Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche

Musée de la Vie romantique

  • Musées
  • Saint-Georges
  • prix 0 sur 4
Musée de la Vie Romantique
Photograph: Musée de la Vie Romantique
Publicité

Time Out dit

Au fond d’une allée pavée, on découvre un hôtel particulier transformé en musée dont l’accès aux collections permanentes est gratuit. Il abrite surtout une vision, un climat : celui de l’époque romantique et de ses rêveries bourgeoises embuées de spleen et de néoclassicisme. L’ancienne demeure du peintre hollandais Ary Scheffer était, au XIXe siècle, le repaire de la société des arts et des lettres, au cœur du quartier foisonnant de la Nouvelle Athènes. Delacroix, Chopin et George Sand passaient des soirées à discuter autour du piano Pleyel, alors que Liszt et Dickens s’affalaient dans de profonds fauteuils Louis XVI, en attendant une fournée d’amuse-gueules.

Aujourd’hui, le musée exhale le parfum de cette époque fascinante. Ses collections rendent hommage à Scheffer, dont les toiles sont exposées à l’étage, et à George Sand, dont les souvenirs occupent le rez-de-chaussée. Pas sûr qu’une poignée de bijoux, d’aquarelles ou de médaillons lui ayant appartenu en disent bien long sur le personnage et les idées de l’écrivain – pas plus, d’ailleurs, qu’un moulage en plâtre de son bras droit. Mais qu’importe. La visite de ces jardins et de ces appartements éblouissants se laisse savourer par qui veut respirer un bon bol de romantisme ; tandis que des expositions temporaires viennent, à l’occasion, étoffer la programmation des lieux.

Infos

Adresse
Hôtel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal
Paris
75009
Transport
Métro : Pigalle ou Saint-Georges
Prix
Entrée libre, payant pour les expositions temporaires (entre 4 et 8€). Gratuit pour les - 14 ans, les personnes handicapées et leurs accompagnateurs, mutilés de guerre, habitants de la ville de Rome
Heures d'ouverture
Du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Vous êtes propriétaire de ce commerce ?
Connectez-vous et revendiquez le commerce

Programme

Héroïnes romantiques

  • 5 sur 5 étoiles

Le romantisme, ce n’est pas qu’une affaire de comédie avec Hugh Grant. C’est avant tout un mouvement culturel, artistique et littéraire qui a secoué le XIXe siècle avec, comme d’hab, des mecs aux commandes. Et pourtant, des femmes, il y en a : elles ne tiennent pas le pinceau mais titillent l’imaginaire des créateurs. Elles, ce sont Sapho, Ophélie, Juliette, Emma. Tantôt historiques, tantôt imaginaires, ces femmes font aujourd’hui l’objet d’une exposition dans l’ancienne baraque de George Sand, au nom lourd de sens : Héroïnes romantiques. Un sujet pas facile que les commissaires manœuvrent avec brio au travers d’un petit corpus de 80 œuvres duquel se dégage rapidement une problématique : pourquoi les héroïnes romantiques sont-elles toutes destinées à mourir tragiquement ? Que ce soit dans la peinture, la littérature ou les arts de la scène, c’est toujours la même histoire : une belle femme, un mec pas cool, une passion un peu trop brûlante et une mort franchement horrible. On est loin de Love Actually.  Les artistes romantiques, des drama queens ? C’est peu de le dire. Un goût pour la tragédie hérité de la mythologie et du théâtre qui les pousse même à revisiter l’histoire à leur convenance. Ainsi, Sapho, première poétesse à déclamer son amour pour une femme, se jette d’une falaise pour un homme sous le pinceau d’Antoine-Jean Gros. Une instrumentalisation de l’histoire féminine que traite, en parallèle de l’exposition, Julie Beauzac dans son podcast Vénus s’épilait-elle la ch

Publicité
Vous aimerez aussi