[category]
[title]
Avant la finale de la Ligue des Champions, nous avons demandé à des personnalités parisiennes de raconter leur amour pour le PSG. Episode 5 avec Mohamed Cheikh.

En 2021, c’est avec les manches rouges – et un cœur bleu – que Mohamed Cheikh a remporté Top Chef. Une victoire qui a permis à ce gamin de Fontenay-sous-Bois, biberonné au PSG par ses oncles et ses cousins fanatiques, de cuisiner pour le club et de partager certains de ses plus grands moments, dans les travées du Parc des Princes ou dans le cinéma du Royal Monceau. Episode 5 de notre série Âmes de Paname avec Mohamed Cheikh.
“J’ai été initié en famille avec mes oncles et mes cousins plus âgés, complètement fanatiques. J’allais souvent chez ma grand-mère, il y avait une box Canal qui nous permettait de regarder les matchs de manière très cérémoniale. Ma première au Parc, c’était avec le service jeunesse de ma ville. Ma passion a ensuite grandi avec tout ce qui me représente : je suis Français d’origine algérienne et parisien depuis toujours. Sur les bancs du quartier avec mes potes, je ne comprenais pas ceux qui supportaient Marseille, Bordeaux ou Lyon.
Ma relation avec le club a connu plusieurs phases et événements marquants. Anecdote assez ouf : juste après le rachat, je travaillais au Royal Monceau. Un après-midi, j’étais en retard sur ma mise en place et le chef me demande de venir : je me retrouve au milieu de l’anniversaire de Cruz, le fils de David Beckham, qui logeait ici pendant son passage à Paris. Il y avait un gâteau avec le logo du PSG et ils étaient en train de jouer à FIFA sur l’écran du cinéma du Royal Monceau !
“Je considère le PSG comme un membre de la famille.”
Petit à petit, je me suis retrouvé à faire des événements avec le club. La passion n’a fait que grandir, Ibra qui a tout changé, d’autres grandes stars qui ont déçu… J’ai aussi eu la chance de voir jouer Blaise Matuidi, qui est un enfant de Fontenay-sous-Bois comme moi. Il y avait un vrai sentiment de fierté et d’appartenance.
Les années de galère, ça fait partie de la réussite. Ce qui est fort, c’est que les supporters n’ont jamais lâché, on n’a pas attendu les stars pour apprécier ce club. D’ailleurs, la meilleure chose qu’a faite Luis Enrique, c’est d’avoir rééquilibré l’équipe avec des joueurs qui veulent jouer au foot. Avec un peu d’humilité, ça marche beaucoup mieux. Aujourd’hui, ils nous ont habitués à la réussite !
Clairement, je considère le PSG comme un membre de la famille. C’est dur à expliquer, mais comme dit la chanson : “On a Paris dans la peau.” J’achète des t-shirts pour les enfants. Ils ont 3 et 4 ans, je les initie. J’ai l’impression que ça doit se transmettre de génération en génération.
“Je suis un supporter très anxieux.”
C’est très compliqué en tant que cuisinier de suivre tous les matchs, j’essaye parfois de me libérer pour aller au stade. En service, on s’autorise à mettre un écran avec le son à fond dans la cuisine. Au stade, ma manière de vivre le match dépend aussi de l’endroit où je vais et par qui je suis invité. Ma notoriété m’a beaucoup aidé à venir au Parc des Princes dans des endroits somptueux comme le Carré. Et c’est vrai que tu t’y tiens un peu mieux ! Mais globalement, je suis un supporter très anxieux, très stressé, extrêmement concentré sur le match.
“Je chante régulièrement des chants de supporters en cuisine.”
Un match, c’est un combat et ça ressemble beaucoup à un service en cuisine. Ça dure quelque chose comme deux heures, presque comme un match, c’est intense, à la fin, on est épuisé, on a soif, et on rentre aux vestiaires. Une brigade de cuisine fonctionne un peu comme une équipe de foot, tu as un capitaine, c’est le chef, secondé de différents postes. Je dis souvent que je dois bien organiser ma feuille de match pour passer un bon service. Et je chante régulièrement des chants de supporters en cuisine.”
Son objet fétiche en rapport avec le PSG :
Les maillots !
Une chanson à écouter avant le coup d’envoi de la finale :
“Who Said I Would” de Phil Collins.
Discover Time Out original video