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Critique
C’est la fin d’une bistromance… et le début d’une nouvelle ? Le Cadoret adoré, régenté par la fratrie Léa et Louis Fleuriot jusqu’à l’été 2025, a refait sa vie en optant pour le triolisme. Derrière le comptoir, s’activent désormais Pierre Forest, Benoît Baud et le cuistot Clément Vezat, triplette à la tête de Buttes Snack Bar, barav posé juste au-dessus dans la même rue. Bonne nouvelle, le bistrot d’angle de Belleville garde ce qui faisait son charme : salle vitrée qui prend bien la lumière, zinc magnétique et tables sur le trottoir ouvertes aux quatre vents. Les nouveaux proprios ont blanchi les moulures du plafond, détartré les plinthes et éclairci les murs pour redonner tout son éclat au sourire de ce bouclard.
Au déjeuner à quatre mains (avec Alice Newman, venue de l’Auberge de la Roche), la formule mise sur la simplicité juste (25 €) : en entrée, salaces ris d’agneau panés à tremper dans une mayonnaise à l’aneth plus verte que la veste de Marine Tondelier ; puis, en plat du jour, une roborative salade de haricots borlotti gracieusement jonchée de poulpe, raie, céleri et fenouil ; avant un riz au lait casanier en dessert. Au dîner, la cheffe passe en solo et la cuisine monte en gamme : brochettes de fraise de veau-poivron-sabayon (14 €) ; saint-pierre, sauce vin jaune, haricots verts (29 €) ; madeleines au toffee (12 €)… Il faudra revenir voir si le soir va aussi bien au teint de ce Cadoret 2.0.
Et comme l’ancien savait cajoler la soif, le nouveau n’est pas en reste avec une carte de vins naturels patiemment reconstituée : vif blanc gardois (7 € le verre), beaux juras (51 à 140 € la bouteille), des canons étrangers (Allemagne, Suisse, Italie). Et le matin, de bons cafés (du même fournisseur qu’avant !). Bref, du changement et de la continuité.
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