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Critique
À quinze minutes de l'aéroport de Marrakech, campé au cœur de 231 hectares d'oliveraies avec l'Atlas en guise d'arrière-pays, le Fairmont Royal Palm tient du fief : 135 hébergements, un golf 18 trous, un personnel qui vous trimbale en voiturette d'un bout à l'autre du domaine. L'enclave est revendiquée sans vergogne et c'est précisément ce qui finit par vous avoir.
On pose les bagages et l'on reste coi. 86 m², accès direct aux jardins, moucharabiehs en bois, tapis berbères, mobilier sur mesure... La suite pose ses arguments sans barguigner. La salle de bain est démesurée, le dressing trop grand pour un week-end et la baignoire de celles dans lesquelles on s'avachit avec une satisfaction un peu coupable.
C'est à Al Aïn, le restaurant marocain, qu'on a élu domicile. La carte ne s'embarrasse pas de fioritures –tagine d'agneau braisé aux oignons et tomates caramélisées, couscous royal agneau-poulet-merguez – et c'est tant mieux. La cuisine est franche, l'endroit est beau, le service prévenant sans jamais virer au cérémonial. On y est retourné le lendemain sans l'ombre d'une hésitation. Le reste de l'offre gastronomique est copieux : table italienne chez Capricci, méditerranéenne à L'Olivier, fusion asiatique au bar, atmosphère plus débridée au Sabra. Le spa de 3 500 m² parachève le tableau.
De quoi ne jamais avoir à franchir les grilles. Et franchement, on n'en éprouve pas le moindre remords.
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