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Critique
La rue Sorbier se montre tellement plus demi que ballon qu’on pourrait demander au Conseil de Paris de la rebaptiser Sorbière. Pourtant, c’est bien sur ce haut lieu des apéros ménilmontesques que vient d’éclore Pipa, bar à vin où l’on mange bien. La jeune taulière Margot Lavialle, venue de Brigade du Tigre, y a posé étagères de bouteilles, chaises bistrot et maousse terrasse. Dans la cuisine ouverte, s’active Morgane Saguedolce, autodidacte marseillaise qui n'hésite pas à enflammer la pitance de piments, de poivres, de condiments puissants. Après Marnes Bleues ou Uva, les baravs 100 % féminins s’installent donc dans le paysage et c’est tant mieux !
Avant 19h, la carte se limite à trois petits plats à grignoter, comme cette aérienne mousse de betterave énervée par du raifort. Après 19h, la cuisine gagne en consistance. Les sardines marinées, chips d’ail et tronçons de jalapeño a du mordant et de l'iode comme un tigre oublié à fort Boyard, tandis que la raviole épinard et ricotta se love dans une splendide crème de fenouil au chipotle fumé. Et on boit quoi avec ça ? Nul picrate chez Pipa mais une jolie carte naturiste : autrichien Grüner Veltliner du domaine Fidesser (7,5 € le verre), beaujolais Les Volets Rouges (44 €), loire La Grange Tiphaine (43 €)… À noter : le jeudi de 18h à 21h, c’est oyster hour avec 2 huîtres et un verre de blanc pour 7 €. Pas de pipeau, on en pince pour Pipa !
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