercy avec ses fils YG et Zion Marley, petits-fils de Bob, dont le studio Tuff Gong avait accueilli l’essentiel de « The Miseducation » (prévoyez un livre, ses retards sont légendaires) ; Jay-Z, qui fête au Stade de France les trente ans de « Reasonable Doubt » et les vingt-cinq de « The Blueprint », l’album du chipmunk soul, où Kanye West et Just Blaze accéléraient de vieux 45 tours jusqu’à faire monter les voix soul dans les aigus, procédé que Kanye emportera ensuite sur ses propres disques ; et A$AP Rocky, ce gamin de Harlem qui s’est mis à rapper comme un Texan, importateur du chopped and screwed né dans la codéine de Houston, posé sur les instrumentaux planants de Clams Casino, pionnier du cloud rap ; quinze ans plus tard, il s’entoure de Danny Elfman et de Thundercat, et le nuage se retrouve avec un orchestre.

On guettera aussi Young Thug, dont The FADER disait dès 2013 qu’il jouait de sa voix « comme un instrument à vent magnifiquement joué mais cassé », et sans qui ni Gunna ni Carti ne chanteraient ainsi ; et PLK, cinquième rappeur français à remplir le Stade de France en solo, deux soirs de suite, avec ses couplets taillés par blocs de quatre mesures et cette devise : « Le rap, c’est comme la mécanique. On te donne une prod et tu dois la réparer. »

Le reste couvre toutes les tailles, de l’Olympia et de l’Élysée Montmartre aux 350 places de la Main Room, en passant par la Cigale, le Trabendo et la Maroquinerie : Baby Keem, Earl Sweatshirt et MIKE, Nono La Grinta, Saïf, Chavi, Ptite Sœur, les 135, Zed. Pour vous aiguiller, on a listé les dates qui comptent, par ordre chronologique.

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