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12 idées pour éviter la Coupe du monde

Ah bon, vous n'aimez pas le foot ?

Et voilà, pendant un mois vous allez croiser des débilous en maillot du Brésil, subir les statuts Facebook de commentateurs sportifs du dimanche, entendre des gens beugler au moindre corner. Non, vous n'aimez pas le foot. 1998 pour vous ce n'est pas 3-0, mais la sortie de 'Titanic' au cinéma. Ce n'est pas parce que vous n'avez pas une âme de carioca qu'il faut rester enfermé chez vous : voici quelques idées pour survivre jusqu'au 13 juillet.

Regarder l'heure tourner avec The Clock

Monumentale, ludique et ingénieuse, bourrée de références et de citations tous azimuts, 'The Clock' (2010) s'affirme indubitablement comme une œuvre unique en son genre, pour laquelle le Californien Christian Marclay (né en 1955 et ayant débuté comme musicien et DJ dans les années 70) transpose en vidéo les méthodes du sampling. Constitué de milliers d'extraits de films célèbres ou méconnus, son collage vidéo s'apparente ainsi à une horloge géante. Pendant 24 heures, les images projetées donnent en effet l'heure exacte, chaque séquence utilisée comprenant une indication horaire, synchronisée avec la temporalité, réelle, de projection de l'œuvre. Unifiant avec humour et poésie des éléments filmiques hétéroclites, cette installation constitue en outre, sur la durée, une expérience hypnotique, dont la fragmentation parvient à créer une forme inédite de suspense citationnel. Véritable prouesse en termes de montage et de sélection d'images, 'The Clock' a été - et reste - internationalement acclamé pour son originalité et son ingéniosité, notamment saluées par un Lion d'or du meilleur artiste, décerné à son auteur à la Berlinale de 2011. Entre memento mori postmoderne et anthologie du 7e art, 'The Clock' apparaît déjà comme l'une des œuvres les plus mémorables des années 2010... Courez-y donc ! Vous ne perdrez pas votre temps...> Du 17 mai au 2 juillet 2014, 'The Clock' est diffusé au Centre Pompidou tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h. > Les 17 mai, 21 juin et 2 juillet, tr

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Observer Paris s'endormir sur un rooftop

En matière de rooftops, Paris n'est pas la plus perchée des capitales. Certes. Pourtant nous aussi, on aimerait, comme à Berlin, à Londres, à New York ou à Chicago, pouvoir grimper sur la tête de nos minuscules gratte-ciels, faire la fête, manger, boire un verre, nager, mater un film avec la voûte céleste pour seul plafond. Malheureusement, les altitudes parisiennes ne sont encore que très peu exploitées, et quand elles le sont, leurs accès se monnayent généralement à prix d'or. Logique, puisqu'elles sont essentiellement occupées par des hôtels et des restaurants de luxe.Mais quelques exceptions, plus démocratiques, viennent confirmer la règle. On pourrait même y voir une tendance. Certains crieront alors à la boboïsation, voire à la brooklynisation de la capitale. Mais franchement, s'il devient de plus en plus facile de toucher les étoiles le temps d'un verre, d'une fête ou d'une respiration, qui aura envie de se plaindre ? Voici quelques options sympas et pas hors de prix pour prendre un peu de hauteur. + de bars : Happy hours A la bonne heure ! Guide des bons plans pour prendre l'apéro à moitié prix, parce que quand c'est moins cher c'est forcément meilleur Oberkampf - Saint-Maur Le Cri du glaçon De 17h30 à 20h30. Tendez l'oreille... vous l'entendez ? Le cri du glaçon bien sûr ! On aime bien entendre craquer la glace dans son verre quand il fait bien chaud. En attendant l'été, vous pouvez faire un tour dans ce nouveau bar ouvert il y a quelques semaines dans la rue Jean-Pi

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Par Lucile Roger Durieux

Faire le tour de tous les musées de Paris

On nous répète toujours que Paris est une ville d'art et de culture, une ville musée, LA ville musée, mais on oublie parfois à quel point c'est vrai. Si la capitale n'est plus toujours à la pointe en matière de jeune création et de marché artistique (enfin, il paraît), côté conservation, patrimoine, organisation muséale, anciennes demeures d'artistes (et recel, hum pardon, « emprunt » de momies), Paris reste la reine des grandes métropoles historiques qui ont su conserver une trace de leur histoire. Et aussi un peu de celle des autres. Aujourd'hui, plus de cent musées (soutenus de près ou de loin par l'Etat pour la plupart) témoignent de cette obstination pour le catalogage, la vulgarisation et le partage de l'héritage collectif - pour la muséification accélérée de la chose fraîche et la congélation à long terme de la chose passée. Et pourtant nous sommes toujours plus nombreux à nous précipiter aux portes du Louvre, du Grand Palais, du Centre Pompidou ou du musée d'Orsay ; beaucoup moins à nous aventurer vers des institutions plus intimistes, plus obscures - plus audacieuses aussi parfois. En occultant toute considération de notoriété, de popularité ou de taille, nous avons voulu nous pencher sur cette offre culturelle colossale. En mettant les petits plats dans les grands, et vice-versa. Art moderne et art contemporain Centre Pompidou Difficile d’imaginer Paris sans le mastodonte qui trône en son centre, exhibant son système respiratoire boursouflé, ses canalisations béant

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Rattraper son retard cinématographique

Les meilleurs films de 2014 Nymphomaniac : volume 1 En découvrant ‘Nymphomaniac’, le premier truc qu’on se dit, c’est que Von Trier est vraiment un type intelligent. Aguichant le badaud avec ses affiches salaces, un titre qui sent le soufre (et pas que) et des rumeurs de tournage orgiaque, le Danois prend en fait un malin plaisir à détourner les attentes du public : livrant de son film un premier volet intimiste, minimal, sobre et distancié. Ceux qui s’attendaient à se retrouver devant du porno hardcore se retrouveront donc vite la queue entre les jambes. Ok, on arrête là les blagues moisies. A la base du film, un face-à-face : celui de Joe (Charlotte Gainsbourg – qu’on aurait... Lire la suite Nymphomaniac : volume 2 Donnez-lui un ange, il en fera un démon. Avec ce deuxième volume de ‘Nymphomaniac’, von Trier poursuit son entreprise de subversion et d’inversion des valeurs, dans une lecture antichrétienne – ou profondément christique, c’est selon – des comportements humains. Si le premier volet, étonnamment drôle, apportait une once de légèreté à l’œuvre du réalisateur danois, ce deuxième se montre bien plus froid et cruel, dans la droite lignée d’‘Antichrist’ et ‘Melancholia’. Fini l’âge tendre, la découverte par Joe de sa nymphomanie et la consommation massive mais plutôt joyeuse de chair masculine. Lire la suite L'amour est un crime parfait Etrange, sombre, parfois fascinant, le dernier film des frères Larrieu est parcouru de détours et d’énigmes, de chausse-trappes qui le

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Pique-niquer devant une toile

Du 23 juillet au 24 août 2014, le festival Cinéma en plein air est de retour sur les pelouses de la Villette, à deux pas de la Grande Halle, toujours avec une programmation alléchante (et gratuite !) alternant entre monuments éclectiques du septième art (Kubrick, Rohmer, Pialat, Waters, De Palma...) et grands films récents – parmi lesquels on retrouve Gus Van Sant, Michel Gondry, Noémie Lvovsky ou les très jolis 'L'Eté de Giacomo' ou '17 Filles'. Un rendez-vous incontournable de l'été citadin, à la tombée de la nuit ! Pensez quand même à emporter un tire-bouchon, on ne sait jamais... Entrée librePrairie du triangle (Métro : Porte de Pantin) Les 100 meilleurs films français Les 50 meilleurs films d'horreur Les 50 meilleurs films romantiques Les meilleurs films de 2013 Les 20 meilleurs films de 2013 A venir • La Vie d'Adèle Magnifique, 'La Vie d'Adèle' se pose comme une évidence, à l'image de certains films d'Eustache, de Renoir, d'un réalisme époustouflant mais dans le monde d'aujourd'hui. Plongée dans ce film-fleuve de trois heures – qui passent comme une lettre à la poste –, Adèle (Adèle Exarchopoulos, inconnue éblouissante) traverse l'adolescence. Lycéenne curieuse, elle lit Marivaux et s'initie à l'amour. D'abord avec un lycéen gentiment banal, puis avec Emma, une étudiante des Beaux-Arts aux cheveux bleus (Léa Seydoux, magnétique et animale), avec laquelle elle vivra une passion complice et sensuellement intense. Lire la suite Camille Claudel 1915 Disons-le tout de su

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