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Critique
Coup dur pour le Paris séfarade ! L’automne 2025 aura vu la fermeture de Bob de Tunis et le changement de propriétaires de la Boule Rouge, l’ancien QG d’Enrico Macias. Cette dernière adresse a rejoint la petite flottille d’Émile Bonnin et Hugo Audoire déjà à la barre de Tempête et de Kamo. La déco a gagné en glamour avec vieilles boiseries, tables parées de bougies et de nappe amidonnée et service encravaté. Une ambiance crépusculaire, mi-chic mi-claque, profilée pour un date entre planners strat.
Le chef Simon Andraca (ex-Deviant) envoie des tapas sous influences aux sauces particulièrement travaillées : duo de brochettes de cœurs de canard sur une sapide réduction de vin rouge ; sériole crue, shiso et mandarine satsuma sur un électrique et graphique duo gochujang et huile verte ; mille-feuille de pomme de terre et sauce au poivre ; oubliable grilled cheese au comté et truffe. Si vous avez touché votre 13e mois vous pouvez vous aventurer sur les plats : carré d’agneau (quatre côtelettes) au barbecue et céleri (55 €) ; petite entrecôte de bœuf, girolles et beignets d’oignons à 45 €.
Car si on n’a rien à dire sur les goûts précis et les assaisonnements réussis, une boule nous serre la gorge quand il s’agit de payer : aucune assiette à moins de 14 € pour des portions franchement chiches (« à partager »), ça fait un peu mal. Sans compter les vins pas donnés, tirés d’une belle carte nature : loire de Robinot (90 €), Hahnenberg du domaine Achillée (90 €), Gaillac de Plageoles (60 €)… C’est certain, avec une addition légèrement moins salée, cette Boule Rouge serait à mettre sous le sapin.
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