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50 oeuvres d'art incontournables à Paris • Regard social

Comme un vent d'engagement et de suie

Musée Carnavalet • Les Ramoneurs

Charles Nègre, avant mai 1852
Bien que ses trésors soient rarement révélés au public en raison de leur fragilité, il nous était difficile de résister à la tentation de pousser la porte du cabinet photographique du musée Carnavalet, riche de clichés du XIXe siècle. Au sein de cette collection de photos primitives, vestiges d'un Paris prisonnier du sépia, résident notamment ces trois ramoneurs, immortalisés sur le quai Bourbon par Charles Nègre en 1851. Si, à l'époque, il était déjà courant de photographier les petits métiers parisiens, Nègre innove ici en choisissant de mettre en scène des personnages « en marche »...

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Musée d'Orsay • Les Raboteurs de parquet

Gustave Caillebotte, 1875
Lorsqu'il hérite de la fortune de son industriel de père, Gustave Caillebotte peut enfin se consacrer à sa passion : la peinture. Il peint, donc, mais devient aussi le mécène de ses amis Degas ou Renoir, et finance des expositions impressionnistes. Si bien qu'à l'époque, il est davantage reconnu en tant que collectionneur qu'en tant qu'artiste. Ce n'est que dans les années 1970, en France mais aussi aux Etats-Unis, que ses toiles seront enfin considérées à leur juste valeur, et en premier lieu ces 'Raboteurs de parquet'. D'un « sujet vulgaire », l'une des premières représentations du prolétariat urbain, Gustave Caillebotte tire un tableau insolite...

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Musée Rodin • Monument à Balzac

Auguste Rodin, 1898
Parmi les grands hommes de son époque dont Rodin s'est échiné à dresser le portrait, cherchant à figer dans le plâtre, la pierre ou le bronze toute leur puissance intellectuelle et physique, Victor Hugo et Honoré de Balzac sont sans doute ceux que le sculpteur a représentés avec le plus d'obstination. Commandé par la Société des Gens de Lettres, ce monument à Balzac sur lequel l'artiste oeuvra pendant six longues années fit scandale : jugé trop expérimental par les pourfendeurs de l'académisme, il fut rejeté par ses commanditaires en 1897...

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Centre Pompidou • Portrait de Sylvia von Harden

Centre Pompidou • Portrait de Sylvia von Harden

Otto Dix, 1926
En choisissant de peindre le portrait d'une femme émancipée qui picole et fume seule à une terrasse de café, le monocle vissé à l'œil, Otto Dix se penche sur la nouvelle société de l'entre-deux-guerres au cœur d'un Berlin moderne où il passe deux ans, entre 1925 et 1927. Le peintre allemand raconte les intellectuels comme il raconte, dans ses tableaux les plus corrosifs, les gueules cassées de 14-18 : sans fard, sans magnifier la réalité, mais en esquissant des figures ambiguës, charismatiques dans leur laideur...

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Par Clotilde Gaillard

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