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Caprice et Comédie

19e arrondissement : les boutiques

Péniches, friperies, librairies et jolies échoppes

Écrit par
Céleste Lafarge
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Pâtisserie
  • Buttes-Chaumont
  • prix 2 sur 4

A un jet de chouquette des Buttes-Chaumont, le couple Sayo Yamagata et Othman El Ouraoui a planté cet amour de pâtisserie boisée. Elle, Américaine de parents japonais, lui, Français d’ascendance marocaine, sont devenus partners in crème au sein des chiquissimes cuisines du Bristol. Exfiltrés dans le Paris communard, ils font désormais prospérer en toute discrétion leur boutique de quartier pas plus grande qu’une poche à douille ! Derrière la vitrine sont garées en épi les stars des lieux : de replets cakes qui claquent à la texture dense et rebondie, humides comme il faut, pas trop sucrés et surmontés d’amandes glacées à la vanille (4,20 € la part) – la version classique au citron déboîte aussi (13 € le cake entier). Leurs gâteaux alignés sur la saison régalent tout autant : la tarte mont fuji au marron, cranberry et chantilly (6,40 €), la chocolat-sarrasin (6,70 €) ou le paris-tokyo, un chou noisette-kinako (poudre de soja grillé, 5,50 €) ; mais aussi le flan allègrement vanillé (2,80 €), les croissants et les pains au chocolat (1,20 €) que l’on peut avaler sur un bout de comptoir avec un bon café Esperanza torréfié dans le 9.3. Sur leurs étagères, on chope également des tablettes de chocolat du Pérou, de Cuba ou d’Indonésie (6,50 €) et de la confiture maison. Si le ginkgo est un arbre sacré, Ginko est un abri sucré !   Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client ! 

  • Musées
  • Art et design
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Qu’elle paraît loin, l’époque où la vie artistique de Paris gravitait autour de Montmartre. Il aura fallu attendre plus d’un siècle pour que le nord de la capitale renaisse doucement de ses cendres. A deux kilomètres à l’est du Sacré-Cœur, à cheval entre le canal de l’Ourcq et le 18e arrondissement, le 104, ouvert en 2008, se pose en symbole de ce renouveau culturel. D'autant qu'il occupe les anciennes pompes funèbres de la Ville de Paris, bâtiment industriel du XIXe siècle dont les 39 000 mètres carrés surplombent la rue d’Aubervilliers. Faisant la part belle à l’art contemporain et aux arts vivants, le Centquatre (on l’écrit aussi comme ça) transcende les frontières entre les disciplines afin d'ouvrir la culture au plus vaste public possible. Véritable laboratoire artistique, il accueille chaque année de nombreuses manifestations culturelles (pièces de théâtre, films, expositions, concerts) mais aussi des artistes en résidence dans ses deux halles coiffées de verrières. En plus de sa programmation foisonnante, la vie du 104 gravite autour d'un restaurant (le Grand Central), d'un café, de plusieurs boutiques ou de food trucks (le camion à pizzas !). Espace de passage et de rencontres, il attire un public hétéroclite – entre passionnés d’art, flâneurs du dimanche, danseurs de hip-hop et familles du quartier –, invité à profiter de son immense open space en libre accès autour d'un atelier de qi gong ou d'un marché bio (le samedi).

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Emmaüs Défi - Boutique du 104
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4

La petite boutique Emmaüs du 104 propose un échantillon bien choisi de vêtements seconde main, vintage à l’honneur comme il se doit. Emmaüs trouve si bien sa place dans l’immense halle réhabilitée qu’on regrette simplement que l’espace qui lui est dédié ne s'étale pas sur quelques mètres carrés de plus. Tapisserie à l’anglaise, petits fauteuils en velours et organisation cosy, on y prendrait bien le thé si le lieu n’était pas victime de son succès… Pour ceux qui n’ont pas peur du coude à coude version les Halles un samedi après-midi, la boutique solidaire propose des chemises à 4 €, des jupes et vestes en jean à 5 €, et pourquoi pas une bonne vieille salopette à 15 €. Vous pourrez également trouver quelques exemplaires de vestes en cuir bien coupées entre 30 et 60 €. Casseroles et petits verres à thé parsèment l’espace cuisine où les six assiettes old fashion sont à 4 €. L’adorable petit coin librairie propose quant à lui trois livres pour 1 €. Des créations Emmaüs Made (upcycling) réalisées par des salariés sont aussi en vente. 

Emmaüs Défi - Magasin Riquet
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Parce qu’Emmaüs Défi Riquet est une expérience à vivre, direction la rue frontière entre le 18e et le 19e arrondissement de Paris. Ici, 950 mètres carrés de bonnes affaires s’entassent dans un joyeux bordel tenu d’une main experte par les bénévoles d’Emmaüs. Au fond du magasin, des dizaines de portants bourrés de vêtements constituent la partie « textile », soit une sélection du very best of des dons faits à l’association. Mode homme, mode femme, chaussures, accessoires… Courez y dénicher des pièces contemporaines de seconde main à prix bisou (entre 3 et 6 € pour un haut, 6 € les shoes, 15 € la robe chemise Kenzo) et trouvez votre bonheur sur le portant « vintage ». Ici, vous n’êtes pas dans une friperie comme les autres. La moindre pièce sur cintre est une pépite découverte à la main parmi les tonnes de fringues qui arrivent sans cesse dans le hall des équipes en chantier de réinsertion. 15 % seulement du tonnage est sélectionné pour sa qualité et son style – toujours plus fantaisie – afin d’atterrir dans vos penderies. Last but not least, les sommes récoltées permettent de faire vivre l’intégralité de la structure, personnel inclus. Alors qu’on ne vous prenne pas à tenter de négocier. Si l’on ne devait emporter qu’une pièce : On ne part pas sans une robe légère avec cordon à la taille ultra-« voyage voyage » à 10 €. Simple, intemporel, efficace.

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • Boulangeries
  • Buttes-Chaumont
  • prix 3 sur 4

Dans ce quartier Jaurès, entre barres et buttes, Florence et Jerry ont imaginé une jolie boulangerie où le labo visible depuis la rue et le comptoir de carreaux blancs de la boutique mettent en appétit. A l’intérieur, c’est la gamme sucrée qui attire l’œil en premier : le New York Roll – cette viennoiserie star de l’Instagram faite de pâte à croissant cuite dans un moule rond – aguiche avec sa crème à la pistache qui s’épanche avec une certaine indécence. La pâte à croissant est impeccable, mais le fourrage à la pistache manque un peu de punch. On y trouve aussi un “cruffin” (rejeton du croissant et du muffin) garni d’une crème à la mangue douce et agréable, ou un diabolique maritozzo, cette brioche italienne garnie de crème.  Côté pain, les deux font amis à mie avec les codes de l’époque : farines locales, de meule si possible, levain partout et fermentation patiente. Le pain signature, par exemple, est une agréable rencontre entre le sarrasin et le seigle, criblé de graines de courge et lin, à la mie bien humide. A vrai dire, le travail des deux comparses dégage un sérieux inébranlable : il y a là de quoi régaler le 19e sur tous les tableaux. Seul bémol, le sentiment d’assister à un best of de tout ce qui fonctionne ces dernières années. Mais si le travail est bien fait, pourquoi chouiner ? Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  

Le Genre Urbain
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Librairies
  • Belleville

Au cœur de Belleville, Le Genre urbain est une institution. Xavier Capodano, le taulier, a fait de sa passion pour les questions urbaines une librairie de quartier ultraspécialisée, et un lieu de rencontres et de débats très actif. Le spot ? Il est à l’image du quartier : vivant, populaire et cosmopolite. Écouter Xavier Capodano raconter l’histoire de sa librairie, c’est plonger dans les méandres de l’Est parisien du début des années 2000. Mais aussi être impressionné par la volonté d’un homme (« l’inconscience », dit-il) de vouloir faire penser la ville au plus grand nombre dans un environnement où les communautés sont multiples et les obstacles nombreux. L’ « urbain » n’est pas forcément ce que l’on croit. Il y a certes les cultures urbaines (hip-hop, graff…) mais aussi un champ de recherche passionnant qui concerne toutes les villes, de l’urbanisme à l’architecture, des sciences sociales aux questions politiques et environnementales. « Ici, c’est Paris », comme dirait l’autre, et au Genre urbain, les bouquins de pointe sur la capitale arrivent avant les autres.  Essais, travaux de recherche, livres d’investigation… De « pourquoi la classe moyenne quitte Paris » à l’expansion d’Airbnb en passant par tous les types d’ouvrages sur les transports, la mobilité ou le logement, Le Genre urbain est un hot spot qui réunit Parisiens concernés, universitaires et curieux autour de débats passionnés et accessibles à tous. Et parce que Le Genre urbain est avant tout une librairie membre

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Traiteurs
  • Jaurès
  • prix 3 sur 4

Un arancini mettrait moins de temps à dévaler les Buttes-Chaumont que vous pour choisir parmi les trésors de l’épicerie vert amande de Francesca Borrelli et Alessandro De Palma. Ce duo italo-italien féru de bonne bouffe a ciselé un casting haut de gamme, venu de toute la Botte, avec une certaine préférence pour les Pouilles, terre natale d’Alessandro. On y trouve ainsi - en exclu française – la bombe d’huile d’olive Le Ferre de Castellaneta (18 €/l) !  Sinon, la vitrine déborde du nec plus ultra de la salumeria comme ce capocollo, sorte de coppa (des Pouilles donc) délicatement épicée (49 €/kg) ou une pancetta de compète, ingrédient indispensable pour des carbo dignes de ce nom. La taulière se fait traiteur et prépare aussi des bombes de focaccias coiffées de tomates confites et de chiffonnade de jambon (6,95 €) ou des lasagnes (truffe champignon à 29,50 €/kg) afin de caler de bonheur les déjeuneurs du quartier. Sur les étagères, on glane aussi des pâtes fraîches Suma, des boîtes de pesto à l’ail, des bouteilles de vermouth pour l’aperitivo, des oranges de Sicile ou un rare bauletto Tiri (succulent panettone au format cake)… Alors oui, c’est (très) cher, mais pas besoin de chercher des Pouilles dans la tête, la qualité est là ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Bric-à-Brac Riquet
  • Shopping
  • Boutique solidaire
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Fabuleux lieu de don où trouver à bas prix de tout et même du goût, voilà le pari réussi d’Emmaüs Défi. Presque cent personnes en réinsertion travaillent efficacement sur plusieurs centaines de mètres carrés, ouverts chaque samedi aux chalands. Espace mobilier tous styles, coin jouets ou librairie, l’ancien marché repensé par Eve Gasparin n’a rien perdu de son esprit. La preuve, vous pourrez faire vos essayages dans les désormais très sexy frigos de bouchers. La politique des prix s’adapte à la clientèle variée, familles modestes du quartier ou bobos à la recherche d’une commode hollandaise des années 1930. Alors que les objets de première nécessité sont quasi donnés, les prix de la belle collection de vêtements vintage font sentir que Robin des Bois n’est pas bien loin… Ainsi, vous pourrez trouver une seyante robe pour enfant à 2 €, un canapé quasi neuf à 80 €, une commode à 60 € ou à 300 €… Dans tous les cas, les tarifs du mobilier rénové restent inférieurs à ceux des antiquaires. A noter que des ventes spéciales d’articles neufs à prix d’occasion sont organisées en partenariat avec des grandes surfaces (événements annoncés sur facebook). Un conseil : le petit électroménager de qualité part très vite le matin et n’est pas renouvelé dans la journée, alors que le mobilier est remplacé à chaque vente. Attention tout de même, l’espace est vide en fin de journée ! Les retardataires pourront toujours se consoler en profitant du petit jardin intérieur, charmant clin d’œil aux prem

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Brûlerie de Belleville
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Un amateur de bon café, prônant le Made in Paris !Boire quoi ? Un café fruité d'Ethiopie Après avoir bien bourlingué dans tous les coffee shops de la planète (Angleterre, Australie, Etats-Unis), les jeunes Thomas Lehoux (également proprio de Ten Belles) et David Flynn (ex-Télescope) sont revenus avec une envie immense, un désir viscéral : torréfier du bon café à Paris, en important directement les grains eux-mêmes. Faut dire qu'à l'époque, la Ville Lumière ne brillait pas pour ses jus de chaussettes, rappelez-vous (spéciale dédicace aux cafés Richard ou Malongo). Fin 2013, ils co-fondent donc cette petite Brûlerie artisanale perchée sur les hauteurs de Belleville. Qui depuis — cocorico ! — approvisionne un grand nombre de cafés parisiens, en France, et même en Europe. Voilà pour l'historique. A la Brûlerie de Belleville, on met l’accent sur la rotation des crus en fonction des saisons, le maître mot étant la fraîcheur des arômes, mais aussi leur qualité et leur variété. Rwanda, Costa-Rica, Honduras et Brésil constituaient les régions principales lors de notre passage. Chaque pays développe ses propres saveurs, plus épicées et fruitées en Afrique, plus boisées, aux touches caramélisées et cacao, en Amérique du Sud. Stockées dans des toiles de jute, les fèves sont torréfiées sur place par une belle machine hollandaise, ce qui garantit là encore une véritable fraîcheur du produit.  Soigneusement sélectionnés, les cafés proviennent de petits et moyens producteurs, don

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • 19e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Vous aimeriez cuisiner japonais mais votre culture nippone est aussi réduite que les congés payés d’un salarié tokyoïte ? Pas de panique, il y a Umai (« délicieux » dans la langue de Miyazaki) ! Car si les denrées du pays du Soleil-Levant peuvent être intimidantes pour le béotien, Sébastien Wesolowski est là pour faire la traduction et raconter ces produits au moyen d’affichettes aussi pédagos que renseignées. Ancien journaleux chez Vice et piqué de Japon, Sébastien a troqué le gonzo pour le ponzu, cette merveille de vinaigrette aux agrumes (10-30 €), expose des sauces soja collector (5,90-31 €), bicrave du wasabi de qualité, source des nouilles si nombreuses qu’on ne sait plus udonner de la tête (5-14 €)… Il ventile aussi du riz japonais en vrac (5,95 €/kg), un bon miso maison, de quoi se préparer un dashi chez soi ou l’iconique mayonnaise Kewpie (un peu creepy avec son bébé bizarre imprimé dessus) … Et au rayon des buvables, la petite échoppe claire s’appuie sur une ribambelle de bières, sodas, sakés et même des jajas jap’ ! Oui, incrédule : la vigne pousse bien sur les contreforts des Alpes japonaises – oui, incrédule, il y a des Alpes au Japon qui traversent l’île de Honshū. On n’a pas encore goûté ces pinards naturels de chez Kunoh Wines ou Grape Republic car les bouteilles sont à 40 € tout de même (taxes d’import obligent) mais autant dire que faire ses emplettes ici, c’est aussi instructif que nutritif.

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