Cour d'honneur du Palais Galliera rénovée en 2013.
© Palais Galleria | Cour d'honneur du Palais Galliera rénovée en 2013.

Palais Galliera

Le musée de la Mode de la ville de Paris perpétue l’histoire du prêt-à-porter de luxe, du XVIIIe siècle à nos jours.
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Posté en face du Palais de Tokyo, le musée de la Mode de la ville de Paris perpétue méthodiquement l’histoire du prêt-à-porter de luxe, du XVIIIe siècle à nos jours. Après de longs travaux, Galliera a rouvert ses portes en septembre 2013, fort d'un lifting qui lui a permis de moderniser ses salles tout en revalorisant son style d'origine. Boiseries sombres, murs rouge pompéien… C'est reparti comme en 1895.

Sauf que, en plus d'un siècle, les collections se sont pour le moins étoffées : aux corps à baleines du XVIIIe et au corsage de Marie-Antoinette sont venus s'ajouter les garde-robes d’Elégantes de la Belle Epoque, le fourreau Givenchy porté par Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s ou la robe ananas de Jean-Paul Gaultier. Dernière mise à jour notoire en date : profitant d'un financement de la marque Chanel, le musée a ouvert à la visite en 2020 ses caves voûtées aménagées. Dans ces désormais galeries Gabrielle Chanel, le Palais Galliera démultiplie ses espaces pour ses expos temporaires, et – nouveauté – les pièces de sa collection permanente.

Infos

Adresse
10 avenue Pierre-Ier-de-Serbie
Paris
75016
Transport
Métro : Iéna ou Alma - Marceau
Prix
De 12 à 15 €
Heures d'ouverture
Tous les jours sauf le lundi et les jours fériés, de 10h à 18h / Nocturne le jeudi jusqu'à 21h
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Programme

Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle

5 sur 5 étoiles
Avant d’entrer dans l’exposition “Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle” au Palais Galliera, on associe facilement la mode féminine de cette époque à une garde-robe ultra-féminine. L’exposition prend pourtant le contre-pied de cette idée reçue en s’intéressant aux appropriations du vestiaire masculin par les femmes, “un manque important dans l’histoire de la mode” que le musée de la Mode de Paris souhaitait combler avec cette exposition, présentée jusqu’au 14 février 2027. Au fil de la visite, on comprend que ces appropriations se multiplient dès la fin du XVIIIe siècle, en parallèle d’une histoire plus conventionnelle du costume qui brille ici presque par son absence, au profit de ce récit alternatif. Cette pratique est aujourd’hui si courante qu’on oublierait presque ce qu’elle avait de dissident à l’époque. L’exposition s’emploie justement à le rappeler, dès l’entrée, à travers des caricatures de presse assorties des premières silhouettes. Elle place aussi le parcours sous le signe d’une quête de liberté, ne serait-ce que de mouvement, avec l’adoption de tenues confectionnées par des tailleurs – les seuls vêtements que des hommes fabriquent alors pour des femmes – pour monter à cheval puis faire du vélo. Dans une scénographie labyrinthique qui ne perd jamais le visiteur, dont l’attention est renouvelée grâce à une grande variété d’entrées thématiques, le parcours chronologique permet de suivre l’évolution des vêtements à travers de nombreuses pièces...
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