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Critique
A-One, ou l’histoire d’une liaison Paris–New York en sillons. Depuis l’été 2023, le révéré disquaire new-yorkais A-One Record Shop, en ville depuis 1996, a déplié rue de Montreuil une face B parisienne menée par la fille du fondateur, Natania Kosman. Un espace ultra-lumineux, tapissé de murs au plafond de pochettes de disques et d’affiches de soirées, et doté de platines pour écouter vos trouvailles et passer du son.
Au-delà de s’y sentir bien, A-One plastronne avec le contenu de ses bacs : comptez 7 000 refs continuellement réassorties ! Pour les constituer, la maison-mère new-yorkaise envoie chaque année un conteneur rempli de 100 000 disques d’occasion ; l’équipe déballe ensuite les cartons, découvrant alors, au fil des ouvertures quotidiennes les pépites à vendre.
Qu’on aimerait bien choper le num du grossiste ! Chez A-One, l’offre célèbre les genres du monde entier – à des prix commençant à 4 € –, avec des inclinaisons certaines pour le quatuor soul-disco-hip-hop-jazz, sans oublier les musiques électroniques, le reggae ou la pop et le rock. Quel plaisir de trouver l’album Sky’s the Limit des Temptations, une compil Disco Around the Globe ou un disque de Salif Keita à 12 € ; le culte Pornography des Cure (35 €) ; et la BO de The Mask (80 € tout de même), laquelle cohabitait avec des disques de Will Smith, Dead Prez ou les Pretenders dans un bac « expensive shit » qui n’améliorera pas votre relation avec votre banquier.
Pensez également à jeter un œil au coin librairie – on vous a vus les livres Audimat –, à regarder la prog des ateliers et événements de l’espace attenant A-Side, et à venir aux quatre braderies annuelles où tout est à 2 €. De quoi écouler les stocks et faire vivre cette glorieuse connexion Paris–New York !
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