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Caprice et Comédie

19e arrondissement : les boutiques

Péniches, friperies, librairies et jolies échoppes

Écrit par
Céleste Lafarge
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Emmaüs Défi - Boutique du 104
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4

La petite boutique Emmaüs du 104 propose un échantillon bien choisi de vêtements seconde main, vintage à l’honneur comme il se doit. Emmaüs trouve si bien sa place dans l’immense halle réhabilitée qu’on regrette simplement que l’espace qui lui est dédié ne s'étale pas sur quelques mètres carrés de plus. Tapisserie à l’anglaise, petits fauteuils en velours et organisation cosy, on y prendrait bien le thé si le lieu n’était pas victime de son succès… Pour ceux qui n’ont pas peur du coude à coude version les Halles un samedi après-midi, la boutique solidaire propose des chemises à 4 €, des jupes et vestes en jean à 5 €, et pourquoi pas une bonne vieille salopette à 15 €. Vous pourrez également trouver quelques exemplaires de vestes en cuir bien coupées entre 30 et 60 €. Casseroles et petits verres à thé parsèment l’espace cuisine où les six assiettes old fashion sont à 4 €. L’adorable petit coin librairie propose quant à lui trois livres pour 1 €. Des créations Emmaüs Made (upcycling) réalisées par des salariés sont aussi en vente. 

  • Musées
  • Art et design
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Qu’elle paraît loin, l’époque où la vie artistique de Paris gravitait autour de Montmartre. Il aura fallu attendre plus d’un siècle pour que le nord de la capitale renaisse doucement de ses cendres. A deux kilomètres à l’est du Sacré-Coeur, à cheval entre le canal de l’Ourcq et le 18e arrondissement, le 104, ouvert en 2008, se pose en symbole de ce renouveau culturel. D'autant qu'il occupe les anciennes Pompes funèbres de la Ville de Paris, bâtiment industriel du XIXe siècle dont les 39 000 m2 surplombent la rue d’Aubervilliers. Faisant la part belle à l’art contemporain et aux arts vivants, le Centquatre transcende les frontières entre les disciplines afin d'ouvrir la culture au plus vaste public possible. Véritable laboratoire artistique, il accueille chaque année de nombreuses manifestations culturelles (pièce de théâtres, films, expositions, concerts) mais aussi des artistes en résidence dans ses deux halles coiffées de verrières. En plus de sa programmation foisonnante, la vie du 104 gravite autour d'un restaurant (le Grand Central), d'un café, d'une librairie (le Merle Moqueur), de plusieurs boutiques ou de food trucks (le camion à pizzas). Espace de passage et de rencontres, il attire un public hétéroclite - entre passionnés d’art, flâneurs du dimanche, danseurs de hip-hop et familles du quartier -, invité à profiter de son immense open space en libre accès autour d'un atelier de Qi gong mensuel ou d'un marché bio le samedi.

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Brûlerie de Belleville
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Un amateur de bon café, prônant le Made in Paris !Boire quoi ? Un café fruité d'Ethiopie Après avoir bien bourlingué dans tous les coffee shops de la planète (Angleterre, Australie, Etats-Unis), les jeunes Thomas Lehoux (également proprio de Ten Belles) et David Flynn (ex-Télescope) sont revenus avec une envie immense, un désir viscéral : torréfier du bon café à Paris, en important directement les grains eux-mêmes. Faut dire qu'à l'époque, la Ville Lumière ne brillait pas pour ses jus de chaussettes, rappelez-vous (spéciale dédicace aux cafés Richard ou Malongo). Fin 2013, ils co-fondent donc cette petite Brûlerie artisanale perchée sur les hauteurs de Belleville. Qui depuis — cocorico ! — approvisionne un grand nombre de cafés parisiens, en France, et même en Europe. Voilà pour l'historique. A la Brûlerie de Belleville, on met l’accent sur la rotation des crus en fonction des saisons, le maître mot étant la fraîcheur des arômes, mais aussi leur qualité et leur variété. Rwanda, Costa-Rica, Honduras et Brésil constituaient les régions principales lors de notre passage. Chaque pays développe ses propres saveurs, plus épicées et fruitées en Afrique, plus boisées, aux touches caramélisées et cacao, en Amérique du Sud. Stockées dans des toiles de jute, les fèves sont torréfiées sur place par une belle machine hollandaise, ce qui garantit là encore une véritable fraîcheur du produit.  Soigneusement sélectionnés, les cafés proviennent de petits et moyens producteurs, don

La Cave de Belleville
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les courtisans de l'apéro à la bonne franquette On glougloute quoi ? Une quille de Corbières, exemplaire et peu bue à Paris (Les Lanes 2012 du domaine La Baronne) Attrapez par le coude votre ami le plus distingué – celui qui boit son thé l’auriculaire en l’air, façon reine mère – et dirigez-vous, en sa charmante compagnie, à la Cave de Belleville. De hautes vitrines élégantes, des rangées de bouteilles bien ordonnées, des saucissons et des jambons suspendus comme dans une petite boutique de Cagliari... Non, vous ne rêvez pas, vous êtes bien à Paris. Et même en plein cœur du 19e arrondissement, au 51 de la rue de Belleville, entre un kebab et une alimentation générale. C'est là que s’est installée cette cave à vin à l'allure digne et racée, avec sa façade bleu nuit et sa ribambelle de fromages et charcuteries. Vous pouvez vous délecter sur place ou, comme dans une épicerie fine, vous contenter d'emporter vos petits caprices. Nous optons, après un long moment d'hésitation, pour une planche de fromages et de charcuteries (19 €), regrettant de ne pouvoir également goûter aux tapas de couteaux, de pétoncles ou de poulpes (10,50 €). Le roquefort, le morbier et la tomme de brebis, servis en premier, ont sans conteste été bien choisis. Pour les accompagner ? Un rouge glouglou et nature signé Axel Prüfer (Le Temps des Cerises) au diapason avec la charcutaille. Saucisson, pâté maison parfumé et jambon de salaison pour baguette fraîche et pain aux figues : le paradis. Ajoutez

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Emmaüs Défi - Magasin Riquet
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Parce qu’Emmaüs Défi Riquet est une expérience à vivre, direction la rue frontière entre le 18e et le 19e arrondissement de Paris. Ici, 950 mètres carrés de bonnes affaires s’entassent dans un joyeux bordel tenu d’une main experte par les bénévoles d’Emmaüs. Au fond du magasin, des dizaines de portants bourrés de vêtements constituent la partie « textile », soit une sélection du very best of des dons faits à l’association. Mode homme, mode femme, chaussures, accessoires… Courez y dénicher des pièces contemporaines de seconde main à prix bisou (entre 3 et 6 € pour un haut, 6 € les shoes, 15 € la robe chemise Kenzo) et trouvez votre bonheur sur le portant « vintage ». Ici, vous n’êtes pas dans une friperie comme les autres. La moindre pièce sur cintre est une pépite découverte à la main parmi les tonnes de fringues qui arrivent sans cesse dans le hall des équipes en chantier de réinsertion. 15 % seulement du tonnage est sélectionné pour sa qualité et son style – toujours plus fantaisie – afin d’atterrir dans vos penderies. Last but not least, les sommes récoltées permettent de faire vivre l’intégralité de la structure, personnel inclus. Alors qu’on ne vous prenne pas à tenter de négocier. Si l’on ne devait emporter qu’une pièce : On ne part pas sans une robe légère avec cordon à la taille ultra-« voyage voyage » à 10 €. Simple, intemporel, efficace.

L'Eau et les rêves
  • Shopping
  • Librairies
  • Jaurès
  • prix 2 sur 4

Que donne l’association d’un marin et d’une éditrice ? Une péniche-librairie, bien sûr. Tirant son nom d’un essai de Gaston Bachelard publié en 1942, L’Eau et les rêves a retrouvé en septembre 2014 son port d’attache du quai de l’Oise, après une première ouverture en avril et quelques mois de navigation forcée (la demande croissante d’emplacements le long du canal n’aidant pas). La curieuse échoppe bénéficie depuis d’une situation plus stable et d’horaires fixes, qui lui permettent d’enfin se faire un nom – et peut-être même quelques vagues. Après un déjeuner aux Bancs Publics, on se laisse happer par cette large coque où encre et ancre font si bon ménage, jusque dans les rayonnages : ici, on trouve principalement des ouvrages relatifs à la navigation, à la mer et au voyage, pour tous les âges (l’espace enfants bien étoffé). Et pour tous les tarifs, puisqu’on trouve même sur le pont quelques bacs d’occasion rappelant ceux des bouquinistes des quais de Seine. Qu’on ait le pied marin ou non, on se sent rapidement à l’aise au cœur de ce navire, entouré de bateaux en bouteille, marines et gouvernail (pour la très belle déco) et pirates, aventuriers, mousses ou créatures marines (pour quelques-uns des thèmes abordés). Si le lieu attirera avant tout les curieux et autres loups de mer bien informés, la librairie propose quelques tables de nouveautés généralistes (romans, essais) qui pourraient à l’avenir aider à combler un « vide de papier » sur cette rive du bassin de la Villette.

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Bric-à-Brac Riquet
  • Shopping
  • Boutique solidaire
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Fabuleux lieu de don où trouver à bas prix de tout et même du goût, voilà le pari réussi d’Emmaüs Défi. Presque cent personnes en réinsertion travaillent efficacement sur plusieurs centaines de mètres carrés, ouverts chaque samedi aux chalands. Espace mobilier tous styles, coin jouets ou librairie, l’ancien marché repensé par Eve Gasparin n’a rien perdu de son esprit. La preuve, vous pourrez faire vos essayages dans les désormais très sexy frigos de bouchers. La politique des prix s’adapte à la clientèle variée, familles modestes du quartier ou bobos à la recherche d’une commode hollandaise des années 1930. Alors que les objets de première nécessité sont quasi donnés, les prix de la belle collection de vêtements vintage font sentir que Robin des Bois n’est pas bien loin… Ainsi, vous pourrez trouver une seyante robe pour enfant à 2 €, un canapé quasi neuf à 80 €, une commode à 60 € ou à 300 €… Dans tous les cas, les tarifs du mobilier rénové restent inférieurs à ceux des antiquaires. A noter que des ventes spéciales d’articles neufs à prix d’occasion sont organisées en partenariat avec des grandes surfaces (événements annoncés sur facebook). Un conseil : le petit électroménager de qualité part très vite le matin et n’est pas renouvelé dans la journée, alors que le mobilier est remplacé à chaque vente. Attention tout de même, l’espace est vide en fin de journée ! Les retardataires pourront toujours se consoler en profitant du petit jardin intérieur, charmant clin d’œil aux prem

Le Genre Urbain
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Librairies
  • Belleville

Au cœur de Belleville, Le Genre urbain est une institution. Xavier Capodano, le taulier, a fait de sa passion pour les questions urbaines une librairie de quartier ultraspécialisée, et un lieu de rencontres et de débats très actif. Le spot ? Il est à l’image du quartier : vivant, populaire et cosmopolite. Écouter Xavier Capodano raconter l’histoire de sa librairie, c’est plonger dans les méandres de l’Est parisien du début des années 2000. Mais aussi être impressionné par la volonté d’un homme (« l’inconscience », dit-il) de vouloir faire penser la ville au plus grand nombre dans un environnement où les communautés sont multiples et les obstacles nombreux. L’ « urbain » n’est pas forcément ce que l’on croit. Il y a certes les cultures urbaines (hip-hop, graff…) mais aussi un champ de recherche passionnant qui concerne toutes les villes, de l’urbanisme à l’architecture, des sciences sociales aux questions politiques et environnementales. « Ici, c’est Paris », comme dirait l’autre, et au Genre urbain, les bouquins de pointe sur la capitale arrivent avant les autres.  Essais, travaux de recherche, livres d’investigation… De « pourquoi la classe moyenne quitte Paris » à l’expansion d’Airbnb en passant par tous les types d’ouvrages sur les transports, la mobilité ou le logement, Le Genre urbain est un hot spot qui réunit Parisiens concernés, universitaires et curieux autour de débats passionnés et accessibles à tous. Et parce que Le Genre urbain est avant tout une librairie membre

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  • Shopping
  • Librairies
  • La Villette
  • prix 2 sur 4

La Villette devient une petite ville dans la ville, avec ses Folies qui ne font plus seulement office de toilettes mais aussi de galerie, cafés, salles de concert sous verrière et bientôt d’ateliers pour makers. Installée depuis bientôt dix ans, La Librairie du Parc, boutique généraliste soutenue par les éditions Actes-Sud, vient compléter la carte, longeant la Grande Halle. Sous son puits de lumière permis par son toit de verre, une partie de sa sélection tente de suivre le rythme soutenu des différentes manifestations de La Villette, mais ce n’est pourtant pas la librairie à privilégier pour les amateurs de musique, qui sont déjà gâtés par la boutique au choix affolant de la Philharmonie à deux pas de là. Ici, on trouve malgré tout une large sélection de la collection Classica d’Actes Sud (pour réviser Bizet ou Joseph Haydn). Le conservatoire n’est pas bien loin et les amoureux de danse et de théâtre y trouveront un rayon fourni, ainsi que des revues spécialisées (Ballroom, Stradda). La Librairie du Parc touche un peu à tout : littérature indienne, russe, française, polars, BD, à petite dose. Les rayons photo et beaux-arts ne sont pas les plus fournis, mais les enfants, choyés dans ce parc qui multiplie les efforts pour les attirer, sont les plus gâtés avec un très large espace jeunesse (il nous fait de l’œil ce petit ouvrage 'J’aime ma meilleure amie qui aime mon meilleur ami' de Dominique Souton) et des ateliers. Ici l’actualité littéraire est suivie à la lettre et la tra

La Fine Moustache
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

« Tous les produits sont fins quand la moustache est fine. » C’est la devise de cette épicerie qui a ouvert fin 2014 sur le boulevard de la Villette, près de Belleville. Un quartier en plein essor, à quelques encablures de la place Sainte-Marthe, où un nouveau commerce de bouche ouvre presque chaque semaine. On pourrait dire de l’épicerie ce qu’on dit aussi de la street-food ou des lieux culturels : c’est un nouveau marqueur de gentrification d’un quartier. Difficile de s’en plaindre, il s’agit en général d’endroits très esthétiques, où les produits sont de qualité et la démarche écologique, mettant l’accent sur les petits producteurs et artisans. Qui ne craque pas devant ces étagères remplies de paquets de gâteaux mignons, de conserves chatoyantes, de jus de pomme attrayants, de terrines sexy et de bouteilles d’huile d’olive élégantes ? La Fine Moustache ne fait pas exception. On y retrouve à la fois une partie caviste, avec des vins, du champagne, de la bière artisanale (BAL du Lubéron par exemple), des boissons telles que les délicieux jus de fruits d’Alain Milliat ou le Paris Cola, mais aussi de la charcuterie (Pays basque et Ardèche), ainsi qu’un étal de fromagerie. La partie épicerie comprend des marques réputées (cornichons de la maison Marc, sardines de la conserverie Courtin) et des producteurs moins célèbres (foie gras de chez Beleslou, confitures artisanales de Philippe Bruneton). Petit détail intéressant : l’étiquetage est réalisé sur place par Florian Bobenrieth

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