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Xavier Dolan
Xavier Dolan

Les 5 films les plus marquants de Xavier Dolan

Xavier Dolan débarque sur Netflix ! L'occasion de revenir sur 5 films qui ont marqué sa carrière.

Par Houssine Bouchama et La Rédaction
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Après Truffaut, Lynch, Chaplin ou encore Hitchcock, voilà que Xavier Dolan (lire notre interview à Cannes ici) débarque sur le mastodonte des plateformes de streaming, Netflix. La firme américaine vient en effet de signer un partenariat avec MK2 pour pouvoir piocher dans son catalogue de classiques, lorgnant ainsi un peu plus vers le cinéma d’auteur. Pour l’occasion, Time Out a décidé de se pencher sur le jeune prodige (31 piges au compteur et déjà dix ans de cinéma), en sélectionnant 5 de ses films les plus marquants. Comme d’hab, avec Dolan, les fans apprécieront quand les haters grinceront des dents (ahhh son fameux côté too much). Pour notre part, on oscille souvent entre les deux ! Bref, de 2009 et la solitude de J’ai tué ma mère au tremblement collectif de Matthias et Maxime, son dernier film (non dispo sur Netflix), le style Dolan a su évoluer. La preuve avec cette sélection.

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Les Amours Imaginaires
Les Amours Imaginaires
Les Amours Imaginaires

Les Amours Imaginaires

4 sur 5 étoiles

 Les Amours imaginaires de Xavier Dolan décrit avec beaucoup de justesse l'obsession malsaine et pathétique que l'on peut ressentir pour l'être aimé, même après un rejet. Le film suit la rivalité grandissante entre Marie et Francis, deux amis qui s'éprennent du même garçon. Entrecoupé de faux témoignages aigris et hilarants (« Je sais tout sur lui. S'il savait, il s'inscrirait au programme de changement d'identité du gouvernement »), Les Amours imaginaires sait taper là où ça fait mal. Et place déjà Dolan parmi les jeunes réalisateurs les plus prometteurs de sa génération.

Laurence Anyways

4 sur 5 étoiles
Cinéma Drame

S’il vaut le détour, Laurence Anyways finit tout de même par laisser une impression assez mitigée. Mais l'histoire a le mérite d'être à la fois simple et dense : Laurence (Melvil Poupaud), trentenaire et prof de lettres, avoue à sa compagne, Fred (Suzanne Clément), qu'il veut devenir une femme. De 1989 à 1999, le film suit la lente évolution de Laurence, et de ce couple vers une singularité hybride. Passion, rupture, retrouvailles : la grande force de Laurence Anyways n'est pas tant de traiter de transsexualité que de l'amour hors cadre qui lie ses deux protagonistes. En un mot, le sujet est audacieux ; et certaines scènes, qui prennent le parti de la métaphore quasi-surréaliste (avec, par exemple, une très belle séquence où Suzanne Clément se retrouve émotionnellement submergée de façon tout à fait littérale), témoignent d'une impressionnante inventivité visuelle.

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Tom à la ferme

4 sur 5 étoiles
Cinéma Drame

Pour son quatrième long métrage, Xavier Dolan, 25 ans, change assez fortement la donne. Exit donc les séquences clipesques, les métaphores surréalisantes ou les références godardiennes de ses premiers films : Tom à la ferme s’affirme clairement comme son œuvre la plus sobre en termes de réalisation, lorgnant parfois vers l’étude de mœurs chabrolienne, voire vers le suspense trouble, mâtiné de sexualité latente à la Hitchcock. Les aficionados du lyrisme coloré de J’ai tué ma mère ou Laurence Anyways risquent donc d’être pris au dépourvu ou de ne pas tout à fait y trouver leur compte. Pas encore tout à fait le chef-d’œuvre qu’on pourrait attendre d’un réalisateur aussi précoce, donc, mais l’assurance, en tout cas, qu’il en prend bien la voie.

Mommy
Mommy
Mommy

Mommy

5 sur 5 étoiles

Xavier Dolan prouve ici qu’en plus d’être un cinéaste précoce et une grande gueule, il fait preuve d’une force de travail impressionnante. Dans ce pur chef-d’œuvre postmoderne, on y suit, dans un futur proche et alternatif, Steve (Antoine-Olivier Pilon), jeune homme impulsif atteint de troubles de déficit de l’attention et d’hyperactivité, qui vit un quotidien des plus orageux avec sa mère, Diane (Anne Dorval), quadra arrogante et fantasque. Bientôt, le couple mère-fils – comme sorti d’un Cassavetes – se voit rejoint par une voisine, Kyla (Suzanne Clément), ancienne prof de collège devenue bègue à la suite d'un mystérieux traumatisme, pour former un trio héroïque et cabossé au bonheur précaire, baigné de couleurs eighties et de Céline Dion. Indubitablement, les trois acteurs mouillent leurs maillots. Et Dolan démontre sa maestria de « jeune prodige » en termes de réalisation, lui que se permet tout (format carré, série de plans serrés, innombrables séquences d’effets visuels…), quitte à en faire un peu trop (quelques ralentis d’une incroyable vulgarité…) Passons, Mommy est un film incroyablement émouvant, qui grimpe crescendo (accrochez-vous). Devenant sûrement le premier et unique (pour l'instant) chef-d’œuvre du jeune cinéaste.

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Matthias & Maxime

3 sur 5 étoiles
Cinéma

Pour son huitième film, Xavier Dolan renonce à l’anglais, aux comédiens quatre étoiles et aux excès stylistiques pour revenir à quelque chose de plus sobre. Tourné en 16 mm et résistant aux sirènes du tape-à-l’œil, le film est tourné intégralement en lumière naturelle dans un style spontané, sans fioritures. Dolan y joue Maxime, un jeune de Montréal qui a décidé de laisser derrière lui ses amis et sa mère toxico (Anne Dorval) pour passer deux ans en Australie. Mais sa longue amitié avec Matthias semble soudain dérailler alors qu’il prépare son départ… Si les scènes entre Maxime et sa mère, dont il transmet la tutelle à sa tante, sont un poil criardes, le film fait mouche dans quelques moments de vérité, comme le douloureux discours de Matthias lors du dîner d’adieu de Maxime. Si Dolan réussit à traiter la rupture qui en découle avec plus de subtilité, les scènes les plus abouties se déroulent en silence, Maxime et Matthias exprimant les sentiments qu’ils ont refoulés par des gestes blessants. Si l’ensemble manque de profondeur, ce film n’en reste pas moins sincère.

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