Les Années Scooter
© EP / Time Out Paris
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11e arrondissement : les boutiques

La main au portefeuille dans le 11e

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  • Marchés et foires
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Ici, on s’envoie des huitres au petit déj (en saison), sans la vue sur la mer mais sur la colonne de Juillet et son âme révolutionnaire. Pour prendre la Bastille, armez-vous d’un gros panier et d’une belle fourche(tte) : c’est dimanche (ou jeudi) que les poulets de la rôtisserie commencent à vous conter fleurette. Si vous voulez vous ouvrir l’appétit en cherchant le maraîcher le moins cher du marché, chopez une galette saucisse (ou un kouign-amann aux pommes) au stand de produits bretons. Ici, il y a plus de 100 marchands, et le plus dur sera de ne pas se laisser déborder… C’est pas l’homme qui prend la Bastille, c’est la Bastille qui prend l’homme. Pour découvrir notre sélection des marchés incontournables de la capitale, c'est par ici.
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  • Nation
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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A-One, ou l’histoire d’une liaison Paris–New York en sillons. Depuis l’été 2023, le révéré disquaire new-yorkais A-One Record Shop, en ville depuis 1996, a déplié rue de Montreuil une face B parisienne menée par la fille du fondateur, Natania Kosman. Un espace ultra-lumineux, tapissé de murs au plafond de pochettes de disques et d’affiches de soirées, et doté de platines pour écouter vos trouvailles et passer du son. Au-delà de s’y sentir bien, A-One plastronne avec le contenu de ses bacs : comptez 7 000 refs continuellement réassorties ! Pour les constituer, la maison-mère new-yorkaise envoie chaque année un conteneur rempli de 100 000 disques d’occasion ; l’équipe déballe ensuite les cartons, découvrant alors, au fil des ouvertures quotidiennes les pépites à vendre. Qu’on aimerait bien choper le num du grossiste ! Chez A-One, l’offre célèbre les genres du monde entier – à des prix commençant à 4 € –, avec des inclinaisons certaines pour le quatuor soul-disco-hip-hop-jazz, sans oublier les musiques électroniques, le reggae ou la pop et le rock. Quel plaisir de trouver l’album Sky’s the Limit des Temptations, une compil Disco Around the Globe ou un disque de Salif Keita à 12 € ; le culte Pornography des Cure (35 €) ; et la BO de The Mask (80 € tout de même), laquelle cohabitait avec des disques de Will Smith, Dead Prez ou les Pretenders dans un bac « expensive shit » qui n’améliorera pas votre relation avec votre banquier. Pensez également à jeter un œil au coin librairie...
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  • Boulangeries
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  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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Loin de nous l’idée de se la raconter, mais on doit à Alain Ducasse ce bon plan de bon pain. D’après le grand manitou de la gastronomie française, le boulanger le plus kiffant du moment œuvre depuis déjà sept ans (!) dans cette discrète échoppe de quartier, à un jet de biscotte du métro Faidherbe.  À son pétrin, le jovial et disert Gérald Auvrez, défroqué de la boulange conventionnelle, nous raconte son apprentissage chez le chef US Dan Barber qui lui a révélé la Vérité du métier, celle de la sélection des semences paysannes et d’une approche holistique “du grain au pain”. Résultat ? Ce meunier (qui dort assez peu) moud lui-même ses céréales en boutique, dont un blé Rouge du roc, la Ferrari des variétés anciennes, cultivé sur son domaine viticole bourguignon par l’ancienne proprio du domaine de la Romanée-Conti. Des poudres blanchâtres des plus prisées avec lesquelles il panifie des merveilles au levain : affolant feuilleté au seigle beurré, à mi-chemin entre la viennoiserie et le bricheton (4,20 €) ; magistrale meule complète à la croûte croquante et à la mie dense et humide, aux longues notes acides et torréfiées… Une miche de folie (12 €/kg) ! Mais aussi un très douillet chausson lesté d’une pomme au four entière à la pâte diablement caramélisée (2,90 €), parmi une ribambelle de dwichs, brioches et viennoiseries… De quoi revenir glaner d’autres pépites chez ce paysan-boulanger. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en...
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  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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Merci mille fois à la bonne fée Marie-France Cohen (déjà créatrice à succès de Bonpoint) d’avoir eu la bienveillance de co-fonder ce coolosse (et immense) concept-store. Non seulement parce que c'est un des plus beaux de la capitale, mais encore parce qu’il obéit à une logique solidaire : une partie des bénéfices part à Madagascar, via une fondation, pour venir en aide aux femmes et aux enfants. Planqué dans un bâtiment inondé de lumière, au fond d'une cour, Merci réunit une panoplie de grands stylistes et designers, d’Isabel Marant à Stella McCartney. Les créateurs y proposent leurs collections et accessoires tout en refusant leur marge commerciale, pour la bonne cause.Pénétrez d’abord par le café littéraire, prenez-y une pause gourmande, sirotez un jus pressé, laissez flâner votre regard parmi les murs de livres, lisez-en un si vous en avez le temps. Ou bien entrez directement par la courette, qui a le mérite de planter d'entrée le décor avec son Austin Mini rouge tomate, pour accéder ensuite aux différents espaces et saynètes du hall tentaculaire. Au rez-de-chaussée, bijoux, parfums et objets déco font bon ménage. Tout au fond en entrant, laissez-vous happer par l’étendue de fringues de couturiers. Gants en cuirs chiquissimes, profusion d’accessoires, chapeaux, sacs, chaussures, robes, chemisettes et pantalons à ne plus savoir où donner de la tête. A l’étage, du mobilier branché, mariant rustique et moderne, naturel et design, comme sorti d'un shooting d'AD magazine. Un...
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  • Librairies
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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La voilà, la boîte à livres arc-en-ciel phare de la capitale ! Ouverte en 1980 dans le 18e, devenue culte avec un passage de 37 ans au 6 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie dans le Marais, la librairie des Mots à la Bouche a écrit une nouvelle page de son histoire en 2020 en emménageant dans un espace de 130 mètres carrés sur deux étages dans le 11e. La nouveauté ? Le grand manitou Walter Paluch a laissé les clés de la boutique à son équipe de libraires réunis en Scop (une coopérative), permettant au lieu de perdurer et de rester en famille. Mis à part ce changement administratif, les Mots à la Bouche s’appuie toujours sur les mêmes bases solides. Comprenez un catalogue global de 15 000 références dispatché entre (un peu) de littérature généraliste – si vous venez pour la rentrée littéraire, vous trouverez votre bonheur –, et surtout un catalogue LGBTQI+ tous genres confondus qui rendrait fier Gilbert Baker.  Au rez-de-chaussée, l’abondant rayonnage LGBTQI+ classé par ordre alphabétique toise celui des essais, où toutes les thématiques queers (transidentités, genre…) sont abordées avec finesse. Au fil des tranches – bon point aussi pour les conseils post-ités –, on dégote les écrits de Judith Butler, de Virginie Despentes mais aussi des volumes de Paul B. Preciado, James Baldwin ou Didier Eribon. Tandis que le bout de la boutique flirte avec la bande dessinée et les littératures de l’imaginaire, le sous-sol la joue plus arty, avec tantôt un présentoir de fanzines (Kink,...
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  • Musique
  • Folie-Méricourt
  • 5 sur 5 étoiles
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Changement de face (et de nom) au 72 bis rue Jean-Pierre-Timbaud ! Depuis février 2023, le disquaire Bigwax s’est mué en Babaluma, actant la fin de la collab du distributeur Bigwax avec les deux autres associés, Dave Kouliche et Alan Briand, désormais seuls à la barre. Babaluma ? « Ça vient d’un album du groupe Can. Leur musique entremêle rock, musique électronique mais aussi ambient, et ça représente assez bien ce qu’on veut promouvoir ici. » Un nom qui colle bien au stock de disques du magasin, dont l’éclectisme spécialisé bluffe toujours autant. Dans ces quelque 100 m2 épurés façon bloc opératoire, ce sont 20 000 vinyles qui s’offrent à nous, entre disques neufs et d’occasion et à tous les prix (à partir de 1 € !) Dans les bacs, on a dégoté le disque Every 1’s Is a Winner, pépite disco-funk des Anglais Hot Chocolate (8 €) ou la fabuleuse compilation du Berbère Majid Soula (29 €). Egalement à signaler, une large sélection dans les musiques expérimentales et dans les groupes japonais, sud-américains ou africains. En neuf et nouveau, le dernier album d’Altin Gün, chantres du rock psyché bosphorien, figurait en bonne place. Après avoir fait votre choix sur l’une des platines d’écoute, rendez-vous à la caisse pour… boire un café, une bière, profiter d’un DJ set et taper la discute avec les patrons. Ils seront très contents de vous aiguiller au milieu de leur insondable stock. Bim, bam, Babaluma.
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  • Pâtisserie
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Preuve que le sucré est le nouvel eldorado des chefs, après Mauro Colagreco, Christophe Hay ou Thierry Marx, c’est la team de Septime qui succombe à ses promesses. Derrière son leader Bertrand Grébaut, Tapisserie a vu le jour à quelques mètres de l’adresse historique au cœur du quartier turbo-bobo de Charonne. Farines bio de caractère écrasées à la meule, crémerie locale, épicerie issue du commerce équitable, Tapisserie s’inscrit parfaitement dans l’idée toujours plus séductrice du retour aux sources (qu’on voit encore trop peu dans le monde sucré). Le flan vanillé – avec sa pâte feuilletée très grillée – ou la tarte fine aux pommes sont d’une rusticité franchement charmante. La cheffe pâtissière Fanny Payre régale aussi avec la tarte fontainebleau (hommage à ce dessert de crémier régressif), les tartes aux fruits ou le déjà mythique chou à la flouve odorante. Les habitués de Clamato, l’annexe iodée de Septime, y retrouvent même la fameuse tarte au sirop d’érable.  Le travail des pâtes et le caractère des farines transparaissent aussi dans les viennoiseries, de la tarte au sucre bien moelleuse au palmier parfaitement croustillant. Du beau et bon, sans esbroufe ni afféterie. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Musique
  • Roquette
  • 5 sur 5 étoiles
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Bienvenue dans la « technocratie ». Non, pas celle de Bruxelles et des hauts fonctionnaires en costard mais celle des « boum boum » à 130 BPM et plus. Normal, nous sommes chez Techno Import, le QG parisien des aficionados de boucles électroniques.  Celles et ceux qui ont déjà foulé son sol à damier savent de quoi on parle : les rangées de disques qui se succèdent, le néon rouge en moulure, le matos pour faire et écouter du son, les clients qui s’improvisent DJ au comptoir, les platines alignées comme des quilles et les stickers en pagaille sur les murs… En bref, c’est LE shop techno où l’on se sent (depuis 1993 !) comme à la maison. Mais sans maman qui tape au mur. Le maître des lieux, c’est Mazen, figure incontournable du milieu, qui dit « avoir environ 10 000 vinyles en magasin, et peut-être 100 000 en stock ». Tous les genres (tek, house, disco house, funk, psytrance, hardcore, hardstyle…) sont représentés avec malice et bon goût, en neuf ou en occase (environ 3-4 €). Après avoir passé quelques heures à digger, on repart forcément avec plusieurs vinyles sous le coude. On croit raver !
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  • Librairies
  • 11e arrondissement
  • prix 2 sur 4
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Perversion, libertinage, audace, sont autant de mots coquins sur lesquels vous risquez de tomber en vous hasardant dans les rayonnages de La Musardine. La librairie érotique de Paris ose tout, avec frivolité et sans état d’âme. Si ‘Fifty Shades of Grey’ a mis en lumière un genre littéraire jusqu’alors jugé tabou ou ringard (Barbara Cartland en tête), La Musardine sévit elle depuis 1996 dans l’univers de l’érotisme épanoui. Rien que les titres du top des ventes suffisent à dérider, si ce n’est à mettre d’humeur grivoise : ‘La Femme du notaire’, ‘Le Renifleur’, ‘Isabelle, la dodue’, ‘Chantages, tome 2’... Leur sélection pourrait bien être à elle seule responsable de la fonte des glaciers. BD, livres, DVD, photographies... L’enseigne sensuelle, pas très fidèle en matière de supports, organise à l’envi dédicaces, projections et autres soirées thématiques ouvrant la possibilité à des rencontres autour d’un buffet, et qui sait ? Peut-être bien plus si affinités...
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  • Lingerie
  • Saint-Ambroise
  • prix 3 sur 4
Dèmonia
Dèmonia
Univers vestimentaire rouge et noir, microcosme moulant en latex, vinyle ou cuir, il n’y a pas de doute : vous êtes bien chez Dèmonia. Antre parisien du fétichisme, cette boutique est renommée pour ses accessoires, tenues et équipements qui ancrent la sexualité dans le fantasme et le jeu de rôle du BDSM (bondage, discipline, domination, soumission, sadomasochisme). Pour ce faire, vous trouverez des collants et des bas (35 euros pour un modèle en latex), robes, pantalons et boxers, colliers, cagoules et un vaste choix de lingerie aux fermetures Eclair placées stratégiquement - tout fétichiste qui se respecte doit avoir le sens pratique. La boutique met en avant les créations de Patrice Catanzaro, égérie des milieux coquins, et propose de rivaliser avec Catwoman (combinaisons catsuits, masques et fouets). Au fond de la boutique, le rayon sex-toys classiques pour Monsieur et Madame Tout Le Monde aligne - à des prix abordables - incontournables du quotidien, boules de geisha, vibromasseurs et godes en tout genre (ne nous privons pas d'une petite énumération) : ceintures, spécial point G, ventouses ou encore le très polyvalent gode ceinture chair double et vibrant, plugs en métal ou gonflables, etc. Une fois devant la caisse, stratégie commerciale imparable oblige, on vous propose les très élégants vibros télécommandés Lelo pour homme ou femme. La version Wii (si, si, ça existe !) est à 109 €. Ne vous battez pas pour tenir la télécommande qui vibre, elle aussi. Glissée...
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