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Critique
Après avoir traîné son tablier dans divers pop-up à travers le monde, le chef anglais Georges Black a ramené la soupe à la maison. On veut parler du ramen, le bol de bouillon garni de nouilles dont ce nomade culinaire a appris l’art subtil au Japon, avant de se sédentariser rue Saint-Nicolas où il s’est offert ce joujou brutaliste à murs grattés et béton nu en lieu et place de l’ancien Dersou.
Au menu minimal ? Trois recettes puristes : le végé au dashi de champi et miso ; le shio (salé) et le shōyu (sauce soja) au bouillon alchimique, frais et cristallin à base d’anguille, de poulet et de jus de yuzu, lesté de soba maison et d’une raviole de porc barboteuse, d’un œuf mariné, de tranches de porc rôti, de blanc de poulet juteux et d’herbes fraîches. Un petit bijou de potage à prolonger de mini-sides : une pimpante saladette de cœur de canard au binchotan, chicorée castelfranco et vinaigrette sésame/agrumes (10 €) et d’un poulet frit très tchatcheur, maquillé de mayo et de paillettes d’algue nori (12 €) ; et en dessert, un riz au lait plus grandmaternel qu’une boîte de sablés remplie de matériel de couture (8 €).
La profondeur de cave est assurée par les allocs de l’associé du chef, Solal Martin-Grondard, boss du barav les Oeillets (verres 8€, quilles dès 35€). Bref, une adresse qui a tout compris, un Toy satori en somme.
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