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Les meilleurs films de 2014

Le bilan de l'année 2014 en 20 films

Under the Skin (de Jonathan Glazer)
1/20
de Jonathan Glazer
Saint Laurent (de Bertrand Bonello)
2/20
de Bertrand Bonello
Nymphomaniac, vol. 1 (de Lars von Trier)
3/20
de Lars von Trier
Mange tes morts (de Jean-Charles Hue)
4/20
de Jean-Charles Hue
Mister Babadook (de Jennifer Kent)
5/20
de Jennifer Kent
Only lovers left alive (de Jim Jarmusch)
6/20
de Jim Jarmusch
Deux jours, une nuit (des frères Dardenne)
7/20
des frères Dardenne
Sunhi (de Hong Sang-soo)
8/20
de Hong Sang-soo

Lire la critique de 'Sunhi' - Meilleurs films 2014

The Tribe (de Myroslav Slaboshpytskiy)
9/20
de Myroslav Slaboshpytskiy

Lire la critique de 'The Tribe' - Meilleurs films 2014

Interstellar (de Christopher Nolan)
10/20
de Christopher Nolan

Lire la critique d''Interstellar' - Meilleurs films 2014

Adieu au langage (de Jean-Luc Godard)
11/20
de Jean-Luc Godard
Dallas Buyers Club (de Jean-Marc Vallée)
12/20
de Jean-Marc Vallée
L'Enlèvement de Michel... (... Houellebecq, de Guillaume Nicloux)
13/20
... Houellebecq, de Guillaume Nicloux
Métabolisme (de Corneliu Porumboiu)
14/20
de Corneliu Porumboiu

Lire la critique de 'Métabolisme' - Meilleurs films 2014

Timbuktu (d'Abderrahmane Sissako)
15/20
d'Abderrahmane Sissako

Lire la critique de 'Timbuktu' - Meilleurs films 2014

La Frappe (de Yoon Sung-hyun)
16/20
de Yoon Sung-hyun

Lire la critique de 'La Frappe' - Meilleurs films 2014

Wrong Cops (de Quentin Dupieux)
17/20
de Quentin Dupieux

Lire la critique de 'Wrong Cops' - Meilleurs films 2014

Winter Sleep (de Nuri Bilge Ceylan)
18/20
de Nuri Bilge Ceylan

Lire la critique de 'Winter Sleep' - Meilleurs films 2014

National Gallery (de Frederick Wiseman)
19/20
de Frederick Wiseman
Her (de Spike Jonze)
20/20
de Spike Jonze

Lire la critique de 'Her' - Meilleurs films 2014

En marge de nos collections de films français, de films d'amourd'horreur ou de science-fiction, découvrez ici notre bilan des 20 meilleurs films de l'année 2014 selon nos critiques.

Les 20 meilleurs films de 2014

1

Interstellar

Inutile de tourner autour du pot, ‘Interstellar’ est bien ce qu’il paraît être : un film qui vous en met plein la gueule – mais avec une certaine classe – pendant près de trois heures. D’ailleurs, si vous vous souvenez du délire visuel intergalactico-psychédélique à la fin de ‘2001, l’Odyssée de l’espace’, sachez que Christopher Nolan s’en souvient fort bien lui aussi. Bref, ‘Interstellar’ a le mérite de rester un film de SF assez old school d’un point de vue formel (refus de la 3D et des fonds verts, abondance de décors naturels…) : du grand spectacle à l’ancienne, comme on n’en voit finalement qu’assez rarement. Niveau scénario... Lire la suite

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2

Under the Skin

« Fantastique », le film de Jonathan Glazer l’est dans tous les sens du terme. D’abord parce qu’il mêle les genres avec brio : sous couvert de science-fiction, ‘Under the Skin’ en appelle ainsi tour à tour au road movie, au thriller, au survival, avec de jolis détours par l’érotisme et l’horreur onirique, le tout avec une cohérence, à la fois visuelle et narrative, absolument magistrale. Basé sur le roman homonyme de Michel Faber publié en 2000, le long métrage de Glazer en réduit subtilement le propos à l’essentiel : une mystérieuse femme – mais est-elle seulement humaine ? – séduit des hommes à travers... Lire la suite

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3

Saint Laurent

Lire aussi notre interview de Bertrand Bonello. En général, le biopic (ce fameux biographical picture qu’on pourrait souvent traduire par « hagiographie du pauvre ») est un genre à fuir. Lourdaud, pléonastique, parfois mystificateur. Heureusement, quelques contre-exemples, rares (‘Last Days’ de Gus Van Sant, ‘Napoléon’ d’Abel Gance, ‘Camille Claudel 1915’ de Bruno Dumont…), ont su avoir le mérite de se concentrer sur une période restreinte, ou un aspect unique, symbolique, de leur principal protagoniste. Ainsi, en se concentrant sur une décennie culturellement mythique (1967-1976), le ‘Saint Laurent’ de... Lire la suite

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4

Adieu au langage

A travers son titre comme à travers les idées qu’il lance à la cantonade, ‘Adieu au langage’ ressemble à une révérence, à une ultime pirouette de Jean-Luc Godard. Et disons-le tout de suite : ce qu’on peut trouver dans cette courte missive d'à peine une heure dix est tout simplement incroyable. D'abord d'un point de vue formel, où Godard paraît inventer une inédite 3D d'auteur, d’une ironie souvent rageuse, jouant avec les nerfs optiques, les perceptions et le psychisme de ses spectateurs. D'autre part, le propos même du film, tour à tour philosophique, funéraire, comique, anarchiste ou scato, ne ressemble en rien à... Lire la suite

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5

Métabolisme (ou quand le soir tombe sur Bucarest)

Ce n’est plus un secret : depuis le milieu des années 2000, le cinéma roumain a clairement su émerger comme l’un des plus intéressants et vivants d’Europe, grâce à des réalisateurs comme Cristi Puiu (‘La Mort de Dante Lazarescu’), Cristian Mungiu (‘4 mois, 3 semaines, 2 jours’, ‘Au-delà des collines’), et surtout Corneliu Porumboiu, pour lequel on a vraiment un petit faible depuis son précédent film, le minimaliste et malin ‘Policier : adjectif’ (2009). Pour ce nouveau long métrage tout en plans-séquences (sa marque de fabrique), Porumboiu... Lire la suite

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6

Winter Sleep

Après 'Il était une fois en Anatolie' en 2011, le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan revient avec 'Winter Sleep', dernière Palme d'Or à Cannes et subtil monument de vertige psychologique, qui en appelle à Tchekhov et Bergman. Un métrage long de plus de trois heures au beau milieu des montagnes turques et autour d'un personnage en crise : voilà qui a l'air a priori moins affriolant qu’'Under the Skin'. D'autant que la sortie en plein mois d’août d’un film aussi hivernal ne lui rend pas nécessairement justice. N’empêche, 'Winter Sleep' s’avance comme un chef-d’œuvre tranquille. Magistral, sans ostentation. Lire la suite

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7

Nymphomaniac : volume 1

En découvrant ‘Nymphomaniac’, le premier truc qu’on se dit, c’est que Von Trier est vraiment un type intelligent. Aguichant le badaud avec ses affiches salaces, un titre qui sent le soufre (et pas que) et des rumeurs de tournage orgiaque, le Danois prend en fait un malin plaisir à détourner les attentes du public : livrant de son film un premier volet intimiste, minimal, sobre et distancié. Ceux qui s’attendaient à se retrouver devant du porno hardcore se retrouveront donc vite la queue entre les jambes. Ok, on arrête là les blagues moisies. A la base du film, un face-à-face : celui de Joe (Charlotte Gainsbourg – qu’on aurait... Lire la suite

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8

Mange tes morts

Entre fable initiatique, polar à la sauce Pieds Nickelés et docu-fiction chez les Manouches, ‘Mange tes morts’ réussit à slalomer avec une cohérence inattendue et un ton d’une drôlerie inédite, en marge d’une tension dramatique qui pourrait évoquer celle d’un ‘Ocean’s Eleven’ en mode gitan. Chez les Yéniches, communauté tsigane du nord de la France, l’horizon paraît violemment bouché. Deux seules possibilités s’offrent ainsi au jeune Jason Dorkel (Jason François), tout juste 18 ans : la religion ou la délinquance. Mais alors que celui-ci s’apprête à célébrer son baptême chrétien, son demi-frère, Fred... Lire la suite

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9

Mister Babadook

Il existe manifestement deux types de films de genre. Au moins. D’une part, ceux qui relèvent directement du cinéma d’exploitation (blaxploitation, chambara, giallo, slasher…), et se contentent en général de jouer sur des codes génériques pour le pur plaisir de la manipulation de symboles. Ce qui peut être chouette. Et d’autres films, qui choisissent également d’adopter un genre spécifique, mais pour mieux le transgresser, le vampiriser, et exprimer une singularité, une vision intime ou sociale, derrière son apparente superficialité industrielle. D’un côté, si l'on veut, Tarantino. De l’autre, Hitchcock. Or, pour... Lire la suite

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10

The Tribe

Un premier long métrage ukrainien sans concession, multi-primé à la Semaine de la Critique à Cannes, tourné dans un établissement pour sourds-muets et en langue des signes : l’un des films-chocs de la rentrée. Myroslav Slaboshpytskiy a un nom imprononçable. Ça tombe bien : pas un mot n’est échangé dans son ambitieux The Tribe, où l’on s’exprime exclusivement par signes. Plongée en eaux troubles au sein d’un internat pour jeunes sourds, où un groupe de garçons brutaux gère trafics de drogue et réseaux de prostitution, son film ressemble à un mix cruel entre les univers d’un Larry Clark (Kids) et... Lire la suite

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11

L'Enlèvement de Michel Houellebecq

Devenir un personnage de fiction. C'est la dernière consécration qui manquait à Michel Houellebecq pour devenir une véritable icône pop à la française. A l'écran du moins, car l'auteur s'est déjà mis en scène dans son roman 'La Carte et le Territoire', prix Goncourt 2010 dans lequel il prend un malin plaisir à s'inventer une fin horriblement gore. Pour Arte, c'est le cinéaste Guillaume Nicloux qui s'amuse à imaginer ce qu'aurait pu être l'enlèvement de l'écrivain, à partir d'une rumeur de 2011 qui, pendant une semaine, fit croire à un kidnapping de... Lire la suite

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12

Only Lovers Left Alive

Le charme essentiel des films de genre, c’est qu’on y met ce qu’on veut. Aussi Jim Jarmusch vampirise-t-il ici le film de vampire (amusant cannibalisme), dont il reprend les codes dans une décontraction totale, pour explorer la part la plus romantique du mythe. 'Only Lovers Left Alive' se résume en une idée simple, mais assez suggestive pour le faire tenir. A savoir : immortel, le vampire constitue la figure ultime du nostalgique, contraint de voir ses repères vaciller devant une société qui lui échappe, dont il ne parvient à appréhender une évolution qui lui paraît absurde. Or, cette intuition, qui participait déjà beaucoup de... Lire la suite

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13

National Gallery

Souvent présenté comme le documentariste des institutions américaines (hôpital, police, université récemment), Frederick Wiseman se tourne régulièrement, depuis quelques années, vers l’Europe. En témoignent ses films ‘La Comédie-Française’ (1996), ‘La Danse, le ballet de l’Opéra de Paris’ (2009), ‘Crazy Horse’ (2011),  ou encore son dernier ‘National Gallery’. Pour la première fois de sa carrière, le réalisateur pousse donc les portes d’un musée, et non des moindres : avec ses 2 400 tableaux signés par les plus grands artistes du XIIIe au XIXe siècle, la collection londonienne demeure l’une des... Lire la suite

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14

Sunhi

Voir le nouveau film de Hong Sang-soo, 'Sunhi', c’est faire l’expérience d’une impression de déjà-vu dans toute sa splendeur. Parce que les films du réalisateur sud-coréen font non seulement référence à son œuvre antérieure, mais ils ne cessent également de renvoyer à eux-mêmes à travers des dialogues, des situations, de la musique diégétique (qui fait partie de l’action du film et que les personnages entendent), qui se ressemblent et se répètent à l’envi. Semblable à cette sensation de déjà-vu, dont on ne sait pas si elle s’ancre dans la réalité ou si c’est notre cerveau qui nous joue des tours, 'Sunhi' voit ses personnages... Lire la suite

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15

Wrong Cops

Cinquième long métrage de Quentin Dupieux, certainement son plus abouti, le délirant ‘Wrong Cops’ combine esthétique 70’s, cynisme provocateur et trivialité absurde. Le tout donne naissance à un objet filmique non identifié d’une méchanceté irrésistible. Depuis ‘Steak’ (2007) et ‘Rubber’ (2010), les amateurs d’humour absurde ont appris à connaître Quentin Dupieux, cinéaste singulier et producteur de musique électronique (délicieusement régressive) sous le pseudonyme de Mr. Oizo. Ses aficionados vont pouvoir se réjouir, car ‘Wrong Cops’ s’affirme comme son film le plus agressivement drôle... Lire la suite

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16

Deux jours, une nuit

Les longs métrages des frères Dardenne se suivent, et se ressemblent assez. Le point positif : le ton qu’ils développent de film en film parvient à rester juste, pertinent, avec une vision souvent puissante – à mesure, en fait, qu’elle paraît désespérée. Nouvelle fable sociale du duo, ‘Deux jours, une nuit’ bénéficie d’un thème simple et efficace : Sandra (Marion Cotillard) dispose d’un week-end – d’où le titre du film – pour convaincre ses collègues de renoncer à la prime de mille euros qui leur a été octroyée, afin qu’elle puisse conserver son travail. Aussi le film joue-t-il essentiellement sur la répétition et, assez naturellement... Lire la suite

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17

La Frappe

Les amitiés adolescentes contiennent presque toutes une dose de sadomasochisme, une tension latente, qui peut faire basculer l’équilibre précaire des sentiments. C’est le cœur de ce noyau atomique instable qu’étudie le cinéaste sud-coréen Yoon Sung-hyun dans son premier film, ‘La Frappe’, réalisé à la fin de ses études avec un budget ridicule. Il faut croire que la frugalité de moyens n’a pas trop gêné le réalisateur, qui réussit là une entrée fracassante dans le monde du cinéma. Présenté un peu vite comme un polar, le film tourne en effet autour d’un drame dévoilé dès le début : trois lycéens, Ki-tae, Dong-yoon et Becky... Lire la suite

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18

Timbuktu

Gagnez des places pour 'Timbuktu' en participant à notre jeu-concours Malgré la complexité et la contemporanéité de son thème politique (l’occupation de la ville de Tombouctou par des troupes de mercenaires djihadistes), Abderrahmane Sissako parvient à trouver un ton inattendu et étonnamment équilibré, à la fois gracile et profond. Avec humour et délicatesse, c’est en effet par l’absurde que le cinéaste mauritanien traite la violence quotidienne du régime de terreur instauré par les extrémistes religieux. Absurdité des règles imposées, où musique ou football se voient interdits, où les femmes se retrouvent à devoir... Lire la suite

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19

Dallas Buyers Club

C’est le monde à l’envers. Alors que des films comme '40 ans : mode d’emploi' se permettent de durer 2h15 et que le sens du mot « montage » semble être tombé dans l’oubli, c’est 'Dallas Buyers Club', l’histoire très hollywoodienne et pourtant vraie d’un cowboy homophobe devenu militant LGBT (sic), qui paradoxalement frappe par sa sobriété. Loin du tire-larmes sirupeux qu’il aurait facilement pu devenir, 'DBC', tourné en une vingtaine de jours caméra à l’épaule, fait preuve d’une surprenante pudeur. Le film décrit la trajectoire d’un homme ignorant et intolérant qui, diagnostiqué séropositif en 1986... Lire la suite

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20

Her

‘Her’, le dernier long métrage de Spike Jonze (en salles le 19 mars 2014) est tout simplement phénoménal. C’est sans doute le premier film de science-fiction dont l’univers futuriste sert uniquement de contexte à l’histoire – une comédie romantique entre un homme et un système informatique. Ni utopique, ni dystopique, le monde qu’il crée est plutôt une version sensiblement améliorée de celui que nous connaissons : tout y semble plus pratique, plus confortable, plus accessible (les claviers n’existent plus, les jeux vidéo sont en 3D et les pantalons se portent larges et au dessus du nombril). Encore plus... Lire la suite

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