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Le tatouage à Paris

Tour d’horizon d’un art en pleine effervescence

 (Bencimon Claude)
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Bencimon Claude

Mondial du tatouage 2013 / © Claude Bencimon

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Maurizio di Iorio / © Ilaria Pozzi pour le livre 'Forever The new tatoo' de Robert Klanten et Floyd Schulze, éditions Gestalten.

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Alex Iumsa / Encre mécanique

 (© Céline Astorg)
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© Céline Astorg

Tin-Tin tatouages / © Céline Astorg

 (© Bleu Noir)
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© Bleu Noir
 (© Hand in Glove)
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© Hand in Glove

Tatouage par Fabrice / Hand in Glove

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Tatouage par Yom  / Mystery Tattoo Club

 (© Abraxas)
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© Abraxas

Tatouage par Loïc / Abraxas

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Alex Iumsa / Encre mécanique 

Née il y a des millénaires, la pratique du tatouage n'a cessé de se démocratiser au sein des populations, notamment en France. Importé en Europe à la fin du XVIIIe siècle à la faveur des grandes explorations maritimes, le tatouage a rapidement été considéré comme une pratique de mauvais garçons. En effet, au départ pratiqué par les marins et les soldats, il glisse rapidement au début du XIXe siècle sur la peau des prisonniers, tous unis par l'ennui de la vie en réclusion. Dès lors, et pour de nombreuses décennies à suivre, le tatouage est synonyme d'exclusion sociale.
Et puis, peu à peu à partir des années 1990, le tatouage se dissocie de sa mauvaise image pour devenir un réel phénomène de mode : adieu majestueux voiliers tatoués sur le torse, bonjour tribal et autres dauphins incrustés dans le creux des reins.

Fort heureusement, dans les années 2000, le tatouage se refait une réputation. Grâce à de nombreux artistes-tatoueurs très talentueux, il s'empare d'une image plus noble, allant jusqu'à être considéré par la majorité comme une forme d'art. En France donc, mais également dans de nombreux pays occidentaux, le tatouage est passé d'un synonyme d'exclusion sociale au statut d'art à part entière, et il suffit d'observer notre cher pays à la loupe pour le comprendre.

Tout d'abord, les Français sont de plus en plus friands d'encre. Autrefois réservé aux bad boys donc, le tattoo est aujourd'hui devenu l'apanage de tous, y compris des femmes qui sont de plus en plus nombreuses à passer sous le dermographe. Selon une étude de l'Ifop, un Français sur dix serait aujourd'hui tatoué, et un jeune sur cinq âgé de 25 à 34 ans déclare avoir un tatouage.

Autre phénomène qui confirme cette idée : la popularité des tatoueurs sur Instagram notamment. Ces derniers sont parfois autant voire plus suivis que certains de nos groupes de musique favoris : le Londonien Liam Sparkes compte actuellement 13 000 abonnés, 15 000 pour Alix Ge qui tatoue dans le célèbre salon parisien de Tin-Tin. Quant à Mike Adams, il cumule quelque 32 000 abonnés.

Enfin, les évènements dédiés au tatouage fleurissent un peu partout dans l'Hexagone, qu'il s'agisse de conventions, de festivals ou d'expositions. Le plus gros événement de l'année 2015 ? Le Mondial du tatouage, une convention présidée par le tatoueur Tin-Tin, qui réunira les meilleurs artistes tatoueurs du monde du 6 au 8 mars dans la Grande Halle de la Villette. Pour acheter son billet d'entrée, c'est par ici.

En attendant de pouvoir assister à cet événement incontournable pour tous les aficionados du tattoo, petite visite des salons de la capitale qui nous ont tapé dans l'œil :

Commentaires

3 comments
Chloé L
Chloé L

Bleu Noir est une vraie perle ! Des artistes très talentueux avec un savoir faire et une finesse de trait ! ou quand le tatouage est un vrai ART !

Clotilde G
Clotilde G

Je lance l'opération "exhibe ton tattoo", qui me suis ? ;)