[category]
[title]

Critique
Après Gemüse, qui tient le cap du kebap à la berlinoise dans le 18e depuis 2018, Noé Lazare se lève et marche vers le 19e avec Mersin. Une drôle de salle toute en longueur et à double entrée - pratique pour échapper à une filature -, plafond en aggloméré et sol en casson postée en face de la halle Secrétan, qui pousse plus loin l'exploration de la cuisine turque.
Derrière le comptoir carrelé, on découvre en effet une nouveauté à côté de la broche rasée de près par le kebabier : un grand poêlon format sombrero dans lequel mijotent des morceaux de bœuf épicé. Ils sont glissés avec de l'oignon au sumac et de la tomate dans un pain lavash, mouillé au jus de viande pour devenir un tantuni. Cette spécialité de la street food anatolienne, inventée dans la ville de Mersin (tout s'explique), s'avère un délice hyper juteux et parfumé, avec plus de mâche que dans un kebab.
Que les amoureux de la broche se rassurent : on retrouve aussi le kebab en qualité Gemüse, un sandwich au mix de veau et de dinde bien grillé, très frais, presque bucolique grâce au mélange herbeux d'aneth et de menthe, d'oignons et de chou mariné. À noter qu'il se décline en trois versions végé (aux légumes, au halloumi ou au çiğ köfte). On l'avale avec de convaincantes frites maison aux épices et morceaux de carottes. Pour l'hydratation ? Une bière turque Efes, aussi rafraîchissante que génératrice de calembours de qualité, ou un tonic maison à la griotte. À noter que Mersin propose aussi une douzaine de mezze (labneh, boulgour, tomate râpée…) pour ceux qui veulent prendre le temps et l'apéro comme à Ankara.
Discover Time Out original video