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Critique
Après s'être imposés avec leur coffee shop Grave sur une des artères les plus caféinées du Marais, voilà que Romain Détriché et Nicolas Papadato tentent de se faire une place avec un bar dans la rue Sorbier, épicentre des apéros du 20e. La mise de leur Bordel ? Une salle brute format boîte à chaussures avec six places au comptoir et des enceintes vintage qui crachent des BPM. L'atout évident de l'adresse reste bien l'immense terrasse où lutter à coups de verre de vin bio et de petites assiettes (mais oui) contre la litanie des canicules.
On repère ainsi sur la courte carte à tarifs tenus : un Fié Gris d'Antoine et Philippe Delaunay, un beaujolais bio de Fabien Forest (28€), l'Arbois En Paradis de Jérôme Arnoux (46€), un coteaux bourguignons Sextant de Julien Altaber (49€)... ou sinon des bières craft en bouteille.
Autre atout : la cheffe (et associée) Emma Chaperon qui, en solitaire derrière le comptoir, envoie des assiettes simples et bien troussées : crudo de dorade réveillé par de l'abricot, efficaces œufs mayo saupoudrés de poudre d'olive et surtout des glaces de champion, sésame noir ultra velouté ou splendide fraise et poivre de Timut. À noter que Bordel démarre dès le matin avec des cafés et des cookies maison. Après Pipa, la rue Sorbier confirme sa mue vineuse !
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