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11e arrondissement : les boutiques

La main au portefeuille dans le 11e

Écrit par
La Rédaction
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Galerie Arts Factory / Bastille
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Roquette
  • prix 0 sur 4

Galerie nomade fondée en 1996 par Effi Mild et Laurent Zorzin, aux abords de la Halle Saint-Pierre, Arts Factory a définitivement posé ses valises rue de Charonne au mois d'avril 2014. Dans les 200m2 de ce loft atypique habritant autrefois l'ancienne Galerie Lavignes-Bastille -lieu historique de la vie culturelle de l'est parisien où Andy Warhol présenta, en 1986, une exposition spécialement conçue pour cette galerie française- la scène graphique internationale a tout loisir de s'exposer sur quatre vastes étages. En 20 ans d'existence, Arts Factory a d'ailleurs présenté plus de 200 rétrospectives, de Pierre La Police, Blanquet, Atak et plus récemment Henning Wagenberth. Des artistes que l'on retrouve également dans la foisonnante librairie qui occupe tout le rez-de-chaussée. On y trouve les ouvrages d'une jolie clique de dessinateurs et éditeurs de BD indépendante ainsi que des pochettes de vinyles rares. Comme des enfants dans un magasin de bonbons, les amateurs d'art graphique en tout genre (et surtout s'il sort des clous) furèteront donc avec avidité parmi les lithographies et autres étagères sur lesquelles s'offrent les précieuses éditions Cambourakis, Cornélius, Requins Marteaux ou encore Frémok. A la recherche d'un cadeau ou simplement d'un plaisir égoïste (parce qu'on est jamais mieux satisfait que par soi-même !). A noter que la grande particularité de la galerie Arts Factory réside dans son mur blanc au premier, avec lequel on tombe nez-à-nez dès l'entrée, qui accuei

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • Roquette
  • prix 3 sur 4

Sablé comme jamais ! Après le chocolat et la glace, Alain Ducasse, le tycoon de la gastronomie nationale, s’attaque au biscuit. On est très loin du BN sécos de nos sorties d’école mais plutôt sur des sablés aux manières bijoutières. Car sa boutique-atelier de la rue de la Roquette fleure bon le beurre chaud et les goûters d’antan (et le marketing habile). Les biscuits sont façonnés sur place par la pâtissière Flora Davies, à l’artisanale, à base de beurre bio du Cotentin, de chocolat maison et de farines du producteur lotois Philippe Guichard.  Dans la boîte “découverte” 18 pièces (36 €) se dévoilent des sablés hexagonaux (“les hexas”). Pas question d’en mettre quatre d’un coup dans la bouche (on vous voit) : on les déguste du bout des lèvres, chaque sablé ayant son degré de friabilité et son accord majeur : au blé, vanille et agrumes ; au riz, trois vanilles et amande ; au pois chiche, miel, chocolat ; au mélilot, grué de cacao et chocolat… Un beau moment de dégustation céréalière. Option plus salace : “le palet”, soit deux ronds de pâte superposés collés au praliné cacao, pistache ou orange et nappés de chocolat noir. Et en boutique, le biscuit mène la vie de gâteau car on peut aussi se faire dresser les sablés minute, en version pâtissière, garnis de marmelade citron, de crème noisette ou chocolat (6 € la pièce). On repassera pour essayer les cookies-barres choco-noisette (4 €) et les tablettes à croquer multigraines (10 €) mais une fois de plus, le cuisinier/entrepreneur

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • Roquette
  • prix 2 sur 4

Dix piges et pas une ride. Mais un parcours bien rodé. A la fois label, distributeur, orga de soirées et disquaire, Syncrophone est rapidement devenu un mastodonte de la techno bleu-blanc-rouge. Sans entrer dans la sempiternelle comparaison avec Techno Import, autre poids lourd de la rue des Taillandiers, concentrons-nous sur ce petit dernier qui a bien grandi depuis sa naissance : une seconde salle est venue s'ajouter à la première, augmentant considérablement le stock pour atteindre plusieurs dizaines de milliers de vinyles. Sans renier la qualité. Car si la sélection est pantagruélique, le choix est toujours pointu. On le doit notamment à Blaise, l’une des trois têtes du monstre Syncrophone qui a fait du bon goût sa spécialité. Vibrant à 130 bpm, le bonhomme distille les conseils (« teste celui-là, c’est un classique ! »), enchaîne les délicieuses galettes sur le four à platine (comme ce Robert Hood qui tabasse les enceintes du magasin) et architecture l'édifice discographique dans les bacs. Grosso modo, il est composé à 80 % de musique électronique (techno, house et sous-genres) quand une minorité est tournée vers un éclectisme assumé. « On écoute plein de genres différents depuis nos 20 ans. Donc forcément, ça se ressent dans nos choix. » Pour le reste, les prix naviguent entre 4 € (pour les occas’) et 11-20 € (pour les nouveautés). Quelques post-it ponctués de points d’exclamations sont calés sous les produits, histoire de guider le technophile qui se serait paumé (« cl

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Librairies
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4

Une institution, qui réussit le tour de force d’être à la fois ouverte au grand public (les nouveautés ne sont pas l'apanage des Relais de gare !) et de mettre à l’honneur les écrits et les créations des univers LGBTQ+. Quel plaisir de voir Plotin, Sénèque, Proust ou Colette côtoyer la philosophe Judith Butler, la très punk Virginie Despentes et le dernier Mister Gay. Essais, fanzines et magazines internationaux, recueils de poésie, polars, DVD, BD... Fondée en 1980 par Jean-Pierre Meyer-Genton et installée depuis 1983 au mythique 6 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, cette librairie culte a fait pendant 37 ans les beaux jours du Marais.En 2020, en plein confinement, elle a dû déménager dans le 11e arrondissement. Walter Paluch, l'actuel propriétaire et gérant depuis 25 ans, souhaite désormais céder la boutique directement à l'équipe salariée sous la forme d'une Société Coopérative (SCOP), dont il restera associé. Aidez-les ! Une campagne de financement participatif a été lancée jusqu'au 17 juillet.  

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Born Bad
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • Roquette
  • prix 2 sur 4

Voilà une boutique de disques au caractère bien trempé, où la clientèle sent le cuir, la chaîne de moto et l’aiguille de tatouage. Un peu comme si Born Bad, fils bâtard de ces disquaires de Soho circa 1977, à l’époque où le punk était roi et le futur n’avait pas d’avenir, avait fait sienne la devise de James Dean : « Il faut vivre vite, mourir jeune, faire un beau cadavre. » Ici la musique est encore bien vivace et prend aux tripes dans un vrombissement de disto, du rock’n’roll des aïeux jusqu’à la oï, du blues au hardcore. On y passe essentiellement pour découvrir, discuter avec les patrons et voir défiler quantités de vinyles autoproduits et souvent très abordables. Les clients les plus lookés repartiront sans doute avec un pot de gomina, un t-shirt ou une ceinture cloutée ; à moins qu’ils délaissent un temps leur coquetterie pour découvrir les albums produits par la section label de Born Bad, dont ceux des excellents français de Cheveu (‘Mille’), Yussuf Jerusalem (‘A Heart Full of Sorrow’) ou Magnetix (‘Drogue électrique’). Un lieu unique et incontournable, qui a changé d'adresse en avril 2013.

Retro Bottega
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Charonne
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Ceux pour qui trattoria ne rime pas avec East Mamma.Le plat culte ? Impossible de choisir : alors n’importe quels charcuterie ou plat de pâtes maison. C’est grâce à sa nouvelle cave tout juste ouverte, Squatt Wine Whop, que nous découvrons enfin l'existence de Retro Bottega, six ans après son ouverture. Rien ne sert de courir, il faut manger à point. Un tout petit espace, une quinzaine de places, une cuisine ouverte et des quilles partout sur les murs : des rouges, des blanches, 100 % italiennes, nature ou biodynamiques. Pietro, le tavernier, ancien caviste de Rino, est originaire des Pouilles dans le sud de l’Italie et ne déconne pas avec la qualité de ses produits. Très difficile de choisir parmi les plats proposés sur sa courte carte, qui peut changer jusqu’à quatre fois par semaine. Ce soir-là : des créations simples, parfaitement équilibrées, juste sublimes, comme cette ricotta de brebis fermière de Sicile, radis noir, pommes de Normandie, ce pack choi croquant, crevettes, pesto de pistaches de Bronte de Sicile, cette mancetta de bœuf et pesto de fenouil sauvage, anchois et tomates ou ces magnifiques tortelloni maison à la ricotta fermière des Pouilles et courge bio revenus dans un beurre avec de la sauge, et surmontés de chou croquant, de noisettes bio du Piémont et de parmesan. Un repas sans faute. Alors oui, ce n’est pas donné mais pour des plats et des produits de cette qualité, on est prêt à mettre le juste prix. Le tout est évidemment arrosé de nectars

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • Roquette

Bienvenue dans la « technocratie ». Non, pas celle de Bruxelles et des hauts fonctionnaires en costard mais celle des « boum boum » à 120 bpm et plus, qui a ici fière allure (surtout sans costard). Normal, nous sommes chez Techno Import, fief de la musique électronique sur galette et QG pour les aficionados de boucles répétitives. Ceux qui ont déjà foulé son sol à damier savent de quoi on parle : les rangées de skeuds qui se succèdent, les clients qui s’improvisent DJ au comptoir, les platines alignées comme des quilles et les stickers ACID qui nous sourient sur les murs… En bref, c’est LE shop techno où on se sent (depuis vingt ans !) comme à la maison. Mais sans maman. A la place on a Mazen, maître des lieux et figure incontournable du milieu, bonhomme qui jouerait presque au père Noël tant sa sélection ressemble à un cadeau. Quantitativement, il dit « avoir environ 10 000 vinyles en magasin, et peut-être 100 000 en stock ». Et qualitativement, où tous les genres (tek, house, disco house, funk, psytrance, hardcore, hardstyle…) sont représentés avec malice et bon goût, en neuf ou en occas’ (environ 3-4 €). Et après avoir passé quelques heures à digger, on repart forcément avec plusieurs vinyles sous le coude. Et une date sur l’agenda : celle de leur prochaine soirée à l’accent toujours underground. On croit raver !

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • Folie-Méricourt

A 11 minutes à patte de la cave à manger éponyme (La Liquiderie Bar, à Belleville), ce caviste à la jolie façade en bois peint est un repaire à beer geeks… Et fadas de vin nature ou de cidre ! Car dans la petite boutique, tout ce joyeux monde cohabite sur les étagères, à 50/50. La sélection ? Pointue, éclectique, pas bue partout. Canettes et bouteilles artisanales du monde entier, tout ça à emporter ou consommer sur place : un bout de comptoir permet de poser le coude. A l’ardoise, trois bières pression et trois vins au verre, sauciflard et frometon fermiers bien castés…

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Le zingam
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epiceries
  • Saint-Ambroise

Quelle vibe ? Que des petits producteurs, des fruits et légumes de saison, bio à 95%, facturés à prix doux.Choper quoi ? Les légumes bio d'Annie Bertin, les huîtres Stephan, du gouda à la truffe, le boudin de Guy Tallet... Autre boutique : 51 Rue de la Fontaine au Roi, 11e. Du mardi au vendredi, 11h-14h puis 16h30-21h. Samedi 10h-21h. Dimanche 10h-14h puis 16h30-20h. 

Coup d'Œil
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Roquette
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les amateurs de jaja nature, option Nouvelle Vague Plat culte ? Raaah cette terrine-signature de canard Colvert par Romain Thibault (9 €)... On en salive encore.  Un design — et des vins !— peu vus partout… Rien à dire, le Coup d'œil, dernier joujou de David Rougier (ex-taulier d'Etna) mérite bien son nom. Qui aurait dit que de cet ancien magasin chinois sans âme sortirait un tel bijou ? Signé Bertrand Cohen, tout en courbes sinusoïdales, avec suspensions béton/silicone et carreaux Fiorenzi 1903 grattés sous d'épaisses couches de moquette (des mois de fouille archéologique !) Aux beaux jours, la baie vitrée s'ouvre en plein sur le trottoir, et, perchée sur de hauts tabourets, on se prend à défier l'homme-bouteille ("Trouve-moi quelque chose que je connais pas !"). Lequel se prête au jeu et dégaine l’artillerie lourde : terrien Bourgueil 2016 du sieur Armand de Montilly (31 € la quille); blanc et frais saumur Poil de Lièvre 2017 de Sébastien Bobinet (35 € la boutanche)... Et d'autres, que la décence, la loi Evin et l'obligation de pondre 1500 signes nous empêche de confesser. Que vous dire d'autre, si ce n'est qu'on s'y régale aussi à coup de sublime terrine de canard Colvert (9 €), de tartare harissa au poil (noix de veau de Le Bourdonnec, 14 €), et de brillat-savarin au lait cru (modèle du genre, 8 €). Le midi, ambiance bistrot avec plats de mère-grand (bœuf bourguignon, saucisse purée) et possibilité de piocher dans la carte du soir. 

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