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Paris se fait une place parmi les plus beaux hôtels de luxe du monde grâce à un palace du 8e, seul établissement français à intégrer le top 10.

Quand on pense palace, on voit vite débouler le rose pâtissier du Grand Budapest Hotel, Bill Murray en pleine déprime cinq étoiles au Park Hyatt Tokyo ou les falaises siciliennes de The White Lotus. Raté. À en croire les esthètes du Robb Report, les hôtels les plus affolants de la planète se cachent plutôt au fond d’une vallée népalaise ou au bout d’un chemin où même les valises voyagent à dos de mule.
Pour établir son classement 2026 des 50 meilleurs hôtels de luxe au monde, le magazine a convoqué 24 conseillers en voyages haut de gamme, ces gens dont le métier consiste à organiser les vacances de ceux qui ne demandent jamais le prix. Résultat : des séjours où l’on part pister les gorilles des montagnes, grimper à cheval sur les hauts plateaux ou se faire remettre les chakras en place à coups de rituels tibétains.
Tout en haut du podium trône le Shinta Mani Mustang, refuge dessiné par Bill Bensley dans la vallée reculée de la Kali Gandaki, au Népal. Bâti en pierre locale de Baglung, l’hôtel compte 29 chambres, toutes ouvertes sur les montagnes. Entre deux nuits au sommet, on peut cavaler dans les vallées, visiter d’anciens monastères bouddhistes, arpenter les sentiers perchés du Mustang ou tester des soins traditionnels tibétains. Pas mal pour un établissement sorti de terre en août 2023.
À la deuxième place, le Singita Kwitonda, au Rwanda, joue littéralement les voisins avec les gorilles. Le lodge partage une frontière avec le parc national des Volcans, où vit près d’un tiers des derniers gorilles des montagnes de la planète. La veille du trek, le personnel vous équipe de pied en cap – guêtres, bottes, poncho et déjeuner à emporter – avant de vous envoyer dans la brume. Au retour, chacune des huit suites vous attend avec son bassin chauffé.
Le Hope Lodge, en Écosse, complète le podium, preuve qu’il n’est pas nécessaire d’aligner les palmiers pour intégrer le classement des plus beaux hôtels du monde. Les paysages sauvages des Highlands et une adresse posée au bord d’un loch font parfaitement l’affaire.
À la quatrième place, le Park Hyatt Tokyo joue la carte du vertige. Installé dans les 14 derniers étages de la Shinjuku Park Tower, il abrite au 52e étage le New York Grill and Bar, où les personnages de Bill Murray et Scarlett Johansson s’enivrent dans Lost in Translation. Rouvert fin 2025 après 19 mois de travaux, l’hôtel s’offre désormais d’immenses baies vitrées de huit mètres de haut, des vues sur le mont Fuji lorsque le ciel le permet et des chambres habillées de bois d’orme d’Hokkaido.
La suite du top 10 fait voyager de l’Italie au Panama, en passant par Londres, Paris et Malte. On y retrouve le Collegio alla Querce, le Claridge’s – sacré meilleur hôtel de Londres par Time Out il y a quelques semaines, preuve que l’icône Art déco de Mayfair traverse une sacrée bonne passe –, mais aussi le Bristol, qui sauve l’honneur parisien. Suivent l’Islas Secas, refuge posé sur une île perdue du Panama, et la Casa Bonavita, à Malte.
Paris sauve les meubles grâce au Bristol, huitième du classement et seul hôtel français à se glisser dans le top 10. Pas besoin d’en faire trop : avec sa piscine en lévitation au-dessus des toits, son jardin planqué derrière le Faubourg-Saint-Honoré et son service qui ne laisse pas dépasser un pli, le palace parisien rappelle qu’en matière de grand luxe, la capitale sait encore recevoir.
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