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Critique
Patine, c’est l’ancien Café Mirabelle où s’affairait Marion Goettlé, repris par Julien Chevallier (ex Parcelles) en cuisine et Emma Rajaud, en salle. Le duo l’a transformé en un bistrot épuré – briques à vif, opaline et chaises Baumann – bercé par du Nougaro qui s’échappe d’enceintes vintage. Faisant mentir son nom, cette jeune adresse (l’ouverture date de fin décembre) ne patine pas du tout, au contraire : la trajectoire bistrotière s’avère carrément maîtrisée par le chef, qui nous conduit, bras à la portière, vers ses assiettes très personnelles, redonnant un peu de jus à une bistronomie parfois galvaudée.
Dans le menu du soir à 50 €, on se régale ainsi d’un terre-mer de tagliatelles d’encornet envoûtées par de fines tranches d’oreille de cochon, avant un polychrome de lieu jaune nacré, coques, petite carotte et chou pointu sur un sapide sabayon, puis un classique (mais rare) soufflé au chocolat. Dans la carte des vins s’ébroue une belle sélection nature : Alsace Matin Fou de Christophe Lindenlaub (35 €) ; muscadet de Jean-Baptiste Hardy (58 €), Ardèche d’Hervé Souhaut (50 €)… avec une belle offre au verre. Et le midi, la formule entrée-plat à 22 € apparaît comme la bonne affaire du quartier. Bref, inutile de freiner notre enthousiasme, Patine ne badine pas avec le bon.
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