[category]
[title]

Critique
Bien plus que le quartier Saint-Anne, la Motte-Piquet-Grenelle mérite, depuis les années 90, son appellation de « Petite Corée », avec ses épiceries, ses karaokés, son festival gastronomique et ses dizaines de restaurants. C’est donc logiquement ici que le chef Jeonggil Jun (venu du Café de Mars) a ouvert fin 2025 son café/cantine où prendre un latte au misugaru (une poudre de céréales coréenne), un brunch ou un déjeuner sur le pouce. Il l’a baptisé comme la rue de sa maison d’enfance en Corée et se concentre sur les kimbaps , ces makis XXL, vedettes des pique-niques scolaires, déclinés en 9 versions à la carte.
Ce midi, dans une ambiance sonore de Coréens joyeux (un bon signe), on opte pour le kimbap mystère du jour (14 €). Une dizaine de pièces larges comme un bras d’enfant, où l’algue nori peine à contenir les gros morceaux de seiche, le riz parfumé, les radis, la carotte et les pickles de concombre et la mayo pimentée. On trempe le tout dans une incendiaire sauce soja et moutarde. C’est gourmand, relevé ce qu’il faut et plein de textures. Une réussite. Les udons au tofu, accompagnées d’un ramequin de crevettes frites servies à côté, font bien envie aussi. Histoire de ne pas risquer l’hypoglycémie en plein 15e, on s’offre la star du lieu : un cheesecake au matcha vert gazon et léger comme une fleur… en attendant l’été et les aériennes glaces bingsus. Pas de doute, Ssang Bong Lo mérite carrément de se faire une place dans cette K-Town parisienne.
Discover Time Out original video