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Critique
Un fritkot, kesako ? Tout simplement une friterie en flamand, soit la plus belle invention de la Belgique (avec la bière d’abbaye et Soulwax). Le chef belge le plus suivi de ce côté-ci du Quiévrain, Mallory Gabsi, vient justement d’ouvrir son fritkot en hommage à son plat pays. Avec ce 140° on n’est bien loin de sa table gastronomique du 17ᵉ puisque cette anfractuosité jaune moutarde dans la rue des Petits Carreaux se réduit à 4 places au mini-comptoir surveillées par une photo du couple royal. Préparez-vous à avaler votre cornet en situation de mobilité (bon courage quand on vous rajoute une fricadelle !). Pourquoi 140°C ? C’est la température idéale du premier bain d’huile (comme l’avait rappelé à Mallory le chef bruxellois Christophe Hardiquest lors d’une épreuve de Top Chef en 2020). La carte explore tous les snacks frits qu’on trouve là-bas : croquette de crevette grise, saucisse de dinde épicée (la « lucifer »), nugget de poulet (« poulycroc », non ce n’est pas un Pokémon) ou la classique fricadelle avec – incroyable – une vraie saveur de viande !
La vedette dorée de la carte vissée au mur reste évidemment la frite servie en trois tailles de cornet (le moyen à 5,70€ est bien servi !) : deux cuissons, dont une à la graisse de bœuf (donc pas végé compatible), couleur de lingot, croustillante dehors, moelleuse au centre, avec un bon goût de patate. Ça passe tout seul. La dizaine de sauces -mayo maison, andalouse, algérienne- est en sus et pas donnée (1,10€ le pot). La mayo à l’ail trop timide ne laisse un souvenir ému (on a préféré celle de la Caravane par exemple). On fait couler avec une Stella à la bouteille pour un total hommage belge, mais si vous avez posé votre après-midi, il y a aussi une Triple Karmeliet à 8,4° !
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