Les hôtels testés par la rédaction de Time Out Paris
© Jeanne Perrotte
© Jeanne Perrotte

Les hôtels testés par la rédaction de Time Out Paris

La rédaction de Time Out Paris a testé et évalué une sélection d’hôtels à Paris, en tenant compte de critères précis : emplacement, confort, qualité du service, rapport qualité-prix et identité du lieu.

Marine Delcambre
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  • Hôtels
  • Sainte-Céronne-lès-Mortagne
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Il faut se méfier du Perche. On y entre par la nationale en se croyant imperméable aux clichés – les pâturages émeraudes, les brocanteurs, les Parisiens en Barbour – et on en ressort avec un historique « longères à rénover » sur Leboncoin. Maison Céronne, à cinq minutes de Mortagne-au-Perche, est sans nul doute le genre d'endroit qui accélère considérablement ce processus de désertion urbaine à bout portant. Sur deux hectares de parc arboré, un bâti percheron rénové avec le sérieux d'un architecte et le goût d'un directeur artistique ayant visiblement tout compris des années 50 jusqu’au 80’s, sans jamais tomber dans l’écueil du showroom vintage. On entre par un salon pensé comme une serre, on tombe sur un grand diptyque au pastel de Julien Colombier, et l’on se chauffe la laine devant une cheminée ouverte, qui ressemble à une colonne de Tadao Ando égarée dans le bocage normand. Salle de cinéma, karaoké, bar, deux piscines chauffées (intérieure toute l'année, extérieure aux beaux jours), sauna, hammam : le programme est celui d'un boutique-hôtel de luxe transplanté dans un pré où paissent des Shetlands, un poney, et un âne qui répond au doux nom de Coton. Côté chambres, trois catégories réparties sur trois bâtiments – dont « La Voisine », à 250 mètres, pour ceux qui tiennent à leur misanthropie ou à finir la nuit sur une reprise de Niagara sans assumer leur timbre de voix. Décoration épurée, draps en lin, mobilier chiné, murs de pierres apparentes, et jamais un bibelot de...
  • Hôtels
  • Paris et sa banlieue
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Où commence la campagne à Paris ? Le 5 particulier propose sa réponse : A Neuilly ! Situé à un jet de mocassin de cette abomination à 8 voies d’avenue Charles de Gaulle, ce petit hôtel séduisant construit autour d’un mignon jardin offre pourtant un calme digne d’un gite Perche à quelques minutes à pied de la fondation Vuitton. Cet ancien hôtel particulier du XIXe porte beau avec moulures, parquet et touches modernes (plafond à peintures végétales, tissus animaux, bar en onyx) signées par le Studio Friedmann & Versace Ce fut la demeure de Gaston Calmette, tristement célèbre directeur du Figaro assassiné en 1914 par Mme Caillaux, femme du ministre des finances cible d’une violente campagne de dénigrement de la part du journal (car il voulait instaurer un impôt sur le revenu !). De l’autre côté de la cour, végétalisée par le paysagiste Christophe Gautrand (le Grand Contrôle à Versailles, le Mandarin Oriental à Paris…) se trouve une étonnante bâtisse d’inspiration normande ajoutée en 1923 qu’on rallie par une galerie vitrée longeant le jardin. Notre chambre (une « classique » facturée 400€) se montrent fonctionnelle, moderne et très sobre (presque trop). Mais quel silence ! Et cette vue reposante sur la végétation… Il n’existe pas de suite à proprement parler mais un duplex pour 4 avec une terrasse privative qui fait bien envie. Le restaurant Casetta propose pour une honnête cuisine de la Botte (cappelletti aux cèpes à 25€, tartare de daurade à 28€) mais revient à un petit...
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  • Hôtels
  • Paris et sa banlieue
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Hôtel 5 étoiles à l’écart, loin de la folie monarchique. Mais au cœur du domaine, vraiment, pour dormir dans un site patrimonial majeur : le château de Versailles. Et ce privilège foutreusement rare : filer dans les jardins quand les grilles se ferment et que les Louis XIV, XV et XVI se taisent. Mieux encore, entrer avant l’ouverture ou après la fermeture dans la résidence des rois, avec pour seuls compagnons un(e) guide, un(e) gardien(ne) des clés, et les fantômes du lieu (un service réservé aux pensionnaires, aussi côté Trianon).  Pour le contexte : le bâtiment, ancien pavillon de chasse du XVIIᵉ siècle, accompagne l’évolution de Versailles en résidence royale avant d’être transformé, à la fin du règne de Louis XIV, par Jules Hardouin-Mansart (aussi derrière la Galerie des Glaces à Versailles, le Grand Trianon et la Chapelle Royale du Château), en hôtel particulier destiné à l’entourage du pouvoir. Il prend ensuite le nom de Grand Contrôle et sert d’annexe résidentielle au château, accueillant les contrôleurs généraux, autrement dit les ministres des Finances de l’époque. *]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-69825712-4358-8385-bb33-d71d28dd7cd3-7" data-testid="conversation-turn-34" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> *]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1"...
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  • Rémalard
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La Possibilité d'une île. Chef-d'œuvre houellebecquien qui aura peut-être scellé la décision de faire apparaître ici cette adresse déjà connue comme le loup blanc d’une faune parisienne ayant écumé Clamato et Septime aujourd’hui assez mûre pour songer à s’installer dans le Perche. En 2018, Bertrand Grébaut et Théophile Pourriat auront jeté leur dévolu sur ce micro-village perché sur une colline boisée, à 150 kilomètres du périphérique. Si l'absence occasionnelle d'eau chaude et l’austérité quasi-protestante des parties communes en refroidiraient certains, comment résister au charme insolent de ce corps de ferme aux chambres au chic monacal ? Draps blancs, vieilles pierres, poutres apparentes, tomettes et mobilier chiné dans les brocantes du coin : soit la quintessence d’un minimalisme bohème pensé pour citadins en mal de mise au vert.  Au total, 10 chambres réparties dans cinq bâtiments, enveloppés de 8 hectares de prairies, vergers, potager et forêt. Aux beaux jours, on s’allonge dans un hamac tendu entre deux pommiers ; en hiver, on se réchauffe au feu de bois avant d’aller suer ses excès par tous les pores dans l'étonnant sauna panoramique planté en haut de la butte, face aux arbres, mais pas forcément à l’abri des regards. Le soir, la table d'hôtes déroule une partition où l’on retrouve la délicatesse de Septime, dans une version plus rurale : petits navets croquants glissés dans une sauce blanche comme neige, bouillon dashi aux légumes d'hiver aussi réconfortant...
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  • Hôtels
  • Barbizon
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Jamais maison n’aura aussi bien mérité son patronyme. De « famille », la Villa Albertine l’est jusqu’à l’os. Il y a Adrien, 35 ans, diplômé en STAPS, héritier d’une parcelle acquise en 1933 par son arrière-grand-mère. Et puis Marie, 33 ans, infirmière en réanimation, souffle premier de la métamorphose. C’est elle qui impulse le mouvement, qui regarde l’ancien atelier de forgeron (celui de l’arrière-grand-père Albert), la grange fatiguée et le terrain en friche, et qui y devine l’avenir. La Villa Albertine naît là, à la lisière de la forêt de Fontainebleau, dans le village de la peinture pré-impressionniste Barbizon. Le chantier démarre l’année de la naissance de leur fille, Billie. Hasard heureux, peut-être. Alignement cosmique, sûrement. Plans griffonnés, matières choisies une à une, débats infinis autour de détails. Et finalement, une demeure levée comme on élève un enfant, avec patience et obstination. Concrètement : derrière un portail terracotta en fer forgé (forcément), une maison-galerie. Beaucoup de matières : chaux, béton, grès de Fontainebleau, bois. Une ligne design, épurée, héritée du Bauhaus. Mais réchauffée par du mobilier chiné à Milly-la-Forêt, à la Recyclerie du Gâtinais, ou sur des brocantes en ligne. Tout pour l’écologie :  isolation au chanvre, peintures aux algues, linge en coton bio, récupération d’eau de pluie, produits d’entretien naturels. Pour ouvrir, une grande pièce cathédrale, six mètres sous plafond. Silence d’une demi-seconde imposé. Un...
  • Hôtels
  • Locations et meublés de tourisme
  • Gréez-sur-Roc
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Avant de pousser la porte de cette superbe maison d’hôtes du Perche sarthois, plusieurs phrases se bousculent. Un « C’est loin mais c’est beau » pompeusement chiraquien, « C’est un chemin ou un pré ? » en regrettant de n’avoir pas loué un Hummer, et un non moins inquiet « Attends, je crois qu’on est chez des gens ». Car de l’extérieur, cette longère antique intégralement retapée par Anouck Leclercq et Jean-Baptiste Oger, fondateurs de Superchinerie, ressemble à s’y méprendre au logis d’une famille nombreuse. Mais en pénétrant dans l’entrée, on se croirait catapulté dans le logis de César Manrique, artiste fantasque de l’île de Lanzarote, source d’inspiration majeure du lieu. Murs blanchis, bois brut, mobilier chiné, pièces design et une ergonomie quasi parfaite, élaborée avec cet instinct propre aux bricoleurs autodidactes. Dans la grande pièce à vivre, une cuisine ouverte où élaborer des menus dantesques sur la comète, une grande table où cultiver sa brioche de bon matin, et un espace salon chauffé par l’âtre. En matière de couchage, il faudra se répartir la coquette chambre du bas et les deux suites à l’étage, dont celle adossée à une salle de bains avec baignoire des années 20 et vasque sensuelle, et une autre à l’esprit plus monacal, pensée pour les littéraires. Avec un séjour minimum de deux nuits, histoire de perdre pour de bon toute forme de repère. En refermant la porte dans l’autre sens, on ressent ce doux sentiment qui manque au quotidien parisien, et que l’on...
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  • Hôtels
  • Bellou-le-Trichard
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La voilà, la bonne planque du Perche ! Ça fait un gros quinquennat que Julie et Stéphane Lehembre, anciens du cinéma et de la télé à Paris devenus un temps capitaines de croisières sur un cata entre la Méditerranée et les Caraïbes, ont ouvert leur chambre d’hôtes dans l’isolé (c’était le but) hameau de Bellou-le-Trichard (61). Dans un ancien corps de ferme, le lieu mêle restaurant, chambres et salle événementielle dans une veine rustico-chic, et est devenu une escale cotée (et à des prix très décents) dans la dépaysante ruée vers l’or percheronne des Parisiens.A la Planque, la division des tâches a toujours été complémentaire : Julie cornaque en cuisine et Stéphane s’occupe des murs. Le restaurant, posé dans un grand foyer où cohabitent salle à manger, long bar, cheminée et borne d’arcade, est la base du projet. Ouvert en premier, il a permis de faire connaître le lieu et de financer la suite. Et on comprend pourquoi les gens poussent jusqu’à Bellou tant les assiettes bistro-voyageuses de Julie sont finaudes. A l’ardoise, le soir de notre passage : réconfortant millefeuille de pommes de terre et sa béarnaise ; caliente hampe snackée sauce chimichurri ; et surtout ce topinambour et son nappant jus de légumes à réveiller la nuit le plus viandard de vos amis. A faire glisser avec l’une des refs bio/nature de la carte, ou avec le cidre, nature lui aussi, venu du domaine Lacour-Veyranne d’à côté, à visiter pour découvrir la région et son histoire. L’autre versant de la Planque,...
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  • Hôtels de charme et de luxe
  • Les Halles
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Vous vous souvenez de cette poste du Louvre ouverte 24/24, dernier recours pour sauver un recommandé mal engagé ? Oubliée, fermée en 2015. À sa place, un autre genre de service express a pris le relais : Madame Rêve, plus de 7 000 m², étalés 83 chambres et suites d’acajou et de noyer. Et puis il y a le sommet, où Paris ne ressemble plus tout à fait à Paris. Un penthouse de 130 m², tout juste inauguré, flanqué d’une terrasse en enfilade et de commodités pensées pour les séjours prolongés comme pour les réceptions privées. La vue directe sur Pompidou, Saint-Eustache et le Panthéon, constitue, sans grande surprise, son principal atout. À l’intérieur, on reconnaît l’appartement parisien, à ceci près qu’il faudrait gagner trois salaires cumulés pour s’offrir un équivalent dans la vraie vie. Une version qu’on ne croise presque jamais d’ailleurs : de la lumière qui se promène sans obstacle et des volumes qui ne demandent pas qu’on s’excuse d’exister. Forcément, les équipements suivent la même logique. Un confortable lit king-size qui ne meuble pas la chambre mais l’engloutit, une douche si vaste qu’on pourrait y répéter une chorégraphie sans heurter un coude (et aussi une baignoire, au cas où), et un sauna privé pour deux, petite boîte à chaleur pour ceux qui savent que la sueur, parfois, est le meilleur des psys. Le salon, lui, joue la carte du cinéma privé : un écran de 97 pouces (OLED 4K) couplé à un système Devialet qui fait taire la rue comme si on avait posé un couvercle...
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  • Hôtels
  • Hôtels de charme et de luxe
  • Saint-Georges
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Soyons clairs : Pigalle n’avait pas besoin d’un hôtel de plus, encore moins côté SoPi (South of Pigalle, pour les nuls). Mais le Massé débarque – pile en face de Soif, la Cave – avec une idée assez simple pour qu’on y croit encore : faire du quatre étoiles sans trahir le quartier, ni ses habitants, ni ses nuits. À peine la porte de l'haussmannien pimpé par le studio Olivier Guyot franchie, on comprend l’intention : pas de desk froid où l’on décline son passeport, mais une grande table en bois, comme chez un copain qui a simplement de très bons contacts en design. En l'occurrence, deux copines : Juliette Gasparetto et Julie Parenti, ancienne de chez Festen, désormais à la tête du cabinet Gasparetto Parenti. Le rez-de-chaussée joue les caméléons : café tranquille au petit matin, poste de télétravail improvisé, ou point de chute pour un apéro côté bar. Pendant ce temps, la rue Victor Massé défile derrière la baie vitrée. Derrière l’établissement de la rue Victor Massé (vous comprenez mieux ?), une fratrie, Corto Peyron et sa sœur Eole. Lui a été initié au métier auprès d’Adrien Gloaguen (groupe Touriste ; l’Hôtel Panache, l’Hôtel Bienvenue, le Beaurepaire, le Château d’Eau, Les Deux Gares…), elle est responsable de l’identité visuelle. Ils pointent vers leurs parents pour expliquer l’ADN du Massé : une mère pour qui la convivialité méditerranéenne était une seconde nature, et un père breton curieux des cultures du monde entier. De ce cocktail familial, ils ont bricolé leur...
  • Hôtels
  • Paris et sa banlieue
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
À l’arrière de la bâtisse de 1885, protégée par un portail en fer forgé, s’étend un jardin de 400 m², comme une improbable respiration au cœur de Saint-Ouen. Voilà l’atout majeur du Charmant, boutique-hôtel ouvert en 2024 à deux pas des Puces, dans ce qui fut longtemps une maison de campagne familiale. On raconte qu’elle dominait alors les champs d’asperges et les vignes. Aujourd’hui, on profite de ce bout de terrain pour déjeuner au soleil ou prendre un verre à l’ombre des arbres, avec pour voisinage immédiat une tour d’habitation et, en arrière-fond, le périphérique à peine perceptible.  Arrachée aux convoitises des promoteurs par Anne Oury et Selim Mouhoubi, la maison a conservé son allure bourgeoise et ses ornements d’autrefois. Les chambres s’y déclinent en divers registres : « Évasion », avec ses moulures et ses cheminées de marbre ; « Tradition », aux lignes plus classiques ; « Grange », dont les vastes volumes s’ouvrent sur le jardin ; enfin « Duo » et « Solo », logées dans les anciennes écuries, rehaussées de couleurs vives. On y dort tranquille : lit confortable, quiétude préservée, et ce charme ancien qui subsiste malgré les aménagements contemporains. Le mobilier a été confié à un menuisier de la région ou chiné puis restauré avec l’aide de Sapide Design et de la brocanteuse Fauvette. Pupitre d’écolier, radio vintage et vaisselle dépareillée donnent l’impression qu’un oncle collectionneur vient juste de quitter la pièce. Et parmi les objets anciens, quelques...
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