the whisky shop
© Nicolas Hecht

8e arrondissement : les boutiques

Shopping de luxe dans le triangle d'or parisien

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Toutes nos (bonnes) adresses dans le quartier

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  • Epiceries
  • paris
  • prix 3 sur 4
Offrir aux Parisiens des moyens naturels pour prévenir les maladies et pour se soigner au lieu d’avoir recours aux produits chimiques proposés par l’industrie pharmaceutique, c’est le défi de l’herboristerie située au numéro 87 de la rue d’Amsterdam, près de la place de Clichy. Une enseigne célèbre qui promeut la médecine douce depuis 1880 en proposant à coût réduit des tisanes, huiles essentielles et plantes médicinales en vrac préparées sur place. Hélas, cette boutique d'apothicaire à l'ancienne risque de disparaître, puisque son gestionnaire Jean-Pierre Raveneau se retrouve aujourd’hui condamné pour « exercice illégal de la pharmacie en récidive ». Lire notre article sur La Grande Herboristerie en danger 
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  • Parfumeries
  • 8e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
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Sur des Champs-Elysées grouillant de passants et d’incitations plus ou moins convaincantes à vider son portefeuille, on se faufile au numéro 68 où est installée la boutique Guerlain depuis 1914. On n’avait encore jamais osé y mettre le nez, qui devient tout affolé face aux rayonnages luxueux et à l’aménagement muséal de fragrances centenaires. La raison qui nous aimante jusqu’à l’étage ? L’Institut Guerlain, ancien appartement de la famille devenu un institut en 1939. Après avoir traversé une galerie de marbre, on nous invite à nous asseoir dans un grand salon apaisant et son balcon transformé en jungle d’orchidées suspendues, avec vue sur l’avenue. Les salles de soins sont plus sobres, avec pour seule singularité une pierre d’onyx d’une couleur différente d’une salle à l’autre, neutre mais apaisante. Le protocole de soin de Guerlain se fait sur mesure et certains soins se pratiquent même à quatre mains pour les plus pressées – il est ainsi possible de combiner soin du visage et massage des jambes si l’envie vous prend ! Le soin visage mobilise les gammes de cosmétiques de la maison, particulièrement leur gamme abeille royale, issue du miel des abeilles noires d’Ouessant, petite île bretonne. Notre mission du jour : faire disparaître des tensions que l’on n’aurait certainement pas si l’on vivait justement sur cette île, et retrouver une douceur intérieur/extérieur urbaine grâce à une spécialiste précise et à l’écoute. On en resort reine des abeilles d’un jour, pas pressée...
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  • Créateurs
  • La Madeleine
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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& Other Stories
& Other Stories
& Other Stories est encore une de ces “marques univers” que l’on qualifie de “label”, mais, contrairement à ses consœurs, elle n’est pas née de l’imagination fertile d’un créateur intello. Elle est le fruit d’un mastodonte de la fast fashion : H&M. C’est en 2013 que le groupe suédois à l’éthique pas très catholique dévoile son nouveau projet, histoire de boxer dans une cour plus élitiste et de redorer un blason déjà bien entaché.   & Other Stories débauche les meilleurs talents de studio du monde et forme deux teams, l’une à Stockholm, l’autre à Paris, chargées de développer des minilignes de mode femme, beauté, accessoires et joaillerie beaucoup plus quali que le rouleau compresseur H&M et à des prix vaguement raisonnables (plus cher que Zara, moins que Maje, Sandro et compagnie). Et les mecs pensent silhouette entière edgy et moderne, et c’est pour ça que l’on adhère ou pas. Les pro-“Stories”, comme on dit, se précipitent sur leurs longues robes bohèmes aux découpes multiples ou leurs mini-robes drapées iconiques. Iconiques toujours, le Lurex 70’s et les touches de sportswear rétro, les crop tops à col cheminée ultra-moulax, les manteaux oversized et les pantalons à poches plaquées légèrement évasés. Le détail qui fait plaisir, c’est que l’enseigne surtaille à max et on sera ravies de repartir à notre grande surprise avec un top en 34 alors qu’on a passé le cap du 38 dans la joie. Et pour finir, les chaussures & Other Stories (des talons aux tatanes, des bottines aux...
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  • Vins et spiritueux
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
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La Maison du whisky
La Maison du whisky
Rarement on aura visité plus belle cave à Paris. Et pour cause : la Maison du whisky s’échine depuis 1956 à faire découvrir les richesses du single malt, dans ses nombreuses déclinaisons gustatives et géographiques. Si l’Ecosse est, forcément, très largement représentée (des Lowlands aux Orcades, des noms qui font rêver), les étagères accueillent également de nombreuses références en whisky japonais, américains ou même français. L’amateur éclairé y trouvera des terroirs inédits à explorer, en même temps que des saveurs inconnues ; le néophyte bientôt converti évitera quelques étapes non nécessaires et autres marques sans intérêt, sur les conseils de spécialistes avides de partager leur savoir. Difficile de sortir de la boutique les mains vides, ou encore avec une bouteille (ou même une marque) déjà goûtée. En plus de l’importation et de la distribution, la Maison a pour vocation de sélectionner et d’acheter à certaines distilleries des fûts pour proposer à ses clients des exclusivités, comme un Kilchoman de 2007 (99 €) ou un Dalmore 1990 vintage (350 €), considéré par Jean-Marc Bellier (responsable de la boutique) comme le meilleur whisky de 2012. Si votre budget ne vous permet pas de craquer pour ces petites merveilles, vous pourrez opter pour des flacons tout à fait valables, autour de 50 €. Et croyez-nous, quand vous aurez aperçu cet arc-en-ciel d’ambres en vitrine, qu’on pressent aussi agréable au palais qu’il l’est à la vue, vous aurez du mal à ne pas pousser la porte...
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  • Fleuristes
  • La Madeleine
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Déçus de n’avoir pu vous offrir de jolies choses au Printemps ? Rassurez-vous, à deux pas des Grand Magasins, Trousselier est là pour remédier à votre frustration. Cette boutique de 650 m2, située juste en face de la belle Chapelle Expiatoire, est spécialisée dans l’art floral et la décoration d’intérieur depuis 1877. D’ailleurs, fait rare, elle n’a jamais déménagé depuis cette date ! Un repaire des bonnes affaires La boutique se divise en deux parties. En pénétrant dans la première, entièrement dédiée aux fleurs artificielles, on a la forte impression de mettre les pieds dans le jardin d’Eden. Cascade de glycines en soie, bouquets de mariage, couronnes de bleuets pour demoiselle d'honneur ou compositions aussi colorées que raffinées fleurissent entre autres (murs) végétaux plus vrais que nature. Un jardin extraordinaire - comme le chantait Charles Trenet - orné de plus de 3 000 références horticoles qui a fait le prestige de la maison Trousselier. Puisque les férus de mode s'en souviennent : c'est à cette entreprise familiale presque bicentenaire que l'on doit les fameux camélias de Chanel. Après une escapade dans cette plantation paradisiaque où l'on se perdrait bien, on émerge dans un second espace, tout à fait différent. Consacré à l’embellissement de la maison, il expose utile et superflu. Mais toujours de bon goût et à des prix souvent « sacrifiés ». En témoignent ce lot de six verres à 5 €, ces coquetiers poussins à 3 €, cette boîte à bijoux prenant l’aspect d’un...
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  • Art, artisanat et loisirs
  • Saint-Lazare
  • prix 2 sur 4
Rien d’étonnant à ce que la boutique Modes et travaux porte le même nom que le célèbre magazine, puisque c’est ici qu’en 1919 la rédaction avait élu domicile. Depuis, le mensuel s’est envolé vers Montrouge et a laissé son emplacement à deux pas de la gare Saint-Lazare à une boutique évidemment dédiée à… la couture. Livre de couture, kit de broderie, dentelle de Calais, machines à coudre, patch à sequins et patchwork liberty : on trouve de tout chez Modes et travaux. Une mercerie sur trois niveaux  Organisée sur plusieurs niveaux, la boutique se découpe en nombreux rayons, à l’étage et depuis presque 20 ans, les laines d’Annyblatt et Bouton d’or (mérinos 7 €, angora 12 €), au rez-de-chaussée l’espace broderie et le corner Singer, et au sous-sol la mercerie classique et des kilomètres de tissus signés les Coupons de Saint-Pierre (propriétaire du lieu). Du fil DMC, des rubans à la découpe, des centaines de patrons, du tulle brodé et des lots de grandes marques : Modes et travaux a su garder sa fidèle clientèle tout en séduisant les nouveaux amateurs de DIY. Ne vous fiez donc pas à l’image surannée du magazine, la boutique ne cesse de se réinventer et d’accueillir dans son catalogue les petits détails qui font mouche sur les blogs ou sur Instagram. Outre l’encyclopédique mercerie, Modes et travaux propose également une pléiade de cours de couture. « C'est moi qui l'ai fait ! » Depuis novembre 2014, l'Atelier des Coupons de Saint Pierre, organisés autour de cinq professeurs,...
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  • Triangle d'Or
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On vous le dit tout de suite, il est fort inutile de prendre le RER A jusqu’à Marne-la-Vallée pour trouver la panoplie de Blanche Neige que vous (enfin, vos enfants...) convoitez depuis tant d'années. Un ticket de métro suffit. Une fois arrivé à Franklin D. Roosevelt, il vous faudra pousser la porte de la boutique la plus colorée de l’avenue pour retomber en enfance et voir des petits cœurs partout. Des enfants qui sautillent à chaque rayon, des poupées plein les bras et des parents qui reposent presque systématiquement les peluches sur leur présentoir. Vous voilà au Disney Store. L’endroit parfait pour mettre la main sur un cadeau de Noël ou pour préparer un goûter d’anniversaire. Une petite robe pailletée pour se déguiser en mini-Cendrillon ? Une reproduction inoffensive du Roi Lion ? Des mugs en forme de Petite Sirène ? Vous trouverez à peu près tout ce dont vous n’aurez pas besoin. Et c’est là tout le charme du shopping, non ?
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  • Marchés et foires
  • Champs-Elysées
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Marché aux Timbres
Marché aux Timbres
A l’ère des e-mails et du chat, les petits carrés de papier à lécher ont encore la dent dure. Le timbre-poste, ancêtre épistolaire et globe-trotter, a provoqué dès son apparition en France en 1849, l’engouement des collectionneurs. La philatélie était née. Mordus de dentelures, de sceaux et de géopolitique trouvent une passion commune en ces cachets nationaux, chaque édition témoignant d’un bout d’histoire. Le marché aux timbres de Paris, seul existant du genre – à part en Chine – a lui-même son récit. En 1860, en plein Second Empire, les collégiens parisiens se réunissent dans les jardins du Palais Royal pour échanger leurs précieuses vignettes, longtemps avant les images Panini. Des échauffourées mettent un temps fin à cette nouvelle bourse aux timbres, jusqu’à ce qu’en 1887, un riche collectionneur lègue à la ville de Paris le Carré Marigny, à condition qu’il devienne un espace dédié à la philatélie. De nos jours, les rangées de stands s’éclaircissent, Internet et la vente en ligne étant passés par là. Vendeurs de lettres et de cartes postales en ont donc profité pour se joindre à la bande. Cependant, nombre d’irréductibles restent fidèle au rendez-vous, tout comme des collectionneurs du monde entier, zieutant les albums avec leur regard de connaisseur et l’assurance de dénicher de nouvelles pièces pour enrichir leur catalogue.  
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  • Chocolateries et confiseries
  • Europe
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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En 2024, le chef Ryuji Teshima du restaurant gastronomique Pages a décidé de transformer son éphémère pâtisserie Pages Blanches en cette chocolaterie minimale. Ici, pas de place perdue en décoration inutile : on a droit à un comptoir et basta, le labo occupe le reste de l’espace. À partir des crus torréfiés par la Chocolaterie de l’Opéra (ou des partenaires ponctuels comme Plaq lors de notre visite), le chef élabore une gamme ramassée de 26 recettes inspirées de son pays natal. Il convoque ainsi le hojicha (un thé vert torréfié), le kyobancha (un thé fumé), un séduisant mélange jasmin-citron, une ganache au café japonais (le Tyrol ?) ou le désormais classique matcha pour des bouchées d’une immense subtilité, comme dans ce praliné au sésame où toutes les saveurs s’équilibrent. La boîte de 12 s’affiche à 20 €. Pas donné, mais tout est bon ! Si vous voulez des créations plus brutes, la plaquette matcha à l’amertume ciselée (le succès de la maison) est à 9 €. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Boulangeries
  • 8e arrondissement
  • prix 2 sur 4
La boulangerie Thierry Marx
La boulangerie Thierry Marx
Métro Miromesnil, Paris 8e, midi. Hommes en chemises et femmes en talons circulent pressés, certains font la queue devant les boulangeries et les restaurants thaï : marmite bouillonnante d’employés bien mis, désireux de manger des choses aussi belles que leurs trenchs Burberry.  Dans une rue, un peu à l’écart, un chef, crâne rasé, s’active derrière une grande vitrine. Mais que fait Thierry Marx dans une boulangerie ? Et pourquoi fait-il griller des tranches de pain de mie sur un teppanyaki (plaque de cuisson japonaise) ? Nous sommes ici dans sa nouvelle adresse : pas un resto étoilé, non, une boulangerie.  Ecrin noir et cuir brun, grand espace pour déjeuner avec notamment une table centrale et des sièges en forme de Vespa. Tout est fait sur place notamment grâce à Joël Defives, meilleur ouvrier de France qui propose des gros pains magnifiques à base de farine biologique, de châtaignes et de seigle et des baguettes (tradition à 1,10 €, baguette bio aux graines à 1,50 €). Derrière le comptoir, on trouve aussi des viennoiseries dorées, croissants au beurre (1,10 €) ou brioches feuilletées au cappuccino (2,50 €, un délice) et des gâteaux simples et dodus comme « la tarte maître », à base de compotée de pommes et recouverte d’un appareil à macaron.  Mais revenons au pain de mie et au teppanyaki, car ici la création la plus originale est le « breadmaki » soit un sandwich chaud fait minute (7,50 €). Si le concept peut sembler gadget, le résultat, lui, est très réussi : une...
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