Palais de Tokyo
Palais de Tokyo
Olivia Rutherford / Time Out
L’avis de Time Out
Mar avr 17 2012
Lorsque le Palais de Tokyo ouvre ses portes en 2002, son espace dépouillé, façon white cube d’art contemporain, est perçu par beaucoup comme la profession de foi d’un état d’esprit arty un brin outrecuidant. En réalité, l'épure s'avère surtout le pâle reflet d’un budget de rénovation serré : pour exister, la nouvelle institution va devoir s'acharner à déboulonner ces a priori.
Pari plus ou moins réussi. En dix ans, cette instiution nichée dans l'aile ouest d'un édifice datant de 1937 (l'autre aile est occupée par le musée d’Art moderne) a su s’imposer comme l'un des palais des arts le plus contemporains de la capitale, malgré la qualité inégale de ses expositions. Ses horaires nocturnes et son café trendy ont fidélisé un public jeune, et le roulement impressionnant de ses artistes (Pierre Joseph, Wang Du, Loris Gréaud et autres) a, quant à lui, assuré une fréquentation à la hausse. Résultat : le Palais de Tokyo s’offre un lifting pantagruélique pour son dixième anniversaire. Ainsi, en avril 2012, le « site d'art contemporain » des bords de Seine étrenne 22 000 m2 de surface d’exposition (contre 8 000 m2 précédemment), qui dégringolent jusqu’au fleuve pour honorer la création contemporaine.
Le nom du Palais renvoie aux origines du bâtiment, érigé pour l’Exposition internationale des arts et techniques en l’honneur du Japon ; mais il évoque également les liens étroits qu’entretient désormais cette institution avec une nouvelle génération d’artistes d’Extrême-Orient.
Auteur : TB
Quoi, où, quand?
Partagez votre avis
Commentaires
Ajouter +