[category]
[title]

Critique
Après deux adresses en deux ans, la troisième itération parisienne du bar à vin et à DJ de Zacharie Rabehi qui pétarade maintenant rue Oberkampf va-t-elle durer ? Elle a mis toutes les chances de son côté. L’espace s’avère nettement plus vaste mais toujours aussi dépouillé : inox sur le comptoir, les tabourets et les 2 enceintes Matéo Garcia Audio pendues au plafond ; le reste, c'est du béton coloré par les semelles de danseurs-buveurs et par le mur lumineux. Ce 3ᵉ Mishmish ressemble de plus en plus à un club avec videur à l’entrée, insonorisation implacable, vestiaire, fumoir et évidemment platines (mais pas vinyle, faut pas pousser). Il manque juste une autorisation de nuit ! Tous les soirs il y a un(e) DJ invité(e) (plutôt house, disco ou tech que bouyon) à partir de 22 h et avant c’est open platine, il suffit d'inscrire son nom sur un bout de papier.
La ligne bar à vin reste bien ancrée chez Mishmish. Dans les frigos vitrés, environ 25 références de toutes les couleurs, ascendant vin propre : chardonnay Blanc-Sain d’Arnaud Combier (47€), niellucciu rouge du Clos Sonnenta (43€), orange Trouble Fait du Clot de l’origine (59€). Il y a aussi des cocktails classiques (14€) et des bières, mais rien à manger.
Le combo ouverture toute la semaine et conso pas si données attire la frange des fêtards de vingt ans – plutôt hétéros – plus au taquet sur le son que sur leur peur du découvert. Le weekend, c’est ici que se lance la nuit.
Discover Time Out original video