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Douze cinéastes et leur muse

Diaporama • Les couples mythiques de l'histoire du cinéma

 (Charlie Chaplin et Paulette Goddard)
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Charlie Chaplin et Paulette Goddard

Mannequin dès 13 ans, Marion Pauline Goddard-Levy adopte bientôt le chouette prénom de Paulette pour se lancer dans le cinéma. En 1932, à 22 ans, elle rencontre Charlie Chaplin, auquel elle inspire le rôle de la gamine dans 'Les Temps modernes' (1936), qui la rendra inoubliable et pour lequel elle répète inlassablement. Mais le mauvais accueil réservé aux Etats-Unis par les critiques à ce film jugé trop « gauchiste » échaude le couple, qui part en croisière en Extrême-Orient où il se marie en secret. En 1940, Paulette Goddard apparaît à nouveau aux côtés de Chaplin dans 'Le Dictateur', mais le couple divorcera deux ans plus tard, tout en restant en très bons termes (ce qui ne fut pas vraiment le cas des deux premiers mariages, aux issues plus ou moins désastreuses, du créateur du personnage de Charlot).

 (Orson Welles et Rita Hayworth)
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Orson Welles et Rita Hayworth

En 1942, Rita Hayworth, ancienne danseuse et actrice, fait la pin-up à la une du magazine Time. Devant sa photo, Orson Welles, à peine trentenaire mais comme toujours bourré d'ambition, lance un fameux : « Cette fille sera ma femme. » A la fin de l'année suivante, annonçant leur mariage, la presse surnomme désormais le couple "la Belle et le Cerveau". Balèze, Orson. Devenue une véritable icône en 1946 avec son rôle (et son strip-tease) dans 'Gilda' de Charles Vidor, Rita Hayworth ne tournera pourtant qu'une fois sous la direction de Welles - alors que leur couple, qui vient d'avoir une fille, est déjà en miettes et que la belle Rita, lasse des frasques de ce (très) bon vivant d'Orson, demande le divorce. Toutefois, on peut difficilement rêver plus beau cadeau de rupture que le film que lui réserve le réalisateur : 'La Dame de Shanghaï', l'un de ses plus beaux longs métrages et un rôle inoubliable pour Hayworth - malgré la tension et les engueulades légendaires qui émaillèrent le tournage.

 (Jean-Luc Godard et Anna Karina)
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Jean-Luc Godard et Anna Karina

Apparaissant en 1961 comme « les fiancés du Pont Macdonald », dans une célèbre séquence de 'Cléo de 5 à 7' d'Agnès Varda, Jean-Luc Godard et Anna Karina sont alors, dans la vie, de jeunes mariés. Du 'Petit soldat' à 'Made in USA', Karina se trouve alors au cœur des films de JLG, pour sa période restée la plus célèbre et quelques véritables chefs-d'œuvre de la Nouvelle Vague, qu'il s'agisse du très beau 'Vivre sa vie' ou du fabuleux 'Pierrot le fou'. « - Ma ligne de chance ? - Ta ligne de hanches ! »

 (Michelangelo Antonioni et Monica Vitti)
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Michelangelo Antonioni et Monica Vitti

En 1954, Antonioni a 42 ans, n'a pas encore rencontré de véritable succès au cinéma et divorce de sa femme après 14 ans de vie commune. Dur. Heureusement, trois ans plus tard, il rencontre Monica Vitti, 26 ans, qui devient sa compagne et avec laquelle il tourne alors quelques-uns des films les plus modernes des sixties. En quatre films ('L'Avventura', 'La Nuit', 'L'Eclipse', 'Le Désert rouge'), la mélancolie froide et rêveuse de Vitti structure le cinéma d'Antonioni, l'inspire, l'innerve. Abandonnant par la suite la jeune femme à la caméra d'autres réalisateurs - et non des moindres, de Dino Risi à Luis Buñuel -, Antonioni poursuivra seul son cheminement cinématographique, notamment avec 'Blow-Up', 'Zabriskie Point' et 'Profession : reporter', avant de retrouver Monica Vitti pour 'Le Mystère d'Oberwald' - qui restera l'un des ultimes rôles de l'actrice, retirée peu à peu du cinéma. Bref, l'un des couples les plus discrets, beaux et élégants des années soixante.

 (Rainer Werner Fassbinder et Hanna Schygulla)
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Rainer Werner Fassbinder et Hanna Schygulla

Contrairement aux autres couples croisés ici, en voici un qui ne fut apparemment « que » professionnel et amical, mais qui témoigne néanmoins d'une fidélité exceptionnelle : de 1969 à 1981 (soit un an avant la mort de Fassbinder à l'âge de 37 ans), Hanna Schygulla tourne en effet dans près d'une vingtaine de films de l'ultra-productif cinéaste allemand, parmi lesquels les fameux 'Les Larmes amères de Petra von Kant' ou 'Berlin Alexanderplatz'.

 (Woody Allen et Diane Keaton)
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Woody Allen et Diane Keaton

Quand on sait que le véritable nom de Diane Keaton est « Hall » (ce n'est donc absolument pas la fille de Buster), et son surnom « Annie », on comprend à quel point le film de Woody Allen fut composé comme une élégie amoureuse. Pourtant, lors du tournage du film, Allen et Keaton sont déjà séparés depuis deux ans : 'Annie Hall' apparaît donc comme un joli cadeau de rupture et une tendre déclaration d'affection du réalisateur pour son ancienne compagne, avec laquelle il tournera finalement pas moins de sept films. Lire la critique complète d''Annie Hall'.

 (Ingmar Bergman et Liv Ullmann)
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Ingmar Bergman et Liv Ullmann

Sans doute les amateurs du cinéma d'Ingmar Bergman auront-ils reconnu, dans l'image précédente, l'affiche de 'Persona' (1966), placardée au mur derrière Woody Allen et Diane Keaton. Or, c'est ce long métrage - l'un des plus puissants, visuellement et thématiquement, du réalisateur suédois - qui inaugure la longue et fructueuse collaboration entre Bergman et celle qui sera la mère de sa fille Linn et son actrice-fétiche pour une bonne dizaine de films (jusqu'à son dernier, 'Sarabande' en 2003). D'ailleurs, aujourd'hui encore, Liv Ullmann ne tarit pas de souvenirs sur son ancien pygmalion. Poursuivre avec notre interview de Liv Ullmann.

 (Roberto Rossellini et Ingrid Bergman)
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Roberto Rossellini et Ingrid Bergman

Voici à nouveau le nom de Bergman, mais avec le minois charmant et inquiet de la belle Ingrid (qui, soit dit en passant, n'a aucun lien de parenté avec son compatriote Ingmar). En 1948, après avoir vu 'Rome, ville ouverte', l'actrice suédoise adresse ces mots au réalisateur italien : « Cher M. Rossellini, j'ai vu vos films 'Rome, ville ouverte' et 'Païsa', et les ai beaucoup appréciés. Si vous avez besoin d'une actrice suédoise qui parle très bien anglais, qui n'a pas oublié son allemand, qui n'est pas très compréhensible en français, et qui en italien ne sait dire que ti amo, alors je suis prête à venir faire un film avec vous. » Mariés en 1950, le couple aura trois enfants (dont Isabella Rossellini, qu'on recroisera bientôt) et collaborera sur cinq films parmi les plus remarquables associés au néo-réalisme italien : 'Stromboli', 'Europe 51', 'La Peur', 'Jeanne au bûcher' et, surtout, le très novateur 'Voyage en Italie', qui fascinera pour longtemps les Français de la Nouvelle Vague.

 (David Lynch et Isabella Rossellini)
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David Lynch et Isabella Rossellini

Fille d'Ingrid Bergman et de Roberto Rossellini, Isabella Rossellini commence sa carrière comme mannequin pour des cosmétiques de luxe, avant d'épouser Martin Scorsese en1979 ; leur mariage durera jusqu'en 1983. C'est en 1986 que son compagnon de l'époque, David Lynch, lui propose un premier rôle vénéneux qui orientera durablement sa carrière, dans le trouble 'Blue Velvet', aux côtés de Kyle MacLachlan. En 1990, Isabella Rossellini apparaîtra à nouveau chez Lynch, cette fois dans un second rôle, dans 'Sailor et Lula'.

 (Jean Cocteau et Jean Marais)
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Jean Cocteau et Jean Marais

Muse, amant, puis ami de Jean Cocteau jusqu'à la mort de celui-ci en 1963, Jean Marais doit à l'écrivain de lui avoir mis le pied à l'étrier, alors qu'il étudiait le théâtre chez Charles Dullin, au théâtre de l'Atelier. Après un petit rôle dans sa réécriture de 'Œdipe roi', Cocteau compose pour Jean Marais la pièce 'Les Parents terribles' (1938), puis, après la guerre, les films 'La Belle et la Bête' ou 'Orphée'. Devenu grâce à Cocteau l'un des acteurs-phare de sa génération, Marais tournera par la suite avec Visconti, Renoir ou Guitry. Puis une dernière fois avec le poète-cinéaste, pour son ultime film, 'Le Testament d'Orphée', en 1959.

 (Federico Fellini et Giulietta Masini)
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Federico Fellini et Giulietta Masini

Mariés en 1943, Federico Fellini et Giulietta Masini tournent leur premier film ensemble, 'Les Feux du music-hall', en 1950. Mais c'est en 1954, avec son rôle dans 'La Strada', que Giulietta Masini se fera internationalement connaître, comme une sorte de double féminin du personnage de Charlot, mêlant douceur, poésie et vagabondage. Suivront 'Les Nuits de Cabiria', 'Juliette des esprits', 'Ginger et Fred'... Comme quoi, s'il affectionnait manifestement les bonnes femmes aux poitrines titanesques, Fellini est resté amoureux de sa Giulietta aux airs de petite fille espiègle.

 (John Cassavetes et Gena Rowlands, ici avec Ben Gazzara et Peter Falk)
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John Cassavetes et Gena Rowlands, ici avec Ben Gazzara et Peter Falk

Quand elle fait la connaissance de John Cassavetes en 1954, Gena Rowlands est une apprentie comédienne de théâtre, et le futur réalisateur, alors acteur occasionnel, en est encore à rêver à ce que pourrait être son cinéma. Marié quatre mois après leur rencontre, leur couple restera mythique pour ses films en commun, dont l'incontournable 'Une femme sous influence', où Rowlands se retrouve face à Peter Falk, autre grand complice de Cassavetes.

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