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Tour des curiosités croisées à l’Urban Art Fair 2017

urban art fair
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© C.Gaillard
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Urban ARt Fair
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Installation d'Astro
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FIDIA FALASCHETTI
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Un Mickey chromé, des origamis contestataires, un cheval avec les quatre fers en l’air… cette année, on en voit des vertes et des pas qu’aux murs à l’Urban Art Fair ! 

Moins de galeries présentées mais toujours plus de singularités : voici un peu le leitmotiv de cette deuxième édition de la première foire internationale d’art urbain, qui se tient à Carreau du Temple jusqu’au dimanche 23 avril. Vingt-huit galeries – soit cinq de moins qu’en 2016 – qui témoignent d’une sélection aussi accrue qu’aiguisée. Et déroulent sur 3 000 m2 la multiplicité de l’art urbain, de ses inspirations brutes à ses aspirations disparates, de ses artistes pionniers à ses ambassadeurs tout juste émergés.

Un bel éclectisme qui devrait permettre à cette édition de rencontrer le même succès que l’an passé, où près de 20 000 visiteurs s’étaient pressés. La preuve en quatre faits et en images.

Fait n°1 : un monde en relief et en grand format

C’est acté, l’Urban Art Fair nous en apporte la démonstration par A+B : après des décennies de 2D en galeries, l’art urbain se décolle des murs, sort de la toile et quitte les parois planes pour se poser en ronde-bosse au milieu du salon. Dans des formats toujours plus imposants, parfois démesurés mais propres aux muralistes bien encadrés, le genre se décline en sculptures et en installations.

 

Pimax
© C.Gaillard

 

 

Vous ne ferez pas un pas sans en faire le constat, encore plus prégnant que l’an dernier. Ne vous étonnez donc pas de buter sur la gigantesque ‘Façade’ de Hendrik Czakainski, le ‘Business Man’ de Cranio (venu d’Amsterdam dans les cartons de la Vroom & Varossieau), les énormes bombes de peinture de Pimax ou sur la composition mystico-désertique de Joram Roukes au stand de la galerie 42b : vous faites face au nouveau visage de l’art urbain. D’ailleurs, même les tableaux qui semblent sans aspérités se chargent de matière, voire se détachent de leurs cimaises, à l’image des faux théâtres victoriens de Jaune. L’avènement d’une éminente proéminence…

© C.Gaillard

 

 

 

 

'Business Man' de Cranio
© C.Gaillard

 

 

Composition mystico-désertique de Joram Roukes
© C.Gaillard

 

 

 

 

 

Jaune
© C.Gaillard

 

 

 

 

Fait n°2 : l’heure est à la récup’

L’art urbain a vu le jour dans la rue, a pris son essor avec les moyens du bord et même maintenant qu’il s’est établi dans le marché de l’art il conserve au cœur de son ADN une créativité empreinte de débrouillardise. Par conséquent, il ne s’avère pas surprenant de retrouver pléthore d’œuvres ayant pour support des matériaux en tout genre : un couvercle de pot de peinture pour Jana & JS, une boîte aux lettres pour Zenoy et C215, du bois en veux-tu en voilà, taillé, modelé, sculpté, massif ou en fine planche… Sa réinterprétation semble d’ailleurs être la technique en vogue.

Et puisque l’art de la recup’ ne va pas sans flirter avec celui du détournement, on ne s’étonnera pas de contempler des sucettes coulées dans la résine, dont les courbes dessinent un sac à main Yves Saint-Laurent. Une extravagance bien léchée made in Fred Allard.

 

Jana & JS
© C.Gaillard

 

 

 

 

 

 

'YSL Candies' de Fred Allard
© C.Gaillard

 

 

 

Zenoy
© C.Gaillard

 

 

 

Monkey Bird sur le 'wall of fame' de l'Artistik Rezo.
© C.Gaillard

 

 

 

 

 

Fait n°3 : des noms à surveiller de (très) près

Quand on arpente un salon, on aime bien découvrir de nouveaux noms. Histoire de se la péter gentiment en s’autoproclamant avant-gardiste et dénicheur de talents. Et comme des talents, l’UAF n’en manque pas, on ne peut résister à l’envie de vous en citer quelques-uns dont on risque sans doute d’entendre discourir dans les années à venir. Il y a tout d’abord ceux qui squattent deux stands à la fois, preuve qu’ils ont de l’or dans les doigts : tout d’abord Kan, le pointilliste de génie, l’homme au Posca arrondis. Et puis il y a Fin Dac, exposé par la Pretty Portal de Düsseldorf et la bling-bling Bartoux, dont les portraits de jeunes femmes masquées de coulures ne cessent de nous interpeller du regard.

 

KAN
© KAN/C.Gaillard

 

 

 

Fin Dac
© C.Gaillard

 

 

 

 

Pêle-mêle, on relève également le trait sobre et doux, presque Keith Haringien, de Jace et les origamis de Mademoiselle Maurice à la galerie Mathgoth ; les gravures photographiques de Vincent Chery et le cubisme contemporain de Chazme ; les faux bas-reliefs de Kaï et les cœurs explosant de couleurs de Kongo, qui fait l’objet d’un solo show à l’espace de la galerie Lezarts Urbains. Sans oublier le duo de fréros Ratur & Skaro, qui se sont exposés l’hiver dernier à la 42b.

 

Jace
© C.Gaillard

 

 

 

 

 

Mademoiselle Maurice
© C.Gaillard

 

 

 

'Last Ship' de Chazme
© Chazme/C.Gaillard

 

 

 

 

Fait n°4 : séances de rattrapage

Une session de rattrapage pour les curieux ayant raté les meilleurs accrochages d’art urbain ? Pas vraiment en ce qui concerne Ratur & Skaro, puisque ces derniers ont joué le jeu de montrer des toiles inédites au public de l’Urban Art Fair. Mais que ceux qui pensaient se faire une rétrospective des expositions de l’année 2016 se rassurent : il y a bel et bien quelques retours de flamme, notamment de la part de la Galerie du Jour qui remet une couche de Cleon Peterson pour les retardataires.

C’est avec plaisir qu’on retrouve aussi les piliers de l’art, déjà présents à l’édition précédente, des artistes de l’écurie Wallworks comme Speedy Graphito et Banksy, ceux de la galerie Brugier-Rigail tels que Miss.Tic et M. Chat. Ou encore Alec Monopoly, Marc C. Woehr et Popay, JonOne, Jo di Bona – très gainsbourien depuis qu’il a peint la maison de l’auteur-compositeur –, Astro, Obey, Shaka et le pionnier de l’art brut-urbain iranien Esmaël Bahrani.

 

Marc C. Woehr
© Marc C. Woehr /C.Gaillard

 

 

 

 

 

Jo di Bona
© C.Gaillard

 

 

 

 

En parlant de séance de rattrapage, si vous n’êtes vraiment pas à Paris ce week-end pour assister à l’Urban Art Fair, sachez que vous pourrez toujours retrouver l’événement fin juin à New York. Un aller-retour qui vous coûtera le prix d’une œuvre : collectionneur ou voyageur, à vous de choisir !

Quoi ? • Urban Art Fair 2017 + une exposition des plus belles œuvres en Une du magazine Graffiti Art au sous-sol du lieu.
Où ? • Au Carreau du Temple, 4 rue Eugène Spuller, Paris 3e.
Quand ? • Du 20 au 23 avril (jeudi de 11h à 20h, vendredi et samedi de 11h à 22h, dimanche de 11h à 19h)

Plus d'informations sur le site de l'Urban Art Fair.

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