Allan Fournier, le sommelier qui danse la country
© Louis Lepron pour Time Out Paris
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Allan Fournier, le sommelier qui dansait la country

Le sommelier de Déviant a fait le buzz cet automne en répétant sa routine de danse country sur le trottoir devant le restaurant. Expert en vins nature et champion du monde de danse, il nous raconte sa double vie.

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Ils sont deux là-dedans. Il y a le sommelier à lunettes exigeant, incollable en vins nature, et le danseur champion du monde de country line, la danse des saloons américains, au concours World Dance Masters (2024 et 2025). On les retrouve autour d’un heukimja latte au Café Shin, où Allan Fournier passe le plus clair de son temps. Entre ses deux passions, il n’a jamais voulu choisir. Et c’est ainsi qu’il a été surpris en train de danser dans sa tenue de sommelier – un calot de marin, un carré de soie et un tablier paré d’une broche Schiaparelli – devant son restaurant, chez Déviant, dans une vidéo devenue virale.

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Une icône en Ukraine

« En juillet dernier, Olga, une cliente ukrainienne, m’a filmé alors que je m’entraînais pour une compétition de danse sur le trottoir, avant le début du service », se souvient Allan. « Elle a posté la vidéo sur le compte Instagram d’un média ukrainien (@maag_france) et en moins d’un mois, celle-ci a fait près de 2,5 millions de vues, principalement en Russie et en Ukraine où, paraît-il, je suis devenu une icône ! », s’étonne-t-il encore aujourd’hui. 

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Depuis, le sommelier-danseur a gagné près de 50 000 abonnés sur le réseau social. Récemment, il a même été invité chez France Inter dans Nouvelle Tête, la chronique de Daphné Bürki. De quoi retourner le garçon originaire de Frise, village de 150 habitants dans la Somme, où ses parents tiennent un camping. « C’est fou », martèle-t-il, la mine radieuse, d’autant plus qu’il est venu à la sommellerie sur le tard. « J’ai commencé par un BEP cuisine, que j’ai transformé en BEP salle quand j’ai compris que je préférais parler à mes clients qu’à mes casseroles. »

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Une double vie heureuse

En juillet 2022, « sur un coup de tête », le garçon quitte sa famille et son village pour Paris. Il se forme à l’œnologie, découvre le vin nature, en tombe éperdument amoureux. « Je me rappelle de la première étiquette qui m’a vraiment ému : le domaine Ugo, dans le Jurançon. Un vin avec un profil oxydatif aux arômes de noix très précis. Sans hésiter, mon préféré. » Trois ans et demi plus tard, il a fait du jaja son métier mais sans délaisser son autre dada, la danse. « J’ai besoin d’un public ! », admet-il en riant. D’où les allers-retours dans le Nord, où l’attend tous les dimanches (sans exception) son coach de country line, un style qu’Allan pratique depuis ses 6 ans. 

Allan Fournier, le sommelier qui danse la country
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Ses semaines sont désormais bien réglées : à partir du mardi, de 15h à 2h, il s’affaire chez Déviant. Ensuite, petit crochet par Harmony, bar de nuit de Pigalle, pour déguster « l’un des meilleurs chicken burgers de Paris », et au lit. Et le samedi, après le service « je roule pendant deux heures pour rejoindre Frise où je passe mes week-ends à danser et à profiter de mes proches. » La double vie est belle.

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