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Philippe Katerine passe au symphonique avec deux concerts à la Philharmonie

Sur le papier, les tubes lofi-loufoques du bonhomme n'avaient rien demandé aux cordes ; dans les faits, les voilà changés en épiques fresques cinématographiques, sans une once d'absurdité en moins.

Rémi Morvan
Écrit par
Rémi Morvan
Journaliste, Time Out Paris
Philippe Katerine passe au symphonique avec deux concerts à la Philharmonie
© Ronan Thenadey | Philippe Katerine pendant un concert symphonique
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Philippe Katerine ne connaît pas le solfège, il le dit lui-même. Ce qui ne l'empêche pas de citer Bach comme « sa source », une musique « aussi élégiaque que mathématique ». Les 19 et 20 septembre, l'hurluberlu de la pop française prend ses quartiers pour deux soirs dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie, autrement dit au saint des saints du répertoire classique.

La reprise d'une création datant de 2023

Le spectacle s'appelle « Aux anges » et n'est pas né d'hier : le chanteur l'a créé en janvier 2023 à l'Hyper Weekend Festival de Radio France, un samedi, deux fois dans la même journée, épaulé par l'Orchestre philharmonique maison. Cette fois, c'est l'Orchestre national d'Île-de-France qui l'accompagne, toujours sous la baguette de Bastien Stil, directeur musical de la Garde républicaine à la ville, passé par des projets avec Wayne Shorter comme avec Magma, et dans les arrangements du contrebassiste Lucas Henri.

Au menu, vingt ans de discographie passés à la moulinette symphonique : « Louxor j'adore » (2006), « La Banane » (2010), et bien sûr « Nu », que le reste de la planète a découvert en juillet 2024, quand son auteur l'a chantée peinturlurée de bleu, en Dionysos, à la cérémonie d'ouverture des Jeux. Sur le papier, les tubes lofi-loufoques du bonhomme n'avaient rien demandé aux cordes ; dans les faits, les voilà changés en épiques fresques cinématographiques, sans une once d'absurdité en moins.

Autre bonne nouvelle, glissée dans le programme : les deux concerts sont interprétés en chansigne par Léa Bourdeau et le collectif Douboukan d'EKKO, avec des places réservées aux spectateurs sourds et malentendants. Celui qui ne lit pas une note aura, deux soirs durant, un orchestre entier pour le faire à sa place. Des bisoux pour ce plan.

Où ? Philharmonie de Paris, grande salle Pierre Boulez, 19e.
Quand ? Samedi 19 septembre à 20h et dimanche 20 à 18h, pour environ 1h30.

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