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La nouvelle équipe va s’atteler à entremêler son savoir-faire, qui avait fait de l’Inter le phare du rock indé à Paris, et l’histoire du Chinois, notamment nocturne.

La voilà, l’info principale du mercato des salles de concert grand-parisiennes de moins de 500 places. A partir du 4 septembre, le Chinois, emblématique salle/club montreuilloise, va rallumer les potards sous l’autorité d’une nouvelle équipe formée de trois anciens membres de l’International, institution rock d’Oberkampf contrainte de fermer au printemps dernier pour malfaçons.
« C’est un nouveau défi pour nous, une nouvelle ville, une jauge plus conséquente aussi », annoncent avec envie Tom Picton, Tom D et Rémi Laffitte, qui composent le nouvel organigramme, respectivement à la prog, à la prod et à la com. Un transfert dont l’origine est à trouver dans un alignement des planètes entre une salle et une équipe qui a gagné la confiance de sa scène. Avec le Chinois, le trio dégote un lieu de 350 places, soit une jauge quasi deux fois plus importante que l’Inter et similaire à un espace comme le Point Ephémère.
Pour s’adapter, la nouvelle équipe va s’atteler à entremêler son savoir-faire, qui avait fait de l’Inter le phare du rock indé à Paris, et l’histoire du Chinois, notamment nocturne. « Sur les concerts, ça va pas mal changer, à la fois dans la fréquence et l’esthétique, globalement plus rock », détaille Tom Picton. Les premières dates laissent déjà entrevoir de belles choses avec les venues des Australiens de Checkpoint, fiers passeurs du egg punk, cet entêtant genre bon à se faire le coup du lapin ; l’escouade power-pop franco-italienne Lulu, ou encore MSS FRNCE, formation punk qui avait été la dernière à jouer à L’Inter.
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Et les nuits ? « Le Chinois avait déjà une identité bien marquée, un public et des partenaires réguliers », poursuit Tom Picton humblement. « On a envie de s’inscrire là-dedans et continuer à travailler avec les collectifs qui étaient bien installés au Chinois, voire de renouer avec d’autres qui y avaient fait leurs débuts mais s’en étaient éloignés avec le temps. » Les nuits seront encore et toujours traversées par des sonorités venues du monde entier, tout en mettant en avant les artistes et collectifs électroniques locaux. Quid des anciens ? Laissez-nous rêver d’un retour ponctuel de La CREOLE, pour une date intimiste là où tout a commencé.
Pour l’heure, l’équipe mise sur « une ouverture fixe de minimum - en fonction des opportunités - trois jours par semaine, du jeudi au samedi pour les concerts, et les vendredis et samedis pour le club, précise Rémi Laffitte. Pour pérenniser, il faut être méticuleux, à l’écoute et conscient de ses limites également. L’idéal pour le futur, ce serait d’avoir, comme à l’Inter, une équipe plus conséquente pour envisager un 5 sur 7. » L’équipe a aussi profité de l’été pour rafraîchir le système-son et acheter un backline pour les groupes. Surtout, le trio parle d’avenir – mentionnant de petits travaux de rénovation à court et moyen terme, et pourquoi pas un jour des aménagements plus conséquents –, et ça, c’est une bien belle nouvelle.
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