Nos dernières critiques restos

Les tables parisiennes testées anonymement par la rédaction de Time Out.

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  • Français
  • 10e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Contrairement à ce que dit le proverbe, ici, ce sont les larrones qui font l'Occasion : Candice Brée (ex-Pages) et Margaux Baju (croisée au Perchoir période Alice Arnoux). Ce duo de choc au goût sûr, a relooké une ancienne cantine végé à Goncourt avec le cabinet Lieu. Résultat ? Un cœur de bistrot dans un corps de gastro, plus stylé que Jules Koundé arrivant à Clairefontaine : banquettes 70’s, mobilier de designers, couverts chinés et rideau lynchien mais avec la voix de Maïté diffusée aux WC (où se cache en sus une jolie mosaïque).  Les idées claires se ramassent aussi à la fourchette dans le menu du soir à 49€ (4 envois + amuse-bouche & mignardise), profilé comme une chaise Bauhaus : un coloriste crudo de saint-jacques à l’huile de sapin et prouesse de marmelade de mandarine au poivre ; puis un double raviole artichaut-tonka/ ricotta-algues joueuse sur une crème de citron aux noisettes ; avant un plat de haute précision fonctionnaliste à base de filet de julienne, de blette, d’asperges et de sabayon au kosho qui rappelle la belle bistronomie des origines. On s’accorde le trou glacé (+10€) au sorbet betteraves, raifort et vodka alliant le terreux et le brûlant. Puis, en jeu de mets conlusif, un “célerimisù”, une subliminale version maraîchère du dessert italien, et c’est très bon.  Le goulot la joue naturel (verres dès 7 €, bouteilles dès 32 €) ou sans alcool avec les kombuchas Archipel (6 €). Et bientôt le dimanche, l’occaz sera aussi à saisir car les deux cuisinières...
  • Laotien
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Si, walkman et jean neige, vous vous promeniez à Belleville en 1987, il y avait déjà un bon raidillon à grimper, déjà le Baratin et déjà Lao Siam ! Quarante ans plus tard, tout a changé mais rien n'a changé. La cantine ouverte par la famille Souksavanh exilée du Laos tient toujours le pavé, passée du statut de boui-boui à celui d'institution. Les trois frères, Fred, Nicolas et Alexandre ont repris l'affaire des parents, rajouté du superflu (de la merch, un livre de recettes), gonflé un peu les prix mais conservé l'essentiel : une carte à rallonge et à l'ancienne où se mêlent des plats de Thaïlande, de Chine et du Viêt Nam (reconnaissables aux lettres T, C et V sur le menu) : Tigre qui Pleure, riz cantonais et porc char siu, bo bun… Une profusion qui fait un peu désordre en 2026. Sous le regard indifférent des poissons rouges dans leur aquarium, on décide d'opter pour les recettes typiquement laotiennes (précédées d'un S, comme spécialités) avec des crackers de riz à tartiner d'une redoutable sauce curry à la crevette et au porc haché, avant un Mou nam tok, une grillade de porc mariné au bon goût fumé, à plonger dans une sauce au tamarin et escortée de riz gluant. Sur le versant glucidique, on repère un mystère (qui fut longtemps et pour une raison inconnue le dessert de tous les restos asiatiques de Paris) mais on choisit un « rubis » au lait de coco et gelée de fruits, plus coloré qu'une tenue d'Eurovision et vraiment très (trop) sucré. En conclusion, voilà une adresse...
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  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • 15 arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans la famille de l'authentique pause déj' nipponne, on demande les mamans ! Hitomi Parsi et Aiko Mitsutake (passée par la Villa9Trois) ont décidé d'allier leur envie de Japon et de cuisine en ouvrant ce micro comptoir de 6 places assises (mais un parc se déploie sur le trottoir d'en face) au bout de la rue de Vaugirard. Au menu, le casse-dalle japonais par excellence : des solides onigiris faits minute (8 recettes dont œuf mariné, algue kombu ou thon mayo) mais aussi des onigirazu, une version joufflue des premiers, comme un burger en riz drapé d'algue nori avec 7 variations possibles : saumon et crème miso, crevette panée et sauce tartare, légumes sautés… On se jette sur cette nouveauté dans sa formule à prix d'ami (10,50€) arrivant avec de la saucisse fumée japonaise, une poignée d'edamame et deux parallélépipèdes d'omelette. Faire plus japonais demanderait 14h d'avion ! L'onigirazu au poulet teriyaki s'avère copieux et sapide avec du poulet grillé maison nappé de sauce sucrée-salée, un riz moelleux et des feuilles de salade pour le croquant. La conscience professionnelle nous pousse aussi à goûter un onigiri d'un beau gabarit au bœuf et miso tout en rondeur (3,90€). Pour un total cosplay de déjeuner d'écolier tokyoïte, on fait couler tout ça avec une Ramune (une limonade pétillante au goût tellement chimique qu’il fait passer une fraise tagada pour une gariguette fraichement cueillie) avant de mordre dans un mochi maison au sésame noir souple comme une gymnaste. Bref,...
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le chef japonais Masafumi Nomoto, pionnier de la gastronomie popu japonaise à Paris (il officie depuis 1991 !), continue d’étendre son petit empire du goût dans cette portion de Paris Centre. Après Charbon Kunitoraya et Stand Tora voilà le dernier-né : Tora Tora, un comptoir inox donnant sur la rue, jouxtant Kunitoraya, son bistrot à udon. L’étal se hérisse d’une palanquée de triangles de riz garnis, vedettes des pique-niques nippons et équivalent japonais de notre jambon-beurre. Ici tout est réalisé à la main avec les bons produits du restau ce qui explique les prix assez relevés (par rapport à ceux d’Omusubi Gonbei à deux pas). Mais quand on aime une pause déj dans les jardins du Palais-Royal on ne compte pas… Parmi les 17 modèles (dont 8 veggie) sculptés dans du bon riz de Niigata à la cuisson impeccable, on pioche un saumon manquant un peu de punch (celui agrémenté d’œufs du même poisson est plus intéressant), un aux shiitakés satinés très agréable et surtout un poulet frit hyper gourmand avec son onctueuse mayo japonaise. On reviendra tester ceux garnis de poulet au curry ou à l’anguille. La préposée qui tient le comptoir avance que trois onigiris suffisent pour caler un adulte, un de plus n’aurait pas été de trop mais ça commence à chiffrer ! À noter que le comptoir propose aussi des bentos tarifés pour les cadres (à partir de 25€). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme...
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  • Réunionnais
  • Belleville
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Belleville, terre de cantines ? Sans aucun doute ! Après les formules miraculeuses de Paloma et Ostara, c’est au tour de Fami de faire honneur à la fringale méridienne sans (trop) léser le portefeuille. Posée pépouze dans la riante rue de Tourtille, cette enseigne décorée de bric et de broc se dédouble: resto la journée avec coin terrasse, café associatif et recyclerie l’après-midi, à la manière d’une Zone À Nourrir défendue avec entrain par le binôme Juliette Stive et Maxime de Bollivier. Ensemble, ils troussent une popote réunionnaise des fami(lles) - en l'occurrence celle de ce dernier, originaire de l’île de l’océan indien. La formule entrée-plat-dessert à 15,50 € (qui dit mieux ?) envoie une paire de juteux samoussas poulet-combava avec mention très bien en trigonométrie alimentaire, puis une salivante gamelle de rougail saucisse, lestée de haricots rouges, de riz, d’herbes fraîches, de concombres pimentés, à engluer dans une sauce savante. Un délectable rougail dispo aussi en version sandwich (mastard !) dans une baguette fraîche (6,50€) et pour les végétariens, le cari de chou fleur s’avère de bon aloi (10,50 € le plat seul - tremble Tasty Crousty) ! Et en dessert, on gobe un petit chou coco-citron vert frais du jour. Côté liquides, il y a des bonnes limonades jurassiennes Elixia, des vins au verre tirés de cubi ou des bières bio Silly (3-5 €). Bref, de la cantoche amène à prix copain qui casse la dalle comme Chuck Norris des parpaings avec son front. D’ailleurs,...
  • Français
  • Bercy
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Vous voulez prendre un peu de distance avec la hype de la rue Saint-Maur ou vous croire en province sans quitter la rive droite ? Alors direction ce bout de 12e jadis dévolu au business vineux. Au pied d’un immeuble mo(che)derne non loin du cours Saint-Emilion, niche cette auberge reprise par Fabien Raynaud, méritant neveu du fondateur Georges Bouet, qui déploie une kitschissime déco rustico-médiévale en stuc qui ferait passer les attractions de Disneyland pour des reconstitutions d’historiens. Qu’importe, il y a foule pour s’installer aux tables nappées de carreaux.  Habitués abonnés au semainier ou gaillards venus se caler les joues, les clients savent pouvoir compter sur la caille confite, les tripoux de Naucelles ou le divin chou farci façon Lioujas. Mais la vedette ici, c’est l’aligot. Fameuse d'en organiser chaque mois de mars un concours du plus gros mangeur, cette auberge ne plaisante pas avec ce petit chef-d’œuvre fromagé, servi avec ou sans ail selon les palais. Filant doux, dense et bien poivré, ce fleuron du menu est fait sur place, une rareté en soi : c’est l’un des deux seuls à Paris (avec l’Ambassade d’Auvergne). Compagnon de l’agneau de Lozère, du veau du Ségala, de la saucisse charcutière ou de la truite d’Aubrac au foin, il cale et régale les nostalgiques du buron. Les plus braves enchaînent avec un des plantureux desserts maison, tels que le vertigineux mille-feuille, classique du lieu. Ou, plus sûrement, la merveilleuse Tatin qui coiffe au poteau ses...
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  • Gare du Nord
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Reniflant toujours l'arrière-train de l'église Saint-Vincent-de-Paul, l'ancienne Pointe du Grouin du Thierry Breton a finalement rejoint la grande famille des Avant-Comptoirs de Julien Camdeborde (neveu d’Yves) qui comptait déjà quatre membres. Ce changement d'état civil ne se répercute qu'à la marge dans la déco de la vaste salle-atelier (lumière zénithale, placards grillagés, mange-debout) où quelques fresques cochonnes ont été peintes ici et là. Le nouveau taulier étant revenu dans la zone euro, l'antique distributeur de « groins » avec lequel on payait ses tapas à l'époque Breton prend désormais la poussière à un bout du vaste zinc. L'ambiance comme la carte s'affichent canaille mais dans une version doudoune sans manches d'un afterwork à Saint-Jean-de-Luz. On pioche parmi l'intimidante palanquée de petites assiettes (majoritairement viandardes, largement porcines et bien castées avec les charcuteries d’Éric Ospital ou de Christian Parra) : un shot de boudin mixé et mélangé à du bouillon de volaille, plus étonnant que bon ; de convaincants choux de Bruxelles grillés et lustrés d'un beurre citronné ; un trio de coquettes croquettes de jambon comme à Barcelone et une poitrine de cochon bien fondante, réveillée par des pickles d'ail et de chou rouge. Pour choisir avec quoi mouiller tout ça, vous pouvez aller vous promener dans la cave de plain-pied très nature et plutôt raisonnable ou faire confiance à l'efficace serveur-sommelier : occitan Libertat de Terre Ensems (35 €)...
  • Arts et Métiers
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans la famille des adresses qui jouent à saute-frontières et fusionne joyeusement les héritages, ce Café de l’Arc met dans le mille en se postant aux confluences de l’Afrique de l'Ouest, de la France et de l'Italie. Le cadre ? Celui, minimal, d'un ancien PMU de quartier arrimé à la rive la moins glamour du bd Saint-Denis (côté 3e). Ramy Ndione (Chop Chop) compte bien réitérer le miracle de sa Chope des Artistes (actuellement fermée) et le transformer en QG modeux et multiculturel à coups de vins nature et d'assiettes bien troussées. Pour ces dernières, c'est la cheffe Christina Ogiefa, prodige italo-nigériane venue de Rome, qui s'y colle. Ce soir-là on pioche dans la carte qui secoue des plats de la Botte avec des ingrédients exotiques : tartare de bœuf épicé par une sauce yassa (un poil salée) et un gel de piment scotch bonnet ; moelleux gnocchis d'igname nappés d'une crème au pecorino ou épaule d'agneau fondante alanguie sur une rare purée de plantain. On fait couler avec un verre de Bambara da Casa, un vin nature italien de Luca Bambara (au nom totalement adapté à la DA du lieu !) pioché dans une carte transalpine où l'on croise Enigma resistenza du Sicilien Giardini ColeRinger (60€) ou Crucella (34€) d'Antonio Gismondi. Comme la Chope des Artistes juste après sa reprise, l'ambiance reste encore timide mais on ne doute pas que la hype va décoller, attirée par le trio magique des prix raisonnables, de la super terrasse et de la plus grande tolérance au bruit des...
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  • Pizza
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ancien journaliste devenu néo-boulanger, Adriano Farano a l'accent chantant et une idée fixe : rendre plus digeste le pain. Après un travail de fournil avec des chercheurs sur le sujet, il cumule désormais les bonnes pratiques : farine de blé ancien sicilien, meule de pierre, levain vieux de 130 ans et fermentation longue ! Et quitte à faire des miches, en bon Napolitain il s'est aussi mis à la pizza. Cette Pizza Viva planquée dans le 16e depuis décembre 2025, tout en terracotta et crème, est la petite sœur de la première adresse dans le 5e. Sans surprise, l'ambiance se montre nettement plus sage que chez Acid Lactic ou Oobatz… Au menu, 13 recettes très classiques (marinara, margherita, 4 fromages…) cuites dans un four à bois Grimaldi. Adriano ne rigole pas avec ses ingrédients : tomate bio des Pouilles, mozzarella du Perche, anchois de Cetara… Ce qui explique les prix assez relevés (rien à moins de 10 €). On opte pour une bonne vieille Regina, bien chargée en jambon blanc artisanal. Surprise, Adriano a pris des libertés avec la recette de sa ville natale : trottoir réduit et pâte assez croustillante. Celle-ci, objet de toutes les attentions, présente une acidité assez marquée (due au levain), étonnante mais pas désagréable. On lui trouve même des touches de sarrasin ! Pour être sûr de bien tester les allégations de santé annoncées, on n'en laisse pas une miette ! Bilan : certes, pas de KO postprandial, mais pas non plus une révolution digestive. Juste une très bonne...
  • Thaïlandais
  • Folie-Méricourt
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans une louable volonté de prendre la vie dans le bon sens, Matawee Li et Rémi Jominet ont abandonné leur carrière respective — elle dans l’archi, lui dans la finance — pour se lancer dans la dinette. Car peut-on vraiment appeler “restaurant” cette boîte à chaussures cachée dans une ruelle vers République. Neuf places rentrées au chausse-pied dans 15 m², un micro-comptoir qui cache une kitchenette où Matawee (mais tout le monde l’appelle May) popote des plats inspirés de ses racines thaïlandaises : volcaniques raviolis au porc et huile pimentée (10€) puis incendiaire salade de vermicelles, porc haché et crevettes séchées (17€) avant, en guise d’antipyrétique, une douceur glacée à la gelée de lait de coco (9€). Vous êtes végétarien ? Pas de bol , il n’y a rien pour vous ! Rémi, passionné de vins nature, se charge des liquides : Patrick Bouju, Yannick Meckert, Martin Wörner, Nicolas Chemarin… Sur le papier, Pochana cumule les défauts : la taille de cette adresse empêche d’y aller à plus de deux et oblige à dégager rapidement pour le service suivant ; les plats ne s’avèrent pas spécialement donnés, les vins ont du mal à stimuler les papilles cramoisies par les piments… Et pourtant, tout cela aboutit à un lieu singulier, inclassable et plein de charme. On trinque avec ses voisins de table (quasiment sur nos genoux), on discute avec les tauliers ultra gentils, bref, on passe un excellent moment. Paris compte des salles plus confortables, des caves mieux fournies et des...
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