Les Années Scooter
© EP / Time Out Paris
© EP / Time Out Paris

11e arrondissement : les boutiques

La main au portefeuille dans le 11e

Publicité
  • Shopping
  • Marchés et foires
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Ici, on s’envoie des huitres au petit déj (en saison), sans la vue sur la mer mais sur la colonne de Juillet et son âme révolutionnaire. Pour prendre la Bastille, armez-vous d’un gros panier et d’une belle fourche(tte) : c’est dimanche (ou jeudi) que les poulets de la rôtisserie commencent à vous conter fleurette. Si vous voulez vous ouvrir l’appétit en cherchant le maraîcher le moins cher du marché, chopez une galette saucisse (ou un kouign-amann aux pommes) au stand de produits bretons. Ici, il y a plus de 100 marchands, et le plus dur sera de ne pas se laisser déborder… C’est pas l’homme qui prend la Bastille, c’est la Bastille qui prend l’homme. Pour découvrir notre sélection des marchés incontournables de la capitale, c'est par ici.
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
On se pâmera éternellement pour les chaussures vintage : de belle facture, souvent fabriquées en Europe, elles sont la valeur refuge aussi stylée qu’écolo des ennemis de la superstar d’Adidas. Ces petits souliers du passé, eux, permetteront toujours de se démarquer. Toutefois, en fripe, c’est toujours la même histoire : qu’ils sont beaux et envoûtant ces petits escarpins 70’s (« Vous êtes sûr que ce ne sont pas ceux de Debbie Harry ? ») et on s’imagine être la première voûte plantaire à s’y glisser. La réalité est bien plus tragique et même parfois odorante : elles ont bien souvent déjà vu passer les pieds de plusieurs générations et amassé suffisamment de bubble-gum sur la semelle pour qu’on ait suffisamment d’ADN pour cloner la moitié de la France des années 60 à 90. 25 000 paires de chaussures  Heureusement, pour les amoureux de la chaussure de fripe qui ont pris un peu de distance avec Guerrisol après avoir passé la soirée avec un talon cassé (« Mais c’est pourtant la première fois que je les porte ! »), il y a un temple de la chaussure vintage à Parmentier qui vous les propose neuves. Inaugurée fin 2016, la Petite Fripe (devenue depuis Pointure Paris), qui n’a pas encore d’enseigne, est la boutique d’Hassan, dont la caverne à la devanture rouge rue d’Oberkampf et ses portants peuplés de robes d’antan et de bottes décapantes était devenue une institution. Mais après avoir mis le doigt sur un trésor : 25 000 paires de chaussures neuves fabriquées pour la plupart en...
Publicité
  • Shopping
  • Nation
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
A-One, ou l’histoire d’une liaison Paris–New York en sillons. Depuis l’été 2023, le révéré disquaire new-yorkais A-One Record Shop, en ville depuis 1996, a déplié rue de Montreuil une face B parisienne menée par la fille du fondateur, Natania Kosman. Un espace ultra-lumineux, tapissé de murs au plafond de pochettes de disques et d’affiches de soirées, et doté de platines pour écouter vos trouvailles et passer du son. Au-delà de s’y sentir bien, A-One plastronne avec le contenu de ses bacs : comptez 7 000 refs continuellement réassorties ! Pour les constituer, la maison-mère new-yorkaise envoie chaque année un conteneur rempli de 100 000 disques d’occasion ; l’équipe déballe ensuite les cartons, découvrant alors, au fil des ouvertures quotidiennes les pépites à vendre. Qu’on aimerait bien choper le num du grossiste ! Chez A-One, l’offre célèbre les genres du monde entier – à des prix commençant à 4 € –, avec des inclinaisons certaines pour le quatuor soul-disco-hip-hop-jazz, sans oublier les musiques électroniques, le reggae ou la pop et le rock. Quel plaisir de trouver l’album Sky’s the Limit des Temptations, une compil Disco Around the Globe ou un disque de Salif Keita à 12 € ; le culte Pornography des Cure (35 €) ; et la BO de The Mask (80 € tout de même), laquelle cohabitait avec des disques de Will Smith, Dead Prez ou les Pretenders dans un bac « expensive shit » qui n’améliorera pas votre relation avec votre banquier. Pensez également à jeter un œil au coin librairie...
  • Shopping
  • Musique
  • Folie-Méricourt
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Changement de face (et de nom) au 72 bis rue Jean-Pierre-Timbaud ! Depuis février 2023, le disquaire Bigwax s’est mué en Babaluma, actant la fin de la collab du distributeur Bigwax avec les deux autres associés, Dave Kouliche et Alan Briand, désormais seuls à la barre. Babaluma ? « Ça vient d’un album du groupe Can. Leur musique entremêle rock, musique électronique mais aussi ambient, et ça représente assez bien ce qu’on veut promouvoir ici. » Un nom qui colle bien au stock de disques du magasin, dont l’éclectisme spécialisé bluffe toujours autant. Dans ces quelque 100 m2 épurés façon bloc opératoire, ce sont 20 000 vinyles qui s’offrent à nous, entre disques neufs et d’occasion et à tous les prix (à partir de 1 € !) Dans les bacs, on a dégoté le disque Every 1’s Is a Winner, pépite disco-funk des Anglais Hot Chocolate (8 €) ou la fabuleuse compilation du Berbère Majid Soula (29 €). Egalement à signaler, une large sélection dans les musiques expérimentales et dans les groupes japonais, sud-américains ou africains. En neuf et nouveau, le dernier album d’Altin Gün, chantres du rock psyché bosphorien, figurait en bonne place. Après avoir fait votre choix sur l’une des platines d’écoute, rendez-vous à la caisse pour… boire un café, une bière, profiter d’un DJ set et taper la discute avec les patrons. Ils seront très contents de vous aiguiller au milieu de leur insondable stock. Bim, bam, Babaluma.
Publicité
  • Shopping
  • Musique
  • Roquette
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Bienvenue dans la « technocratie ». Non, pas celle de Bruxelles et des hauts fonctionnaires en costard mais celle des « boum boum » à 130 BPM et plus. Normal, nous sommes chez Techno Import, le QG parisien des aficionados de boucles électroniques.  Celles et ceux qui ont déjà foulé son sol à damier savent de quoi on parle : les rangées de disques qui se succèdent, le néon rouge en moulure, le matos pour faire et écouter du son, les clients qui s’improvisent DJ au comptoir, les platines alignées comme des quilles et les stickers en pagaille sur les murs… En bref, c’est LE shop techno où l’on se sent (depuis 1993 !) comme à la maison. Mais sans maman qui tape au mur. Le maître des lieux, c’est Mazen, figure incontournable du milieu, qui dit « avoir environ 10 000 vinyles en magasin, et peut-être 100 000 en stock ». Tous les genres (tek, house, disco house, funk, psytrance, hardcore, hardstyle…) sont représentés avec malice et bon goût, en neuf ou en occase (environ 3-4 €). Après avoir passé quelques heures à digger, on repart forcément avec plusieurs vinyles sous le coude. On croit raver !
  • Shopping
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Merci mille fois à la bonne fée Marie-France Cohen (déjà créatrice à succès de Bonpoint) d’avoir eu la bienveillance de co-fonder ce coolosse (et immense) concept-store. Non seulement parce que c'est un des plus beaux de la capitale, mais encore parce qu’il obéit à une logique solidaire : une partie des bénéfices part à Madagascar, via une fondation, pour venir en aide aux femmes et aux enfants. Planqué dans un bâtiment inondé de lumière, au fond d'une cour, Merci réunit une panoplie de grands stylistes et designers, d’Isabel Marant à Stella McCartney. Les créateurs y proposent leurs collections et accessoires tout en refusant leur marge commerciale, pour la bonne cause.Pénétrez d’abord par le café littéraire, prenez-y une pause gourmande, sirotez un jus pressé, laissez flâner votre regard parmi les murs de livres, lisez-en un si vous en avez le temps. Ou bien entrez directement par la courette, qui a le mérite de planter d'entrée le décor avec son Austin Mini rouge tomate, pour accéder ensuite aux différents espaces et saynètes du hall tentaculaire. Au rez-de-chaussée, bijoux, parfums et objets déco font bon ménage. Tout au fond en entrant, laissez-vous happer par l’étendue de fringues de couturiers. Gants en cuirs chiquissimes, profusion d’accessoires, chapeaux, sacs, chaussures, robes, chemisettes et pantalons à ne plus savoir où donner de la tête. A l’étage, du mobilier branché, mariant rustique et moderne, naturel et design, comme sorti d'un shooting d'AD magazine. Un...
Publicité
  • Shopping
  • Musique
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Tout a débuté en 2004 avec une liste de vente par correspondance qui proposait une sélection de nouveautés, dans tous ces styles qui font de vous le voisin à abattre : doom, sludge, noise, rock, death et black metal… Un jour, Nicolas en a eu marre de traîner chez lui en caleçon, et après avoir réuni un peu de fonds, il a ouvert sa boutique de disques fin 2010. Quand on lui demande si ce n’est pas un peu risqué dans le contexte économique actuel, il répond qu’il n’a jamais connu l’âge d’or du disque et qu’il savait très bien qu’il commencerait « les deux pieds dans la merde ». Le spot a plutôt belle allure : environ 25 mètres carrés consacrés au metal et à ses dérivés, entre classiques du genre (un peu) et nouveautés (beaucoup), avec des prix entre 15 et 30 €. Côté blazes, les labels Relapse et Southern Lord sont bien représentés, et les groupes Ulver, Sleep et Deafheaven sont parmi les têtes d’affiche les plus recherchées. Les vinyles côtoient pacifiquement les CD, et les moins fortunés trouveront leur bonheur dans les quelques occasions et 45 tours. En plus du magasin et de la VPC, Music Fear Satan avait lancé un label, aujourd’hui à l’arrêt, comptant près d’une soixantaine de sorties, dont les remarqués Jessica93, Year Of No Light ou Le Réveil des Tropiques.
  • Shopping
  • Pâtisserie
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Preuve que le sucré est le nouvel eldorado des chefs, après Mauro Colagreco, Christophe Hay ou Thierry Marx, c’est la team de Septime qui succombe à ses promesses. Derrière son leader Bertrand Grébaut, Tapisserie a vu le jour à quelques mètres de l’adresse historique au cœur du quartier turbo-bobo de Charonne. Farines bio de caractère écrasées à la meule, crémerie locale, épicerie issue du commerce équitable, Tapisserie s’inscrit parfaitement dans l’idée toujours plus séductrice du retour aux sources (qu’on voit encore trop peu dans le monde sucré). Le flan vanillé – avec sa pâte feuilletée très grillée – ou la tarte fine aux pommes sont d’une rusticité franchement charmante. La cheffe pâtissière Fanny Payre régale aussi avec la tarte fontainebleau (hommage à ce dessert de crémier régressif), les tartes aux fruits ou le déjà mythique chou à la flouve odorante. Les habitués de Clamato, l’annexe iodée de Septime, y retrouvent même la fameuse tarte au sirop d’érable.  Le travail des pâtes et le caractère des farines transparaissent aussi dans les viennoiseries, de la tarte au sucre bien moelleuse au palmier parfaitement croustillant. Du beau et bon, sans esbroufe ni afféterie. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
Publicité
  • Shopping
  • Charonne
  • prix 3 sur 4
  • Recommandé
Comme des Chaussures
Comme des Chaussures
“Au huitième jour, l’homme avait des cors à force d’aller nus pieds, alors Dieu pris la peau d’une vache morte et créa les chaussures.” Parce qu’il faut s’en rappeler, à l’origine, les chaussures servent à marcher. Alors si vous en avez marre d'avoir les pieds qui pleurent en fin de soirée, ras le bol de vous trimballer avec votre boîte de pansements dans le sac, ‘Comme des chaussures’ est l’adresse qu’il vous faut. Ouverte en 1988, la boutique a évolué pour se positionner depuis une douzaine d’années dans le secteur des chausses confort et de qualité, sans pour autant sacrifier le style. Au contraire, on trouve chez eux une variété affolante de modèles aventureux dans leur design, et exigeants dans leurs matières. Précurseurs sur certaines marques désormais renommées comme Camper, Chie Mihara ou Trippen, et vitrines d’autres moins diffusées, telles Pantanetti, Ink ou Minnetonka, ‘Comme des chaussures’ ose proposer des souliers au look novateur, sélectionnés au coup de cœur. Bien sûr qui dit qualité dit porte-monnaie sévèrement allégé, mais fort heureusement le prix à payer (comptez entre 150 et 300 euros en hiver, et de 100 à 200 euros l'été) s’amortit sur plus d’une saison.
  • Shopping
  • Musique
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Voilà une boutique de disques au caractère bien trempé, où la clientèle sent le cuir, la chaîne de moto et l’aiguille de tatouage. Un peu comme si Born Bad, fils bâtard de ces disquaires londoniens ouverts en 1977, à l’époque où le punk était roi et le futur n’avait pas d’avenir, avait fait sienne la devise de James Dean : « Il faut vivre vite, mourir jeune, faire un beau cadavre. » Sauf qu'ici, le rock est encore bien vivace et se décline en neuf et en occase, dans toutes ses sectes stylistiques, du rock’n’roll des aïeux au post-punk en passant par la oi!, le blues, le hardcore ou le rockabilly.  On y va pour faire défiler les vinyles autoproduits et souvent très abordables, entre pressages originaux primo-punks et labels du monde entier. Parmi les stars des bacs, les Américains Ty Segall, Osees ou Uranium Club, les Canadiens Crack Cloud, les Australiens Ausmuteants ou les Britanniques Idles et Cool Greenhouse. Mais, chauvinisme oblige, on vous conseille de zieuter les bacs dédiés au label fleuron du rock indé français Born Bad – c’est lui qui a repris le nom de la boutique – à l’origine des sorties de Frustration, Forever Pavot, La Femme ou encore les compiles Space Oddities et Chébran. On trouve aussi des bouquins dans le fond de la boutique, comme l’autobio de Mark E. Smith, regretté chanteur de The Fall. N’hésitez pas à discuter avec les patrons, ni à demander ce qui tourne sur la platine pendant votre passage : avec un peu de pot, vous découvrirez (comme nous) une...
Recommandé
    À la une
      Publicité