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Critique
Comme le montrent Faaï ou Fugue, nul besoin d’être natif du pays de la gastronomie qu’on cuisine pour régaler son monde. L’essentiel ? Travailler avec respect et sincérité. Exactement la ligne de ce Ramen Wang où un couple de ressortissants chinois, Wei Jun Wang en cuisine et son épouse Shu Yan en salle, a plongé la tête la première dans le bouillon nippon. Le cadre creuse le sillon du minimalisme contemporain à la japonaise : murs béton ciré, comptoir boisé et même un espace où l’on slurpe accroupi devant une table (très) basse.
Dans les bols, ça ne rigole pas avec un respect scrupuleux des ingrédients japonais (bouillon maison agrémenté de kombu, piment itō togarashi, œuf coulant mariné au soja) pour une palanquée de recettes : au porc, au bœuf braisé, au poulet, au canard ou vegan (mais seulement le mardi…). On opte pour un opulent tsukemen (23€) où l’on jette d'épaisses tranches de roulé de porc et de poulet roussies au chalumeau et de fines nouilles dans un sapide bouillon au porc, plus épais qu’un dossier d’instruction d’un ancien président, où surnagent de généreuses lamelles de bambou fermenté. C’est parfumé (notamment iodé par de la poudre de bonite), réconfortant et copieux… Vous ne trouverez pas mieux dans l’arrondissement ! Attention, pour commander à emporter, il faut se rendre au comptoir idoine au 7 rue Ernest Cresson.
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