Les hôtels testés par la rédaction de Time Out Paris
© Jeanne Perrotte
© Jeanne Perrotte

Les hôtels testés par la rédaction de Time Out Paris

La rédaction de Time Out Paris a testé et évalué une sélection d’hôtels à Paris, en tenant compte de critères précis : emplacement, confort, qualité du service, rapport qualité-prix et identité du lieu.

Marine Delcambre
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  • Hôtels
  • Paris et sa banlieue
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Hôtel 5 étoiles à l’écart, loin de la folie monarchique. Mais au cœur du domaine : dormir dans le château de Versailles. Et ce privilège foutreusement rare : filer dans les jardins quand les grilles se ferment et que les Louis XIV, XV et XVI se taisent. Mieux encore, entrer avant l’ouverture ou après la fermeture dans la résidence des rois, avec pour seuls compagnons un(e) guide, un(e) gardien(ne) des clés, et les fantômes du lieu (un service réservé aux pensionnaires, aussi côté Trianon).  Pour le contexte : le bâtiment, ancien pavillon de chasse du XVIIᵉ siècle, accompagne l’évolution de Versailles en résidence royale avant d’être transformé, à la fin du règne de Louis XIV, par Jules Hardouin-Mansart (aussi derrière la Galerie des Glaces à Versailles, le Grand Trianon et la Chapelle Royale du Château), en hôtel particulier destiné à l’entourage du pouvoir. Il prend ensuite le nom de Grand Contrôle et sert d’annexe résidentielle au château, accueillant les contrôleurs généraux, autrement dit les ministres des Finances de l’époque. *]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-69825712-4358-8385-bb33-d71d28dd7cd3-7" data-testid="conversation-turn-34" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> *]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-69825712-4358-8385-bb33-d71d28dd7cd3-8"...
  • Hôtels
  • Barbizon
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Jamais maison n’aura aussi bien mérité son patronyme. De « famille », la Villa Albertine l’est jusqu’à l’os. Il y a Adrien, 35 ans, diplômé en STAPS, héritier d’une parcelle acquise en 1933 par son arrière-grand-mère. Et puis Marie, 33 ans, infirmière en réanimation, souffle premier de la métamorphose. C’est elle qui impulse le mouvement, qui regarde l’ancien atelier de forgeron (celui de l’arrière-grand-père Albert), la grange fatiguée et le terrain en friche, et qui y devine l’avenir. La Villa Albertine naît là, à la lisière de la forêt de Fontainebleau, dans le village de la peinture pré-impressionniste Barbizon. Le chantier démarre l’année de la naissance de leur fille, Billie. Hasard heureux, peut-être. Alignement cosmique, sûrement. Plans griffonnés, matières choisies une à une, débats infinis autour de détails. Et finalement, une demeure levée comme on élève un enfant, avec patience et obstination. Concrètement : derrière un portail terracotta en fer forgé (forcément), une maison-galerie. Beaucoup de matières : chaux, béton, grès de Fontainebleau, bois. Une ligne design, épurée, héritée du Bauhaus. Mais réchauffée par du mobilier chiné à Milly-la-Forêt, à la Recyclerie du Gâtinais, ou sur des brocantes en ligne. Tout pour l’écologie :  isolation au chanvre, peintures aux algues, linge en coton bio, récupération d’eau de pluie, produits d’entretien naturels. Pour ouvrir, une grande pièce cathédrale, six mètres sous plafond. Silence d’une demi-seconde imposé. Un...
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  • Hôtels
  • Locations et meublés de tourisme
  • Gréez-sur-Roc
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Avant de pousser la porte de cette superbe maison d’hôtes du Perche sarthois, plusieurs phrases se bousculent. Un « C’est loin mais c’est beau » pompeusement chiraquien, « C’est un chemin ou un pré ? » en regrettant de n’avoir pas loué un Hummer, et un non moins inquiet « Attends, je crois qu’on est chez des gens ». Car de l’extérieur, cette longère antique intégralement retapée par Anouck Leclercq et Jean-Baptiste Oger, fondateurs de Superchinerie, ressemble à s’y méprendre au logis d’une famille nombreuse. Mais en pénétrant dans l’entrée, on se croirait catapulté dans le logis de César Manrique, artiste fantasque de l’île de Lanzarote, source d’inspiration majeure du lieu. Murs blanchis, bois brut, mobilier chiné, pièces design et une ergonomie quasi parfaite, élaborée avec cet instinct propre aux bricoleurs autodidactes. Dans la grande pièce à vivre, une cuisine ouverte où élaborer des menus dantesques sur la comète, une grande table où cultiver sa brioche de bon matin, et un espace salon chauffé par l’âtre. En matière de couchage, il faudra se répartir la coquette chambre du bas et les deux suites à l’étage, dont celle adossée à une salle de bains avec baignoire des années 20 et vasque sensuelle, et une autre à l’esprit plus monacal, pensée pour les littéraires. Avec un séjour minimum de deux nuits, histoire de perdre pour de bon toute forme de repère. En refermant la porte dans l’autre sens, on ressent ce doux sentiment qui manque au quotidien parisien, et que l’on...
  • Hôtels
  • Bellou-le-Trichard
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La voilà, la bonne planque du Perche ! Ça fait un gros quinquennat que Julie et Stéphane Lehembre, anciens du cinéma et de la télé à Paris devenus un temps capitaines de croisières sur un cata entre la Méditerranée et les Caraïbes, ont ouvert leur chambre d’hôtes dans l’isolé (c’était le but) hameau de Bellou-le-Trichard (61). Dans un ancien corps de ferme, le lieu mêle restaurant, chambres et salle événementielle dans une veine rustico-chic, et est devenu une escale cotée (et à des prix très décents) dans la dépaysante ruée vers l’or percheronne des Parisiens.A la Planque, la division des tâches a toujours été complémentaire : Julie cornaque en cuisine et Stéphane s’occupe des murs. Le restaurant, posé dans un grand foyer où cohabitent salle à manger, long bar, cheminée et borne d’arcade, est la base du projet. Ouvert en premier, il a permis de faire connaître le lieu et de financer la suite. Et on comprend pourquoi les gens poussent jusqu’à Bellou tant les assiettes bistro-voyageuses de Julie sont finaudes. A l’ardoise, le soir de notre passage : réconfortant millefeuille de pommes de terre et sa béarnaise ; caliente hampe snackée sauce chimichurri ; et surtout ce topinambour et son nappant jus de légumes à réveiller la nuit le plus viandard de vos amis. A faire glisser avec l’une des refs bio/nature de la carte, ou avec le cidre, nature lui aussi, venu du domaine Lacour-Veyranne d’à côté, à visiter pour découvrir la région et son histoire. L’autre versant de la Planque,...
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  • Hôtels
  • Hôtels de charme et de luxe
  • Les Halles
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Vous vous souvenez de cette poste du Louvre ouverte 24/24, dernier recours pour sauver un recommandé mal engagé ? Oubliée, fermée en 2015. À sa place, un autre genre de service express a pris le relais : Madame Rêve, plus de 7 000 m², étalés 83 chambres et suites d’acajou et de noyer. Et puis il y a le sommet, où Paris ne ressemble plus tout à fait à Paris. Un penthouse de 130 m², tout juste inauguré, flanqué d’une terrasse en enfilade et de commodités pensées pour les séjours prolongés comme pour les réceptions privées. La vue directe sur Pompidou, Saint-Eustache et le Panthéon, constitue, sans grande surprise, son principal atout. À l’intérieur, on reconnaît l’appartement parisien, à ceci près qu’il faudrait gagner trois salaires cumulés pour s’offrir un équivalent dans la vraie vie. Une version qu’on ne croise presque jamais d’ailleurs : de la lumière qui se promène sans obstacle et des volumes qui ne demandent pas qu’on s’excuse d’exister. Forcément, les équipements suivent la même logique. Un confortable lit king-size qui ne meuble pas la chambre mais l’engloutit, une douche si vaste qu’on pourrait y répéter une chorégraphie sans heurter un coude (et aussi une baignoire, au cas où), et un sauna privé pour deux, petite boîte à chaleur pour ceux qui savent que la sueur, parfois, est le meilleur des psys. Le salon, lui, joue la carte du cinéma privé : un écran de 97 pouces (OLED 4K) couplé à un système Devialet qui fait taire la rue comme si on avait posé un couvercle...
  • Hôtels
  • Hôtels de charme et de luxe
  • Saint-Georges
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Soyons clairs : Pigalle n’avait pas besoin d’un hôtel de plus, encore moins côté SoPi (South of Pigalle, pour les nuls). Mais le Massé débarque – pile en face de Soif, la Cave – avec une idée assez simple pour qu’on y croit encore : faire du quatre étoiles sans trahir le quartier, ni ses habitants, ni ses nuits. À peine la porte de l'haussmannien pimpé par le studio Olivier Guyot franchie, on comprend l’intention : pas de desk froid où l’on décline son passeport, mais une grande table en bois, comme chez un copain qui a simplement de très bons contacts en design. En l'occurrence, deux copines : Juliette Gasparetto et Julie Parenti, ancienne de chez Festen, désormais à la tête du cabinet Gasparetto Parenti. Le rez-de-chaussée joue les caméléons : café tranquille au petit matin, poste de télétravail improvisé, ou point de chute pour un apéro côté bar. Pendant ce temps, la rue Victor Massé défile derrière la baie vitrée. Derrière l’établissement de la rue Victor Massé (vous comprenez mieux ?), une fratrie, Corto Peyron et sa sœur Eole. Lui a été initié au métier auprès d’Adrien Gloaguen (groupe Touriste ; l’Hôtel Panache, l’Hôtel Bienvenue, le Beaurepaire, le Château d’Eau, Les Deux Gares…), elle est responsable de l’identité visuelle. Ils pointent vers leurs parents pour expliquer l’ADN du Massé : une mère pour qui la convivialité méditerranéenne était une seconde nature, et un père breton curieux des cultures du monde entier. De ce cocktail familial, ils ont bricolé leur...
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  • Hôtels
  • Paris et sa banlieue
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
À l’arrière de la bâtisse de 1885, protégée par un portail en fer forgé, s’étend un jardin de 400 m², comme une improbable respiration au cœur de Saint-Ouen. Voilà l’atout majeur du Charmant, boutique-hôtel ouvert en 2024 à deux pas des Puces, dans ce qui fut longtemps une maison de campagne familiale. On raconte qu’elle dominait alors les champs d’asperges et les vignes. Aujourd’hui, on profite de ce bout de terrain pour déjeuner au soleil ou prendre un verre à l’ombre des arbres, avec pour voisinage immédiat une tour d’habitation et, en arrière-fond, le périphérique à peine perceptible.  Arrachée aux convoitises des promoteurs par Anne Oury et Selim Mouhoubi, la maison a conservé son allure bourgeoise et ses ornements d’autrefois. Les chambres s’y déclinent en divers registres : « Évasion », avec ses moulures et ses cheminées de marbre ; « Tradition », aux lignes plus classiques ; « Grange », dont les vastes volumes s’ouvrent sur le jardin ; enfin « Duo » et « Solo », logées dans les anciennes écuries, rehaussées de couleurs vives. On y dort tranquille : lit confortable, quiétude préservée, et ce charme ancien qui subsiste malgré les aménagements contemporains. Le mobilier a été confié à un menuisier de la région ou chiné puis restauré avec l’aide de Sapide Design et de la brocanteuse Fauvette. Pupitre d’écolier, radio vintage et vaisselle dépareillée donnent l’impression qu’un oncle collectionneur vient juste de quitter la pièce. Et parmi les objets anciens, quelques...
  • Hôtels
  • Necker
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le central téléphonique de l’avenue de Saxe sonne de nouveau ! Vingt ans après sa fermeture, le bâtiment situé au 55 a ouvert le 3 avril 2025 une nouvelle ligne de son histoire avec l’inauguration du cinq-étoiles Sax Paris, LXR Hotels & Resort. Livré après sept ans de travaux, ce projet patronné par Hilton et la Compagnie de Phalsbourg est la nouvelle fastueuse adresse du circuit hôtelier parisien. Au cadastre, on découvre un hôtel déplié sur sept étages et 118 chambres et suites, entre vue sur la cour et vue sur la rue, avec, pour ces dernières, la tour Eiffel dans le viseur – en se penchant bien. Les chambres et suites ont été pensées sur une tonalité alliant sobriété d’ensemble et matériaux d’apparat : miroirs taille Wembanyama, éléments en bois miel et salle de bains entièrement couverte de marbre zébré. En guise de séparation entre la salle d’eau et le coin nuit dans notre chambre, une grande baie vitrée et un store vénitien occultant à l’envi. Qui dit cinq-étoiles dit literie confortable comme un nuage, télé incrustée dans un miroir, set de toilettes griffé Sax et mini-bar garni de produits de la Grande Epicerie de Paris.  Et les communs ? Tout en grandiloquence, flirtant à certains endroits avec le bling comme cette rougeoyante enfilade au rez-de-chaussée pensée comme un catwalk. Les clients estivants auront le loisir de pousser la porte du jardin intérieur pour siroter un des cocktails – de solides classiques tarifés à 20 € – avant de faire une brasse dans la...
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  • Hôtels
  • Louvre
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
En plus d’une expérience gastronomique exceptionnelle, le Doyenné se double d’une maison d’hôtes délicate, un havre pastoral pour les gourmets qui ont loupé le dernier RER et qui veulent prolonger un peu cette déconnexion néorurale. Adossées à l’impressionnante nef du restaurant, 11 chambres déploient une décoration sobre mais chaleureuse : murs grège, tomettes, lourdes tentures de lin et mobilier en bois réalisé par la maison Project 213A. Pas d’écran, pas de téléphone, pas de spa… Seule concession à la modernité : un air conditionné caché dans une boîte en bois. Le retour à la terre passe par le minimalisme ! On se détend d’une balade dans le potager, d’un moment de lecture au soleil, on voit la cuisine se mettre en place pour le déjeuner… Le petit-déjeuner : Une expérience gustative dans la lignée du restaurant. On retrouve, présentés sur un solide bahut, des fruits et des jus venus du potager, des pains et viennoiseries maison (incroyable croissant) et un plat sorti de la cuisine comme ce chausson à la blette coiffé d’une arachnéenne tranche de lard du Doyenné. A faire couler avec un café torréfié en Côte d’Or. Dans les environs : Profitez-en pour faire une visite du potager avec Shaun qui vous explique d’où vient tout ce qui est cuisiné par James Edward Henry.
  • Hôtels
  • Barbizon
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
À l’interstice du village, berceau du pré-impressionnisme, et de l’humus tapissé de rochers, là où les volets se ferment sur les galeries et s’ouvrent sur les clairières, une maison s’est réinventée sans tapage. La Folie Barbizon de Lionel Bensemoun (et Nicolas Saltiel, Chapitre Six) esquive les catégories : ni hôtellerie classique, ni friche artistique, mais un entre-deux bien pensé, sorte de logis d’un autre genre. Et à seulement une heure de Paris. Des sculptures poussent sur les murs, des fresques attendent la nuit pour apparaître et des lampes, plutôt que d’éclairer, semblent vouloir converser avec le plafond. Si La Folie Barbizon tient si bien debout, c’est qu’elle respire par deux femmes à la main ferme et à l’âme sensible : Sarah Valente, à la direction artistique (et derrière la Greenline Foundation, pour la préservation des forêts à travers l’art), et Marion Collard, à l’architecture intérieure. La première a imaginé le Conte de Barbizon, fil conducteur discret qui traverse les chambres et relie les œuvres ; la seconde a repensé l’espace sans l’effacer. Les chambres (21 au total, dont 3 suites, à partir de 160 €) ne sont pas numérotées mais nommées d’après des allégories comme si chaque porte ouvrait sur un monde à part. Sous les toits, Andrey Zouari a peint un ciel constellé. En redescendant, “La Mare aux Fées” (chambre 20), signée Constance Lafonta, compose un tableau végétal. Plus loin, dans “La Chambre du Magicien” (19B), John Fou convoque les marginalia...
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