A la Folie
© A la Folie | Sur la terrasse d'à la Folie
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Où aller manger quand il fait 35 °C ?

Les meilleures adresses parisiennes pour manger au frais quand la canicule frappe.

Antoine Besse
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Avec la fréquence des canicules qui augmente plus rapidement que le point d’indice et les objectifs des COP balayés comme Nation après une manif, on peut avancer que le réchauffement climatique s’installe pour un moment.

Ici l'ombre

Le saviez-vous ? « Canicule » signifie en latin « petite chienne », car c’était aussi le nom de l’étoile Sirius, que les astronomes de l’Antiquité pensaient responsable des chaleurs estivales. Aujourd’hui, on sait que les canicules sont 100 % dues à l’action humaine, mais on ne sait pas toujours où se réfugier pour manger à la fraîche quand le thermomètre s’affole à Paris.
Dans la ville en position pyrolyse, le parasol d’une terrasse se montre impuissant et les rooftops donnent l’impression de s’installer sur un grill. Alors, où manger pendant une canicule ? On vous propose notre sélection d’adresses avec de la vraie ombre (celle des arbres), dans des cours protégées du cagnard ou aidée d’un air conditionné efficace. Qui est chaud ?

Manger à la fraiche

  • Sénégalais
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Haikara qui le prépare à la japonaise, Buck façon US ou Dong Ne comme en Corée, voilà DKR qui arrive pour le Sénégal. On retrouve dans l’enseigne l’économie de voyelle qui prévalait chez BMK (ce sont les mêmes patrons, Abdoulaye et Fousseyni Djikine). La carte reste donc 100 % poulet et halal (mais déclinable en végé) dans des recettes panafricaines (Caraïbes comprises) : classique poulet yassa, revisite africaine du tasty crousty avec une sauce au bissap ; lointaine cousine de la salade César à la banane plantain, mayonnaise épicée et sauce chien. À faire couler avec un bissap maison à défaut d’une Flag puisque la maison fait l’impasse sur l’alcool. En bref, voilà une convaincante tentative de passer par la rue pour faire entrer les cuisines afrodescendantes dans nos habitudes.

Où ? 19 rue de la Roquette, Paris 11e

  • Végétalien
  • Roquette
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Des pierres grattées, des chaises Thonet et des petites assiettes à partager… le tout entre Voltaire et Saint Ambroise. Voilà, à première vue, un bistrot comme le 11ᵉ en propose en quantité. Alors pourquoi donc s’arrêter sur ce Présent ouvert en novembre 2026 ? Eh bien parce que derrière les intitulés rassurants de la carte (ceviche, effiloché, pâté cornichon…) tout ici s’avère vegan ! Comme chez Vivide, Awards 2026 du meilleur gastro de quartier, le choix de ne pas le claironner permet d’éteindre les préjugés des dîneurs carnassiers craignant d’être carencés. Si vous vous languissiez d’une adresse avec grandes tablées, prix mini et petites assiettes végan, Présent conjugue habilement les trois !

Où ? 13bis, avenue parmentier, Paris 11e

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  • Bistrot
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La "campagne à Paris" prend ici tout son sens. Le Petit Bal perdu, posté en plein 5e, bénéficie d’un des plus beaux emplacements de restaurant de la ville : perché au-dessus des pavés, perdu au milieu des arbres avec une terrasse en or dominant la placette Lucien-Herr (où passent moins de voitures que dans le maquis corse), sonorisé par une fontaine et la cour de récré de l’école voisine… Un havre bucolique à deux pas de la rue Mouffetard !

Où ? 32 rue Tournefort, Paris 5e

  • Gastronomique
  • 16e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans cet archipel des 1 % du  16e, le chef Julien Dumas a affrété en février 2025 la ronronnante Pergolèse pour la transformer en cette Zostera (une plante aquatique) cinglant vers la gastronomie marine. L’ancien chef du Lucas Carton et du Saint-James, très investi dans la pêche durable, garde toujours une main pour le petit bateau dans ses menus iodés (de l’amuse-bouche à la mignardise !), justes et inventifs, dont une formule déjeuner à 55 € au rapport qualité-prix insensé. Bref, mettez le cap sur le 16e, vous ne serez pas déçu.

Où ? 40 rue Pergolèse, Paris 16e

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  • Espagnol
  • Père-Lachaise
  • prix 3 sur 4

Amagat (« caché » en catalan), bodega next generation ouverte par Gianpaolo Polverino et Lorenza Lenzi, planque dans une allée pavée et ombragée du 20e (mais tout le monde le sait). Dans un cadre classieux (tables en marbre, cuisine ouverte, terrasse XXL), on picore des tapas comme à Barcelone avec la Movida parisienne : croquetas fondantes, copeaux de jamon iberico… Super carte des vins !

Où ? 29 villa Riberolle, Paris 20e

  • Brasserie
  • Champs-Elysées
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

L’intérieur de l’immense restaurant décoré par Joseph Dirand, en jette déjà sérieusement dans le genre uchronie IIIe République pompidolienne avec marbre, banquettes en velours et miroirs biseautés. Mais ce n’est rien par rapport à la splendide terrasse végétalisée (à l'ombre !) le long de la colonnade avec vue sur le Petit Palais, qui s’impose comme une des plus majestueuses de la ville. On s'y régale de classiques de la brasserie française. 

Où ? 1 place Clemenceau, Paris 8e

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Le Jardin du Saint James

Le Saint James, cet étonnant Moulinsart posé au fin fond du 16ᵉ, ouvre son incroyable jardin aux beaux jours et aux non-membres pour les dîners À l’ombre de la pergola vert amande et dans une ambiance carrément bucolique entre érables et hortensias, vous pouvez fourcheter une carte estivale : ceviche de daurade, poulpe à la plancha, citron glacé… Une parenthèse pas donnée mais très efficace contre les dômes de chaleur !

Où ? 5 place du chancelier Adenauer, Paris 16e

  • Hôtels
  • Batignolles
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La reprise par Pierre Moussié, Élodie Moussié et Sophie Richard de ce discret hôtel non loin de la place de Clichy a tout changé : immeuble surélevé, étoiles gagnées et chambres décorées comme un manoir de lady anglaise… Tout, sauf cette extraordinaire cour arborée, coupée de la ville et de son agitation. Dans un calme campagnard et sous un parasol bicolore, on se régale d’assiettes ensoleillées (burrata, épaule d’agneau) comme si l’on avait rallié une maison de campagne dans le Perche depuis le métro.

Où ? 18 rue des Dames, Paris 17e

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  • Cafés-concerts
  • La Villette
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Cette néo-guinguette ouverte fin 2016, dans une des 26 « folies » rutilantes signées Bernard Tschumi du parc de la Villette, en a sous le pied côté terrasse : 900 mètres carrés sous les tilleuls avec de grandes tables communes, des guirlandes, des transats, un barbecue qui crépite… C’est le Perche à Paris sans le crédit de la maison à rembourser. Dans les assiettes, des choses simples (salades, grillades) mais qui passent bien pendant une canicule !

Où ? 26 avenue Corentin-Cariou, Paris 19e

  • Gastronomique
  • Les Halles
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Au sommet de la Bourse de Commerce, les deux modestes géants de la gastronomie française, Michel (le père) et Sébastien (le fils) Bras cisèlent une carte céréalière (en écho à l’ancienne vie de grenier à blé du lieu), précise et sans esbroufe. La formule midi à 57 € apparaît comme une incroyable bonne affaire, une expérience gastronomique à prix brasserie dans un cadre tout en fraicheur et avec une vue plongeante sur les Halles.

Où ? 2 rue de Viarmes, Paris 1er

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