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Musée du Quai Branly - Jacques Chirac

  • Musées
  • 7e arrondissement
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Musée du Quai Branly
Musée du Quai Branly
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Time Out dit

A quoi ressemble, au XXIe siècle, un temple européen dédié aux arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques ? Rendez-vous au musée du Quai Branly - Jacques Chirac, construit à l’initiative de l’ancien président de la République. Côté Seine, des plantes poussent sur les façades, défiant les lois de la gravité. Côté rue de l’Université, des formes cubiques aux couleurs chaudes émergent insolemment des devantures, comme d’étranges champignons plantés à l’horizontale. Dans la cour, on serpente à travers un jardin ébouriffé, à l’ombre d’un encastrement impressionnant de colonnes, de dés, de cercles, de vides et de pleins architecturaux. C’est colossal, spectaculaire, audacieux. C’est à deux pas de la Tour Eiffel. Et c’est signé Jean Nouvel.

Naît en 2006 dans la controverse de son coût astronomique (233 millions d’euros) et du nom eurocentriste (imaginé par Jacques Kerchache), assaisonné d’un amer arrière-goût colonial, cet espace titanesque qui abrite les anciennes collections d’ethnologie du musée de l’Homme et du musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie de la Porte Dorée (désormais Cité nationale de l’histoire de l’immigration). Dans une scénographie aux couleurs du désert du Colorado et aux reliefs bruts, on traverse les continents et les siècles, croisant des trésors ramenés de l’autre bout du monde, comme cette statue dogon anthropomorphe issue du Mali du Xe siècle, ces masques gabonais, ces tuniques vietnamiennes, ces figurines aztèques ou ces costumes à plumes du Pérou. Une vaste collection, richement documentée, que viennent compléter de nombreuses expositions temporaires sur l’histoire de ces contrées lointaines ou autour de l’art contemporain.

Infos

Adresse
37 quai Branly
7e
Paris
Transport
Métro : Iéna ou Trocadéro
Prix
De 7 à 10 euros. Gratuit le premier dimanche de chaque mois pour tous et pour les moins de 18 ans.
Heures d'ouverture
Mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h et jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h
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Programme

Black Indians de La Nouvelle-Orléans

  • 4 sur 5 étoiles

Leur truc en plume ? Il est bien plus politique que celui de Régine. Stars de la nouvelle expo du musée du Quai Branly, les Black Indians se révèlent aux yeux du grand public à travers un formidable parcours retraçant l’histoire des Afro-Américains en Louisiane, leur place dans la société et dans la célèbre parade de Mardi Gras. La déambulation commence par un “petit” cours d’histoire (qui occupe finalement la quasi-moitié de l’expo) sur la Louisiane avant la colonisation et les autochtones amérindiens, puis sur l’esclavage et la traite négrière. Si ce ne sont QUE le strass et les paillettes qui vous attirent dans l’expo, un conseil : passez votre chemin. Car si les costumes et les danses occupent une large place dans les différentes salles, ils illustrent des récits d’une extrême violence.  Si on a souvent reproché au musée du Quai Branly de ne pas laisser parler les principaux intéressés dans ses expos, ce n’est pas le cas cette fois-ci : le commissariat signé Steve Bourget et Kim Vaz-Deville implique le chef des Skull and Bones, l’un des groupes majeurs du carnaval, qui balaye d’un revers de main les dangers d’exotisation du sujet. Les costumes (tous incroyables) ponctuent le parcours, et laissent leurs broderies nous parler. Inspirées des Amérindiens, symboles de résistance à l’oppresseur blanc, ces tenues traditionnelles sont ornées de représentations, parfois brutales. On peut par exemple y voir des scènes de lynchage – que l’on découvre au rythme de la puissante chanso

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