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Les concerts à ne pas manquer en septembre

Pour soigner sa rentrée.

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Feu! Chatterton

Musique

Feu! Chatterton est un groupe que l'on ne connaît encore que pour deux chansons, “La Mort dans la pinède” et “La Malinche”. D'autres bribes du groupe sont disponibles sur internet, mais ces premiers titres nous subjuguent au point de, pour l'instant, ne pas chercher à en écouter d'autres. Entre Arun Tazieff, Noir Désir et un son à la Connan Mockasin, le groupe déroule une histoire intrigante au bord de la mer Méditerranée, comme si 'L'Inconnu du lac' avait été porté en musique. A l'instar de ce magnifique film d'Alain Guiraudie, la chanson est tendue et sombre, magnifiée par une voix entre Cantat et Vian. Rien que ça.

Lilly Wood & The Prick, Camp Claude

Musique

Après "Invincible Friends" et le tube qui l'a révélé "Down The Drain", le duo parisien Lilly Wood and The Prick embraye avec "The Fight", un deuxième album au spectre plus large, plus sophistiqué aussi : ballades atmosphériques, véritables pop songs, échappées exotiques ou disco.

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Hiatus Kaiyoté + Mulatu Astatke

Musique Musique du monde

Cela fait presqu’un an qu’on a découvert Hiatus Kaiyoté. Groupe de nu-soul australien qui s’est payé le luxe d’un potentiel tube avec Q-Tip. Si l’on devait ne retenir qu’un titre, ce serait incontestablement celui-ci : « Nakamarra », single imparable qui conclut un album globalement réjouissant : allons vite découvrir comment ce quartet sonne live. En seconde partie, on restera pour écouter le père de l’ethio-jazz, Mulatu Astatke : 70 ans au compteur et — presque — toujours aussi funky.

Nik Bartsch’s Ronin + Guillaume Perret & The Electric Epic

Musique Jazz

Minimaliste, ambiante, répétitive, électro-acoustique et foncièrement moderne. Les qualificatifs sont nombreux pour désigner la musique de Nik Bärtsch, à mi-chemin entre Steve Reich et une production électro contemporaine. Les compositions, qui durent rarement moins de dix minutes, s’étirent comme de longs crescendos avec un formidable travail sur le son. Les timbres sont multiples et originaux, la précision rythmique étonnante et la qualité du son live ahurissante. Un must à l’européenne, made in Switzerland. En seconde partie, Guillaume Perret, chouchou de la scène parisienne, viendra nous présenter le répertoire de son futur album. Encore plus dark et plus costaud, paraît-il.

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Archie Shepp « Swinging The Blues » feat. Joe Louis Walker & Amina Claudine Myers

Musique Jazz

Pionnier du free jazz à New York, musicien hyperactif et très politisé, Archie Shepp — parisien d’adoption — s’impose comme une légende vivante de l’histoire du jazz moderne. Le temps d’un soir pour Jazz à la Villette, Archie ²play the blues² aux côtés de la pianiste-chanteuse Amina Claudine Myers (associée à la scène free de Chicago) et du guitariste Joe Louis Walker. Comme pour toute ²star² vieillissante, les concerts d’Archie Shepp sont aléatoires : croisons les doigts pour cette soirée inédite, donc.

Spindrift + Thunderlips

Musique Rock et rock indé

Malgré son nom à jouer en première partie de Gojira, Spindrift fait partie de ces nombreux – et tous excellents – groupes psychédéliques dont les musiciens sont passés par la meilleur école du genre aux États-Unis, à savoir le Brian Jonestown Massacre. Tout d’abord créée en 1992, la formation originaire du Delaware ne trouvera sa voie qu’en 2001, après avoir intégré puis quitté le groupe d’Anton Newcombe, à qui ils doivent leur déménagement à Los Angeles. Proche du désert, le groupe s’inspirera de ce climat aride pour créer une musique inspirée par le baroque spaghetti d’Ennio Morricone et le blues sale de Johnny Walker ou de Jon Spencer. Si cette étrange combinaison sonne dans votre esprit comme la musique d’un film désertique et crépusculaire, sachez que votre imagination fonctionne parfaitement bien. Faite pour porter des scènes de duel au Colt Paterson à simple action, la musique du groupe ne manque pas une occasion de concrétiser sa vocation. Les Spindrift ont ainsi enregistré plusieurs projets cinématomusicaux, du film de série B ‘The Legend Of God’s Gun’ au documentaire ‘Ghost of the West’ pour lequel le groupe a effectuée une tournée musicale dans les dernières villes fantômes nord-américaines. Les amateurs du Black Rebel Motorcycle Club, des Black Crowes et du cinéaste gore Robert Rodriguez trouveront donc sans aucun doute leur compte lors du passage du groupe le 18 septembre au Batofar en compagnie de The Wise Dude's Revolver et de Thunderlips.

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Cosmic Dead + Les Tigres du Futur

Musique Rock et rock indé

Les Cosmic Dead portent bien leur nom. Tellement bien même, que tous ceux ne connaissant pas encore ce quinte originaire de Glasgow pourraient penser que derrière ces deux mots se cache un obscur film japonais de science-fiction datant des années cinquante. Ça tombe bien puisque c'est précisément le genre de vidéos dont le quintet écossais se sert pour illustrer sa musique. Se revendiquant fièrement d’Hawkwind, l’une des formations ayant amené le space-rock sur terre au début des années 1970, les Cosmic Dead possèdent à la fois une esthétique et un son qui pointent vers les étoiles tout tirant sur l’esprit nébuleux des productions du très ésotérique Joe Meek.Un brin moins poétique que le génial producteur anglais, la formation sonne tantôt comme une version garage du Spaceman 3, tantôt comme une version punk de l’album ‘I Hear a New World’ de Meek. Amateur de sons itératifs, les Cosmic Dead tissent des morceaux allant de 4 à 16 minutes dans la plus pure tradition d’un krautrock dont ils se revendiquent à l’image d’Etienne Jaumet, sans pour autant sonner comme des clones de CAN ou de Neu!. De passage sur Saint-Ouen le 17 septembre, ce groupe qui aime à jouer très fort se produira au Picolo en compagnie des Tigres du Futur (qui sonorisent quant à eux des films d'arts martiaux des années 1980) et Besoin Dead, pour une soirée qui devrait à elle seule justifier l’invention des Boules Quies. N’oubliez surtout pas les vôtres.

Tuxedomoon + Jessica 93

Musique Rock et rock indé

Dans le cadre de la sixième édition de l'Eldorado Music Festival, le Café de la Danse accueille Tuxedomoon et Jessica 93 le 20 septembre prochain. Né en 1977 au sein du laboratoire de musique électronique de l'université de San Francisco, les Américains de Tuxedomoon combinent des éléments de rock, de no-wave, de musique classique et minimaliste, de jazz, de funk, de tango ou de musiques orientalisantes. Friand de collaborations avec des artistes contemporains, ils reviennent sur les radars avec l'album "Pink Narcissus", leur propre version de la bande originale du film de James Bidgood, sorti en 1971. À leurs côtés, Jessica 93 (faut-il y voir une référence au "Alice" version 1993 des Sisters of Mercy ?), composé d'un seul et unique membre. Geoffroy Laporte a signé son premier LP en 2013, sombre et troublant, publié en association par trois labels de qualité : Teenage Menopause, Et Mon Cul C'est Du Tofu ? et le disquaire Music Fear Satan. Il y a du The Soft Moon chez Jessica 93, c'est-à-dire une guitare hypnotique et froide, parfaite pour les caves qui sentent la sueur.

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Psychic TV

Musique

Imaginez ce qu'aurait pu donner le groupe D.A.F en résidence à Manchester en 1990, ou Courtney Love nées quelques années plus tôt, dans une Allemagne que les musiques punk et électroniques commençaient à tutoyer au Dorian Gray, du côté de Francfort, et vous obtiendrez une image à peine dégrossie de Psychic TV. D'abord autoproclamé groupe vidéo faisant accessoirement de la musique post-punk, les très expérimentaux Londoniens se mettent progressivement à la techno et aux industrielles, abandonnant ainsi la pop pour produire une série d'albums live débridés à la parution mensuelle. Une folie qui résume parfaitement l'état excentrique et improvisé de la discographie des Psychic TV.Violente et étourdissante, la musique du groupe n'en oublie pour autant pas d'être poétique. En témoigne la forte attirance du génie P-Orridge pour le spoken-word, la culture hindoue et des instruments comme la clarinette ou le vibraphone, qu'il a brillamment incorporés à une musique aussi froide que l'Angleterre des années Thatcher. Ce sera donc pour nous éblouir de sa créativité que la reformation du groupe passera le 21 septembre à la Gaîté Lyrique, accessoirement accompagnée des Magik Markers, groupe de pop très marqué par Sonic Youth d'ailleurs produit par Lee Ranaldo. Avec de tels gages de qualité, impossible d'être déçu.

Fool's Gold

Musique Musique du monde

Si tout le monde ne connaît pas forcément le nom de Fool’s Gold, personne n’a oublié la mélodie tout simple de leur morceau “Surprise Hotel“, merveille d'afropop ayant inondé les ondes durant l'été 2009. Leur musique, Lewis Pesacov et Luke Top la ramènent de leurs voyages dans les disques de jazz et d'afrobeat érythréens et éthiopiens, ainsi que dans ceux de blues malien d’Ali et de Vieux Farka Touré. Également très influencée par la world music des eighties façon 'Graceland' de Paul Simon à l’instar des Vampire Weekend, les Fool’s Gold ne copient pas pour autant la formule gagnante du groupe d’Ezra Koenig comme leur CV pourrait le laisser penser. La formation vogue plutôt dans un courant tenant plus du groupe Little Joy de Rodrigo Amarante et des londoniens Fair Ohs tout en préservant une personnalité unique.Plutôt discret depuis ‘Leave No Trace’, deuxième album sorti en 2011 dont le titre a bien failli devenir prémonitoire, le groupe angelin ressort enfin la tête de l’eau cet automne pour une tournée qui marquera l’arrêt au Café de la Danse le 24 septembre. L’occasion de découvrir les morceaux de leur prochain album que l’on espère voir toujours tirer sur la même corde, ce Mi Aigu sur lequel Pesacov fait glisser ses riffs imparables. Parce que, finalement, il n’y a que les fous qui changent d’avis. Ou de genre musical.

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