Caprice et Comédie

19e arrondissement : les boutiques

Péniches, friperies, librairies et jolies échoppes

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  • Fripes et vintage
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Emmaüs Défi - Magasin Riquet
Emmaüs Défi - Magasin Riquet
Parce qu’Emmaüs Défi Riquet est une expérience à vivre, direction la rue frontière entre le 18e et le 19e arrondissement de Paris. Ici, 950 mètres carrés de bonnes affaires s’entassent dans un joyeux bordel tenu d’une main experte par les bénévoles d’Emmaüs. Au fond du magasin, des dizaines de portants bourrés de vêtements constituent la partie « textile », soit une sélection du very best of des dons faits à l’association. Mode homme, mode femme, chaussures, accessoires… Courez y dénicher des pièces contemporaines de seconde main à prix bisou (entre 3 et 6 € pour un haut, 6 € les shoes, 15 € la robe chemise Kenzo) et trouvez votre bonheur sur le portant « vintage ». Ici, vous n’êtes pas dans une friperie comme les autres. La moindre pièce sur cintre est une pépite découverte à la main parmi les tonnes de fringues qui arrivent sans cesse dans le hall des équipes en chantier de réinsertion. 15 % seulement du tonnage est sélectionné pour sa qualité et son style – toujours plus fantaisie – afin d’atterrir dans vos penderies. Last but not least, les sommes récoltées permettent de faire vivre l’intégralité de la structure, personnel inclus. Alors qu’on ne vous prenne pas à tenter de négocier. Si l’on ne devait emporter qu’une pièce : On ne part pas sans une robe légère avec cordon à la taille ultra-« voyage voyage » à 10 €. Simple, intemporel, efficace.
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  • Boulangeries
  • Jaurès
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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Après une première carrière chez Nissan, Vanessa Dezallé a pris un virage en épingle pour rejoindre la nouvelle génération de boulangers et boulangères militant.e.s, avec dans le (rétro)viseur l’envie de célébrer le monde agricole. Dans son petit labo-boutique proche des Buttes-Chaumont, elle a mis toutes les valeurs apprises de son mentor dans le Minervois : farines bio d’exception, pains réalisés sur une seule journée sans passage par la chambre froide, fermentation libre dans une vieille armoire de pousse naturelle, gloire au tout-levain et gestion des ressources humaines douce. Ceci explique ses horaires saugrenus : ses employés ne commencent qu’à 6 h 30 – bien tard pour la boulange –, et ses pains sortent du four en début d’après-midi, avant l’ouverture à 16 h. Les miches sont, comme annoncé, généreuses, avec une croûte pas trop épaisse mais bien croustillante, une acidité du levain présente sans être agressive ou entêtante. Celle aux blés anciens est une introduction idéale au travail de la boulangère, dont l’offre fait dans la sobriété – même si le pain amande, noix et miel présent à notre passage valait le croc. Côté sucré, on y trouve une belle brioche à la mie caramel dédiée à sa compagne, des tartes aux fruits rustiques de fort belle allure – figues, myrtilles ce jour-là –, et ce cookie bien bruni au goût de farine torréfiée addictif, ou ce flan gaillard, presque bourru, mais ô combien réconfortant. Au déjeuner, boutique fermée, c’est par la fenêtre qu’il faut...
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  • Fripes et vintage
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4
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Emmaüs Défi - Boutique du 104
Emmaüs Défi - Boutique du 104
La petite boutique Emmaüs du 104 propose un échantillon bien choisi de vêtements seconde main, vintage à l’honneur comme il se doit. Emmaüs trouve si bien sa place dans l’immense halle réhabilitée qu’on regrette simplement que l’espace qui lui est dédié ne s'étale pas sur quelques mètres carrés de plus. Tapisserie à l’anglaise, petits fauteuils en velours et organisation cosy, on y prendrait bien le thé si le lieu n’était pas victime de son succès… Pour ceux qui n’ont pas peur du coude à coude version les Halles un samedi après-midi, la boutique solidaire propose des chemises à 4 €, des jupes et vestes en jean à 5 €, et pourquoi pas une bonne vieille salopette à 15 €. Vous pourrez également trouver quelques exemplaires de vestes en cuir bien coupées entre 30 et 60 €. Casseroles et petits verres à thé parsèment l’espace cuisine où les six assiettes old fashion sont à 4 €. L’adorable petit coin librairie propose quant à lui trois livres pour 1 €. Des créations Emmaüs Made (upcycling) réalisées par des salariés sont aussi en vente. 
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  • Traiteurs
  • Jaurès
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Un arancini mettrait moins de temps à dévaler les Buttes-Chaumont que vous pour choisir parmi les trésors de l’épicerie vert amande de Francesca Borrelli et Alessandro De Palma. Ce duo italo-italien féru de bonne bouffe a ciselé un casting haut de gamme, venu de toute la Botte, avec une certaine préférence pour les Pouilles, terre natale d’Alessandro. On y trouve ainsi - en exclu française – la bombe d’huile d’olive Le Ferre de Castellaneta (18 €/l) !  Sinon, la vitrine déborde du nec plus ultra de la salumeria comme ce capocollo, sorte de coppa (des Pouilles donc) délicatement épicée (49 €/kg) ou une pancetta de compète, ingrédient indispensable pour des carbo dignes de ce nom. La taulière se fait traiteur et prépare aussi des bombes de focaccias coiffées de tomates confites et de chiffonnade de jambon (6,95 €) ou des lasagnes (truffe champignon à 29,50 €/kg) afin de caler de bonheur les déjeuneurs du quartier. Sur les étagères, on glane aussi des pâtes fraîches Suma, des boîtes de pesto à l’ail, des bouteilles de vermouth pour l’aperitivo, des oranges de Sicile ou un rare bauletto Tiri (succulent panettone au format cake)… Alors oui, c’est (très) cher, mais pas besoin de chercher des Pouilles dans la tête, la qualité est là ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Musées
  • Art et design
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4
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Qu’elle paraît loin, l’époque où la vie artistique de Paris gravitait autour de Montmartre. Il aura fallu attendre plus d’un siècle pour que le nord de la capitale renaisse doucement de ses cendres. A deux kilomètres à l’est du Sacré-Cœur, à cheval entre le canal de l’Ourcq et le 18e arrondissement, le 104, ouvert en 2008, se pose en symbole de ce renouveau culturel. D'autant qu'il occupe les anciennes pompes funèbres de la Ville de Paris, bâtiment industriel du XIXe siècle dont les 39 000 mètres carrés surplombent la rue d’Aubervilliers. Faisant la part belle à l’art contemporain et aux arts vivants, le Centquatre (on l’écrit aussi comme ça) transcende les frontières entre les disciplines afin d'ouvrir la culture au plus vaste public possible. Véritable laboratoire artistique, il accueille chaque année de nombreuses manifestations culturelles (pièces de théâtre, films, expositions, concerts) mais aussi des artistes en résidence dans ses deux halles coiffées de verrières. En plus de sa programmation foisonnante, la vie du 104 gravite autour d'un restaurant (le Grand Central), d'un café, de plusieurs boutiques ou de food trucks (le camion à pizzas !). Espace de passage et de rencontres, il attire un public hétéroclite – entre passionnés d’art, flâneurs du dimanche, danseurs de hip-hop et familles du quartier –, invité à profiter de son immense open space en libre accès autour d'un atelier de qi gong ou d'un marché bio (le samedi).
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  • Epicerie fine
  • 19e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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De face comme de profil, Alexandros Rallis a un nez sans pareil pour dénicher les délices de son archipel bien aimé. Egalement a(r)mateur de bons mots, il expose sa devise vitaliste et un peu anar sur le frontispice de sa boutique, rue de Belleville : “Vivre libre et nourrir”.  Promesse tenue avec un déploiement de produits hellènes à faire rentrer Ulysse chez lui en hors-bord : voluptueuses huiles et olives de Kalamata, la Mecque du petit fruit noir (19 € les 500 ml et 23 € le kg) ; meilleure feta de l’univers, celle de Nikos Memmos, le Socrate du fromage de brebis (7,50 € les 250 g) ; tuerie de piment fumé boukovo que l’on mettrait jusque dans son café du matin (4 € le petit sachet) ; stupéfiante poutargue Trikalinos comme une pâte de fruit de mer (60 € l’unité) ; pistaches d’Egine finement pignochées de rose ; pâtes langue d’oiseau Kritharaki ; anguille fumée aux bois d’olivier et de chêne (12,50 € les 100 g)…  Pour citer ses classiques, en l'occurrence Virgile, “il serait plus facile de compter les grains de sable de la mer que d’énumérer tous les cépages grecs”. Et Alexandros nous en donne un aperçu avec cet assemblage blanc de ​moscatel, robola, tsaousi, zakynthino et vostilidi de l’île de Céphalonie (16 €), ce rouge xinomavro de Macédoine (24 €) ou encore ce vermuth Otto’s Athens poétique infusé de pétales de rose (25 €). Et le samedi, l’épicerie part en barav improvisé: ça va casser des assiettes comme au bouzoukia ! Chez Time Out, tous les établissements sont...
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  • Pâtisserie
  • Buttes-Chaumont
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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A un jet de chouquette des Buttes-Chaumont, le couple Sayo Yamagata et Othman El Ouraoui a planté cet amour de pâtisserie boisée. Elle, Américaine de parents japonais, lui, Français d’ascendance marocaine, sont devenus partners in crème au sein des chiquissimes cuisines du Bristol. Exfiltrés dans le Paris communard, ils font désormais prospérer en toute discrétion leur boutique de quartier pas plus grande qu’une poche à douille ! Derrière la vitrine sont garées en épi les stars des lieux : de replets cakes qui claquent à la texture dense et rebondie, humides comme il faut, pas trop sucrés et surmontés d’amandes glacées à la vanille (4,20 € la part) – la version classique au citron déboîte aussi (13 € le cake entier). Leurs gâteaux alignés sur la saison régalent tout autant : la tarte mont fuji au marron, cranberry et chantilly (6,40 €), la chocolat-sarrasin (6,70 €) ou le paris-tokyo, un chou noisette-kinako (poudre de soja grillé, 5,50 €) ; mais aussi le flan allègrement vanillé (2,80 €), les croissants et les pains au chocolat (1,20 €) que l’on peut avaler sur un bout de comptoir avec un bon café Esperanza torréfié dans le 9.3. Sur leurs étagères, on chope également des tablettes de chocolat du Pérou, de Cuba ou d’Indonésie (6,50 €) et de la confiture maison. Si le ginkgo est un arbre sacré, Ginko est un abri sucré !   Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client ! 
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  • Boutique solidaire
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4
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Bric-à-Brac Riquet
Bric-à-Brac Riquet
Fabuleux lieu de don où trouver à bas prix de tout et même du goût, voilà le pari réussi d’Emmaüs Défi. Presque cent personnes en réinsertion travaillent efficacement sur plusieurs centaines de mètres carrés, ouverts chaque samedi aux chalands. Espace mobilier tous styles, coin jouets ou librairie, l’ancien marché repensé par Eve Gasparin n’a rien perdu de son esprit. La preuve, vous pourrez faire vos essayages dans les désormais très sexy frigos de bouchers. La politique des prix s’adapte à la clientèle variée, familles modestes du quartier ou bobos à la recherche d’une commode hollandaise des années 1930. Alors que les objets de première nécessité sont quasi donnés, les prix de la belle collection de vêtements vintage font sentir que Robin des Bois n’est pas bien loin… Ainsi, vous pourrez trouver une seyante robe pour enfant à 2 €, un canapé quasi neuf à 80 €, une commode à 60 € ou à 300 €… Dans tous les cas, les tarifs du mobilier rénové restent inférieurs à ceux des antiquaires. A noter que des ventes spéciales d’articles neufs à prix d’occasion sont organisées en partenariat avec des grandes surfaces (événements annoncés sur facebook). Un conseil : le petit électroménager de qualité part très vite le matin et n’est pas renouvelé dans la journée, alors que le mobilier est remplacé à chaque vente. Attention tout de même, l’espace est vide en fin de journée ! Les retardataires pourront toujours se consoler en profitant du petit jardin intérieur, charmant clin d’œil aux...
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  • Bars à vins
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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La Cave de Belleville
La Cave de Belleville
Pour qui ? Les courtisans de l'apéro à la bonne franquette On glougloute quoi ? Une quille de Corbières, exemplaire et peu bue à Paris (Les Lanes 2012 du domaine La Baronne) Attrapez par le coude votre ami le plus distingué – celui qui boit son thé l’auriculaire en l’air, façon reine mère – et dirigez-vous, en sa charmante compagnie, à la Cave de Belleville. De hautes vitrines élégantes, des rangées de bouteilles bien ordonnées, des saucissons et des jambons suspendus comme dans une petite boutique de Cagliari... Non, vous ne rêvez pas, vous êtes bien à Paris. Et même en plein cœur du 19e arrondissement, au 51 de la rue de Belleville, entre un kebab et une alimentation générale. C'est là que s’est installée cette cave à vin à l'allure digne et racée, avec sa façade bleu nuit et sa ribambelle de fromages et charcuteries. Vous pouvez vous délecter sur place ou, comme dans une épicerie fine, vous contenter d'emporter vos petits caprices. Nous optons, après un long moment d'hésitation, pour une planche de fromages et de charcuteries (19 €), regrettant de ne pouvoir également goûter aux tapas de couteaux, de pétoncles ou de poulpes (10,50 €). Le roquefort, le morbier et la tomme de brebis, servis en premier, ont sans conteste été bien choisis. Pour les accompagner ? Un rouge glouglou et nature signé Axel Prüfer (Le Temps des Cerises) au diapason avec la charcutaille. Saucisson, pâté maison parfumé et jambon de salaison pour baguette fraîche et pain aux figues : le paradis....
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  • Jaurès
  • 4 sur 5 étoiles
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Un Igloo dans la ville
Un Igloo dans la ville
A Paris, le nombre de food trucks s'accroît de jour en jour et les cinéphiles peuvent désormais savourer une glace après un bon film. L’Igloo dans la ville a eu la bonne idée de poser ses valises (gelées) au MK2 quai de la Loire. Comme dans les autres boutiques de frozen yogurt, vous pouvez prendre votre dessert nature ou le customiser. Difficile de faire simple quand le choix de toppings s'avère incommensurable : M&M's, Oreo, fruits frais, muesli, coulis à la pelle... Ici, les clients payent à la taille (entre 4 et 8 €) et non au poids du pot. Point plaisant : ce qui agrémentera votre yaourt est servi à volonté. De plus, vous aurez la fierté de manger du sans gluten et 0 % de matières grasses, de quoi décomplexer plus d'un gourmand. Une terrasse exclusivement réservée aux amateurs de rafraîchissements lactés a été aménagée pour l'occasion. Mais cet emplacement de rêve ensoleillé au bord du canal ne va pas de pair avec l'accueil, malheureusement pas aussi chaleureux. Et le serveur pourrait même refroidir encore plus votre petit plaisir... Une adresse estivale à garder néanmoins sous la main si vous êtes pris d'une fringale givrée. 
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