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Critique
Façade noire, plafond sang-de-bœuf laqué et bande-son rock indé ascendant shoegaze, Winona a une bonne gueule de planque pour noctambules dans un quartier bien achalandé. Dommage qu’il manque l’autorisation de nuit pour aller au bout de la promesse (de l’aube). Grâce à sa double nationalité bar à vins/bar à cocktails héritée de ses deux parents, Adrien Vernet de Fugazi et Benjamin Le Seigneur de Classique, on s’y désaltère des vins propres venus d’Espagne (Partida Creus, Celler Credo, Amos Baneres) autour de 45€ la bouteille et/ou de cocktails finauds comme ce basil smash à l’aquavit surmonté d’une mousse de chartreuse (14€).
En 2026, il semble impensable d’ouvrir un bar qui sert juste à boire tant les solides s’imposent comme le complément indispensable de la rentabilité. Dans la cuisine, derrière le comptoir, Cecilia Munguira, venue des Asturies et de Cantina Cortado, propose une carte de petites assiettes d’outre-Pyrénées très réussies : de puissantes croquetas de cecina et de champignon (12€) ou un original torto, un tacos frit asturien, garni d’épaisses tranches de thon cru et de poivrons marinés (12€). À noter que vous voulez troquer un apéro contre un vrai dîner, il y a aussi des plats plus consistants comme, ce soir-là, des ris de veau et gambas (26€).
Au cœur du foodistan du 11ᵉ entre Rori et les Œillets, cette adresse affiche une population (un peu) moins uniforme qu’attendue. Entre les trentenaires en Salomon et casquette Idéa, on avise aussi des tablées un peu rock.
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