Métro Miromesnil, Paris 8e, midi. Hommes en chemises et femmes en talons circulent pressés, certains font la queue devant les boulangeries et les restaurants thaï : marmite bouillonnante d’employés bien mis, désireux de manger des choses aussi belles que leurs trenchs Burberry.
Dans une rue, un peu à l’écart, un chef, crâne rasé, s’active derrière une grande vitrine. Mais que fait Thierry Marx dans une boulangerie ? Et pourquoi fait-il griller des tranches de pain de mie sur un teppanyaki (plaque de cuisson japonaise) ? Nous sommes ici dans sa nouvelle adresse : pas un resto étoilé, non, une boulangerie.
Ecrin noir et cuir brun, grand espace pour déjeuner avec notamment une table centrale et des sièges en forme de Vespa. Tout est fait sur place notamment grâce à Joël Defives, meilleur ouvrier de France qui propose des gros pains magnifiques à base de farine biologique, de châtaignes et de seigle et des baguettes (tradition à 1,10 €, baguette bio aux graines à 1,50 €). Derrière le comptoir, on trouve aussi des viennoiseries dorées, croissants au beurre (1,10 €) ou brioches feuilletées au cappuccino (2,50 €, un délice) et des gâteaux simples et dodus comme « la tarte maître », à base de compotée de pommes et recouverte d’un appareil à macaron.
Mais revenons au pain de mie et au teppanyaki, car ici la création la plus originale est le « breadmaki » soit un sandwich chaud fait minute (7,50 €). Si le concept peut sembler gadget, le résultat, lui, est très réussi : une...