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Ces expos photo gratuites qui vont illuminer le printemps 2026 à Paris

Tout le printemps, les galeries parisiennes célébreront la photo entre séries militantes, expérimentations formelles et artistes cultes.

Rémi Morvan
Écrit par
Rémi Morvan
Journaliste, Time Out Paris
À partir de demain, une expo gratuite à Paris pour (re)découvrir l’univers acide de Martin Parr
© Martin Parr
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Après vous avoir fait le coup (de pinceau) des expos peinture gratuites, mettons la focale sur les rétrospectives photo à voir à l’œil ! Tout le printemps, les galeries parisiennes célébreront la photo entre séries militantes, expérimentations formelles et artistes cultes.

« Martin Parr - Small World », à la galerie Clémentine de la Ferronnière 

Martin Parr est éternel. Décédé en décembre dernier, le culte photographe britannique continue en effet à plus que jamais occuper les cimaises parisiennes. Alors que son exposition Global Warning fait chauffer les tourniquets du Jeu de Paume, une rétrospective parallèle se déploie jusqu'au 30 mai dans la galerie Clémentine de la Ferronnière. Le tout en accès libre. Elle aussi préparée en collaboration directe avec l’artiste, cette expo célébrera la série Small World – qui occupe également une section au Jeu de Paume –, initialement éditée en 1995 avant d’être constamment mise à jour par Martin Parr. Lequel a concentré son regard acide et sa focale – avec flashs et contrastes poussés à fond de rigueur – sur les phénomènes de consommation et plus précisément son pan touristique. Ou comment shooter l’absurde de ces comportements humains aussi convulsifs et codifiés qu'infiniment décalqués. Parmi les clichés présentés, on repère cette partie d’échecs dans les fumants thermes de Budapest, ces dizaines de gens tentant de redresser la tour de Pise, ces tours Eiffel multicolores, ces cartes postales en bord de pistes, ce parapluie point de rencontre sur la place Saint-Marc ou la Joconde photographiée à bout de bras et sans trop regarder. 

Quand ? jusqu'au 30 mai 2026
Où ? galerie Clémentine de la Ferronnière, 51, rue Saint-Louis-en-l’Île, Paris 4e

À partir de demain, une expo gratuite à Paris pour (re)découvrir l’univers acide de Martin Parr
© Martin Parr

36 Y’a d’la joie ! Photographies de Pierre Jamet, à la galerie Les Amies Rouges

Il y a 90 ans, le Front populaire – cette coalition antifasciste formée de la SFIO, du PCF et du Parti radical – remportait les élections législatives, préludes à l’instauration – poussée par des grèves monstres – de cardinales réformes sociales encore à l’œuvre aujourd’hui. Avec, au choix, les conventions collectives, la semaine de travail de 40 h ou les deux premières semaines de congés payés, nouvelles sources de plaisir et d’enthousiasme, et devenues l’objet de nombreuses séries photographiques. Jusqu’au 4 juillet, la galerie Les Amies Rouges exposera une partie des tirages shootés à l’époque par Pierre Jamet, membre de la chorale de l’Association des Artistes et Écrivains Révolutionnaires. Sur le tract ? Des photos argentiques en noir et blanc pleines de soleil, de rires et d’espoir.

Quand ? Jusqu’au 4 juillet 2026
Où ? 10 rue Domat, 75005, Paris

Front Populaire - Pierre Jamet
© Pierre Jamet

Amy Friend « Firelight », à la galerie In Camera

Cette série d’Amy Friend confère à la magie. Fin 2025, l’artiste canadienne a publié le livre Firelight aux éditions italiennes L’Artiere. Il célébrait sa série « Dare Alla Luce », faite de clichés obtenus grâce à un processus technique extrêmement singulier. La base de tout, ce sont des photos datant des années 1920-1940 qu’Amy Friend a trouvées dans des albums de famille, en ligne ou en brocante. Elle les a ensuite perforées de petits trous, mises à contre-jour avant de les shooter à nouveau. Le développement donne des tirages baignés d’halos de lumière, à l’ambiance aussi magique, mirifique qu’évanescente ; une quinzaine d’entre eux seront exposés à la galerie In Camera jusqu’au 23 mai, courez-y.

Quand ? Jusqu’au 23 mai 2026
Où ? galerie In Camera, 21 rue Las Cases, Paris 7e

Amy Friend
© Amy Friend

Alexandra Catiere « Tout en ce lieu me survivra », à la galerie Leica

Dans le cadre de la résidence griffée Leica « Instants », l’artiste biélorusse Alexandra Catiere s’est retrouvée à habiter pendant plusieurs mois au Château Palmer. Un séjour pendant lequel l’artiste a souhaité rendre hommage à ce lieu, fief d’une des plus antiques étiquettes (bleue nuit) des vins bordelais, avec une focale précise : raconter son histoire tricentenaire avec des prises réalisées à la chambre photographique en s’intéressant, non pas aux vignes, mais aux à-côtés de celles-ci. Présentés à la galerie Leica du 3 avril au 20 juin, les tirages gélatino-argentiques en noir et blanc donnent l’impression de pièces d’archives intemporelles, entre graffitis datant de la Seconde Guerre mondiale, pièces d’argenterie ou anciens livres.

Quand ? Du 3 avril au 20 juin 2026
Où ? galerie Leica, 26 rue Boissy d’Anglas, Paris 8e

Alexandra Catiere
© Alexandra Catiere
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