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Critique
L’honneur retrouvé du döner ! Chez Özlem, pas de frites surgelées ni de viande douteuse. L’équipe de cette cambuse turque, emmenée par le charismatique Edip Bolatoglu (formé à Ferrandi), turbine dès l’aube pour préparer le nec plus ultra du kebab : de la poitrine de veau mélangée à de la dinde, qui marine de longues heures avant d’être embrochée le lendemain puis grillée.
On la déguste au coeur d'un décor qui semble inchangé depuis 1987, enveloppée dans un dürüm maison – une galette de blé pétrie chaque matin sur place – garnis d’oignons rouges émincés, d’une pointe de sumac (épice au goût délicatement acidulé), de piment, de persil et d’une sauce légère à la tomate. On fait passer le tout avec un ayran maison, boisson typique au yaourt fermenté.
Une tuerie, parfaitement assaisonnée, à la fois croustillante et moelleuse, qu’on peut accompagner, les jours de grosse faim, d’un lahmacun – la meilleure pizza levantine de Paris ! – en entrée et d’un knafeh au sirop de sucre et au fromage en dessert. On comprend mieux pourquoi, à l’heure du déjeuner, une longue file s’étire dans la rue des Petites-Écuries. N’arrivez pas trop tard (ou précommandez) : chez Özlem, on ne prépare qu’une seule broche par jour.
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