[category]
[title]

Critique
Habanero, chipotle, jalapeño, chile de arbol… Ce ne sont pas les featurings du dernier album de Peso Pluma mais des piments importés du Mexique parmi la douzaine de variétés que José Oviedo (passé par El Nopal) dégaine dans sa néo-taqueria. Un arsenal de capsicum planqué derrière le comptoir de l’ancien Mokoloco désormais aztéquisé en Locomal, du nom du “comal”, cette plancha précolombienne en terre cuite où l’on cuit les tortillas dans le centre-sud du pays de Pancho Villa.
A l’heure du goûter ou de l'apéro (17h-19h), on peut déjà s’envoyer derrière la cartouchière une tostada croustillante peuplée de mole, de poulpe, d’avocat et coiffée d’une tranche de plantureuse tomate (14€), un gros calibre de taco de maïs garni de boeuf grillé, de fromage, d’oignon, de coriandre et de pommes paille, bon à s’en sucer les coudes (9 €) et un trio de sauces maisons plus ou moins incandescentes à dipper de totopos, ces chips de maïs triangulaires (10 €). A l’heure du dîner (après 19h), le menu s’étoffe de plats servis à l’assiette : aguachile, sorte de ceviche mexicain, ici de maquereau sublimé de trois piments (17 €) ou un mole rouge au poisson (27 €), cette sauce dense et épicée aux mille variations régionales qui fait l’objet de recherches anthropologico-culinaires par le chef. Et en dessert, on reviendra pour goûter le “pan de elote”, un corn cake aux fruits rouges et à la chantilly.
Para beber ? Des vinos naturales (10,50 € le verre quand même…), une michelada (8,50 €) ou quelques mezcals (dès 12€). A l’heure de la latino-américanisation de Paris, les tacos courent les rues de la capitale aussi sûrement que ceux estampillés G7 !
Discover Time Out original video