Monde icon-chevron-right France icon-chevron-right Paris icon-chevron-right 6 questions à... La Mamie's

6 questions à... La Mamie's

Lumière sur la bande de fêtards invétérés

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© Arthuro Peduzzi (AØP)
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On ne vous a jamais caché notre affection pour la Mamie's, cette joyeuse bande d’hyperproductifs capable de régaler les oreilles autant que de mettre les clubs et autres lieux alternatifs de notre chère Ville Lumière sens dessus dessous. Depuis 2007, l’équipe de pré-trentenaires agite la vie nocturne parisienne en organisant des fêtes follement récréatives, où le sérieux n’a de place que dans la programmation musicale. On peut leur accorder le mérite d’avoir su nous faire aimer la fête de la musique (RIP Place Dalida, bienvenue Juliette Dodu), de proposer des soirées ultra pointues (on pense notamment à leurs High_life qui ont ramené des artistes comme Tama Sumo, Dan Shake ou Paranoid London sur la scène française), d’enregistrer des podcasts régulièrement pour Le Mellotron, de monter un excellent festival en banlieue proche – le Macki, en collaboration avec Cracki Records –, de passer des galettes à droite à gauche, notamment au monstrueux Weather Festival, et de lancer une maison de production de concerts hip-hop (Verveine Production) et un label (Mamie's Records). Mais leur fil conducteur depuis quatre ans, c’est surtout leurs événements à La Ferme du Bonheur. Faut croire qu’au milieu des cochons, ces gars se sentent chez eux. Groupes live et DJ sets endiablés rythment les étés de leur public - une faune composée de leurs potes et d’une jeunesse débridée, pour une ambiance maximale. On a rencontré Fantin et Vito, deux des six membres du crew.

Time Out Paris : Quelle est la différence entre les fêtes où vous êtes présents la majeure partie de l'année à La Ferme, et vos sauteries estivales, les « Mamie-Bonheur » ?

La Mamie's : On a commencé là-bas comme invités à une Electro d'Bal, un format teuf électro, qui avait lieu le jeudi de 16h à minuit à l'époque et qui était entièrement gérée par La Ferme du Bonheur (petit extrait). Cette année, on a pris part intégrante à la production de ces événements. La vraie différence avec les Mamie-Bonheur, c'est que l'on s'occupe véritablement de toute la direction artistique et que l'on essaie d'y amener la patte freaky Mamie's avec plus de liberté. Cette année, c'est la quatrième saison de notre mini-festival ici, et on espère que ce n'est pas la dernière.

Vous avez une relation étroite avec ce lieu, parlez-nous de cette collaboration.

Relation étroite, c'est le cas de le dire... On s'entend très bien avec la nouvelle équipe et surtout avec Roger des Prés, créateur et DA de La Ferme qui nous permet à chaque événement d'aller toujours plus loin dans nos délires. On l'a par ailleurs rencontré fin 2011 alors invité à une Electro d'Bal par Eric Labbé. Il y avait une cinquantaine de personnes déchainées sur la piste de danse en plein hiver avec le cochon et la soupe au milieu, on a tout de suite adhéré au concept et au lieu. L'été suivant, il nous confiait l'orga des premières Mamie's à la Ferme. Ont suivi de très belles fêtes, des beuveries incroyables et des DJ chevalins. 

Des tarifs tout doux, des bénévoles, un carton plein à chaque fois et un investissement personnel qui semble grand. Grace à tout ça, La Ferme – qui semble toujours en difficulté financière – continue de rester un lieu familial. Vous pensez que ça peut changer, dans un désir de remplir davantage les caisses ?

Il y a bien sûr un côté financier à tout cela, notamment avec les grosses galères qui sont apparues à la fin de l'été dernier et notre engagement personnel sur d'autres projets, comme le Macki Music Festival. Cependant, l'esprit de base et l'envie de partager certaines valeurs restent les mêmes qu'au début, une fête libre, accessible à tous et sans jugement. Et surtout que chacun vienne booty shaker son body.

Une programmation qui attache autant d'importance au live qu'au DJing, au jazz et aux musiques du monde qu'à la house et au disco, à la présence d'artistes diversifiés dans leurs sets… Comment justifiez-vous cette pluralité ?

Il suffit d'écouter nos mix pour entendre que l’éclectisme est un des leitmotivs principal du collectif (par ici).

On connaît votre amour pour la musique, mais aussi vos frasques de chauffeurs de salles. C'est quoi votre secret ?

On essaie réellement de faire en sorte que l'esprit de fête englobe l'ensemble de l'éco-système qui tourne autour de nos événements. La musique est primordiale, mais on a tâché dès le début de l'association d'y amener une ambiance particulière avec des happenings, des chauffeurs de salles et des conneries. La fête doit rester imprévisible. Pour samedi, on prévoit un chill au top, la douche dans le favela pour les plus chaudes et chauds, un foodtruck (Starke) avec cornets de charcuterie, chips maison et sandwichs au boeuf bourguignon, des glaces à l'alcool par les nanas de Poptails, la distribution de fruits frais, un thème topless, et surtout la présence de notre première signature sur le label Mamie's Records, Kodamä... Et puis on installera une piscine dans un pré à côté avec des happenings musicaux pour tout l'été et dès juillet !

Le mot de la fin ?

La Mamie's, c'était mieux après.

*****

Prochaine date à venir : 

Electrod'Bal : L'annonciation // Samedi 25 mars de 14h à 22h (Evénement Facebook)

Dates Mamie-Bonheur : Juillet 2017

 

Et aussi...

La Station - Gare des Mines
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La Station - Gare des Mines

La Station, LE lieu alternatif à Paris. Le Collectif MU, la bande derrière le projet, a su habilement jouer avec les caractéristiques architecturales de cette ancienne gare à charbon du Nord de Paris. Désormais, c’est trois salles trois ambiances entre la grande scène extérieure et les deux scènes intérieures tendance Berlin underground. Côté programmation, c’est grand écart façon Nadia Comaneci entre ce qui se fait de mieux, du punk hardcore jusqu’à la plus pure techno.

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La Machine du Moulin Rouge
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La Machine du Moulin Rouge

La Machine du Moulin Rouge a pris la place de la mythique Loco en 2010. Dans ses deux salles (le Central et la Chaufferie), la salle accueille une programmation plus éclectique que jamais. Du groupe de metal qui fête ses 40 ans de carrière aux nostalgiques soirées We Are The 90’s jusqu’aux collectifs de Parisiens du moment (coucou la Mamie’s), il y en a pour tous les goûts. Note : ramener son éventail, la chaleur y est étouffante.  

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3 sur 5 étoiles
Petit Bain
Musique

Petit Bain

Construite au printemps 2011 par un collectif d’architectes, la barge se la joue hybride, entre resto, rooftop avec vue sur la Seine – forcément – et salle de concerts de 450 places. Et pour cette dernière, allez-y les yeux fermés, la prog est parmi les plus qualitatives sur la place de Paris en ce moment. Pour les oiseaux de nuit, Petit Bain propose de très régulières soirées clubbing aux line-up pointus, parfaits pour voir le lever de soleil sur le fleuve. Dernier détail important : le système-son est d’une qualité qui régale autant le public que les artistes.

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5 sur 5 étoiles
Le Klub
Musique

Le Klub

Dans la nuit, il faut faire attention aux petits détails. Au sifflement du vélo lancé à vive allure avant de traverser une rue ou, moins dangereux mais tout aussi symptomatique de l’époque, au changement de logo du Klub. Adieu, donc, dessin mécanico-indus et teintes rouille, place à un lettrage plus sage en jaune et noir. Une façon discrète, mais affirmée, de signifier que la petite salle enterrée sous la rue Saint-Denis n’est plus monomaniaque des soirées goth, des rythmiques martiales de Nitzer Ebb et des feulements à la Christian Death. L’arrivée à la programmation de Renaud Duc, passé par les fameuses soirées House of Moda, n’est pas étrangère à ce changement de ligne. 

Time Out dit
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A la Folie
Bars

A la Folie

Sur le petit, mais tout équipé, dancefloor, on retrouve aux commandes une belle équipe de DJ’s résidents, jamais avares en pépites house et disco dès qu'il s'agit de faire suer les guincheurs. On y croise aussi régulièrement les meilleurs collectifs parisiens, et de nombreuses soirées LGBT+, comme la Mustang, y sont organisées dans une ambiance toujours “open minded”.  

Time Out dit
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4 sur 5 étoiles
Badaboum
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Badaboum

Ouvert depuis 2013, le lieu a vite su devenir un incontournable des nuits parisiennes avec sa programmation entre concerts de groupes de la scène indé et soirées clubbing. Question cadre, le dancefloor de 400 places en met plein les mirettes avec ce plafond tout en néon, ce nouveau DJ booth au sol – imaginé par le bureau d'architectes Nicolas Dorval-Bory – et un système-son de très haute qualité.  

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2 sur 5 étoiles
824 heures
Clubbing

824 heures

Au script de cette seconde saison du 824 heures, on retrouve de nouveau le trio d'orgas composé de Bonjour/Bonsoir, Sapin Blossom et du grandiose Camion Bazar. Quant aux règles, rien ne change : un décompte de 824 heures qui s’égrène au fil des soirées, une ouverture du mercredi au samedi, de 22h à 6h, et une entrée gratuite ! Oui oui, gratuite. Ultime détail, les photos seront encore et toujours interdites. Alors mes amis, pour découvrir ce nouveau 824 heures, pas le choix, faut y aller comme dirait ce bon vieux Faf Larage.

Time Out dit
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L'International
Musique

L'International

Plus d'une décennie après son ouverture, l'Inter est encore là et bien là, proposant toujours sa formule bar au rez-de-chaussée et concerts de rock et assimilés à petits prix (à partir de 5 €) tous les soirs, dans la salle de 250 places située au sous-sol. Ajoutez-y des soirées clubbing tous les week-ends – toujours au même prix – depuis 2017, une autorisation de nuit et une nouvelle équipe de programmateurs option défricheurs et vous comprendrez pourquoi la rue Moret ne désemplit pas.    

Time Out dit
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