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Critique
Anciennes usines retapées en bistrots pour cadre, bleus de travail facturés un billet vert dans le Marais ou ateliers devenus lofts inabordables, le Paris industriel actuel sonne aussi faux qu’une vidéo de campagne. Si vous cherchez de l’ambiance authentiquement industrieuse et de l’entrepôt qui en fait pas semblant, direction Pantin ! Là, Gallia a eu la riche idée d’aménager sa brasserie en lieu de vie. Entre le labo où s’élaborent les futures mousses et les hautes cuves d’inox (qui se visitent), le bar Gallia apparait comme un joyeux bric à brasse, déglingué mais réjouissant. L’impressionnante collec’ de becs derrière le comptoir en formica rappelle que la bière reste la vedette du lieu autant pour hydrater la pause midi d’un galopin que comme carburant d’apéros à rallonge. Onze bières maison (autour de 5€ le demi), traductions liquides de la créativité houblonnée du brasseur Gabriel Frelet, ancien de Fauve : ronde ambrée au miel de sarrasin ; rafraichissante sour ananas coco ou une étonnante version fruit de la passion d’une New England Indian Pale Ale…
Ce lieu a su se faire une place comme ambianceur tous azimuts du quartier avec des événements chaque soir (tournoi d’échecs, lancement de brassin, DJ sets…) mais aussi une offre de restauration du midi avec une formule à 16€ au rapport quantité-prix assez imbattable. On a pu y manger une très honnête soupe de butternut, un bœuf bourguignon (qui ressemblait plutôt à un rougail) et deux énormes tranches de cake à la vanille qu’on mouille d’une pils compatible avec un après-midi de travail. On peut se poser au choix dans l’agréable cour pavée garnie de tables et de tonneaux colorés pour siroter à la fraiche (aux beaux jours c’est une terrasse exceptionnelle), dans la salle principale au plus près des animations ou dans le réfectoire un peu bordélique entre cuisine et flipper. Le bar Gallia : du cool sans faux col !
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