Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche
Le monte en l'air
EC / Time Out Paris

20e arrondissement : les boutiques

Petites emplettes et bonnes adresses du quartier

Écrit par
Céleste Lafarge
Publicité
  • Shopping
  • Brocante
  • 20e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Il y a vraiment de tout aux puces de Montreuil – même de la lessive et du Canard WC (au rabais s’il vous plaît). Pour trouver de jolies raretés, il vous faudra taper dans le tas, littéralement. Partout, au fil des stands aux tentes colorées, des monticules de fringues, chaussures et cartons remplis d’art de la table ou de sacs à main débordent dans un bordel pas si organisé. Ceux qui aiment fouiller vont adorer : ici, c’est une vraie chasse aux trésors pour adultes au budget serré. Si vous vous y prenez bien, vous aurez de quoi remplir vos placards (de fringues ou de vaisselle) pour moins de 10 €. C’est bonne ambiance, et vous y trouverez même de quoi vous sustenter avec quelques stands de street food. Pour ceux qui cherchent des pièces de créateur, il faudra se lever tôt : à Montreuil, certains stands de connoisseurs sont dévalisés avant même l’ouverture… 

  • 3 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Boulangeries
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Volets rouges, couronnes de piments d’Espelette et raquettes de pala au mur, le doute n’est plus permis : cette boulange d'Avron montée par José-Luis Jimenez a hissé pavillon Euskadi ! Logique, donc, que la star de l’endroit soit ce gâteau basque bien doré, à la croûte caramélisée et croustillante et au cœur de crème moelleux – sauf si vous avez choisi la version cerise (les Basques eux-mêmes n’ayant pas encore tranché dans ce débat autrement plus passionnant que “pain au chocolat vs chocolatine”).  La pâte de ce gâteau sert aussi de base au flan de la boutique, d’une rusticité fort agréable. La gamme sucrée est courte mais les viennoiseries portent beau, comme cette superbe brioche feuilletée “rhune” coiffée de gros grains de sucre. Mention spéciale au diplomate, un cake “flanesque” fait avec les viennoiseries de la veille, des raisins secs et du chocolat, que vous aurez fini avant de revenir chez vous. Côté pain, la gamme n’a pas le caractère du tout-levain ou des farines anciennes à tout-va, mais la meule bio, à la croûte fine et la mie dense, fera fort bien l’affaire pour tout ce que vous aimez tartiner. Pas de révolution boulangère mais quelques jolies trouvailles qui méritent d’enfiler ses espadrilles. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Librairies
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Sur les hauteurs de Ménilmontant, en face de l'église Notre-Dame-de-la-Croix, trône le Monte-en-l’air, géniale librairie où il fait bon farfouiller des heures parmi les livres. Ouvert en 2010 par Guillaume Dumora, le lieu s’est vite fait une place à part sur la cartographie des librairies parisiennes, avec son atmosphère fleurant bon cet engagement inhérent au quartier. Dans ses rayons boursouflés de près de 30 000 refs, on trouve de tous les styles, avec quelques lubies marquantes. Les arts graphiques sont particulièrement représentés, tout comme les ouvrages alternatifs, politiques, étranges et inhabituels. Quant au fonds consacré à la bande dessinée indépendante, à la jeunesse et à la microédition (fanzines, imports, sérigraphies…), il est devenu au fil des années l'un des plus impressionnants de la capitale. L'espace fait d'ailleurs office de galerie : tout au long de l'année s’y succèdent des expositions consacrées à des dessinateurs phares ou à des petits nouveaux issus de la BD indé ou du graphisme. Les soirées dédicaces et les rencontres invitent également du beau monde entre ses murs arty et accueillants – Stéphane Trapier, Brian May, Eric Lambé, Muzo, Moolinex et Nine Antico pour ne citer qu’eux. Et aux beaux jours, les zigues du Monte-en-l’air installent quelques tables sur les pavés : idéal pour laper son café entre deux pages, à l'écart de la route…

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Boulangeries
  • 20e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Produit culte ? TOUS les painsBien vu ? La petite épicerie et les vins nature... Et le tote bag stylé ! À moins d’habiter au sud du vingtième, aller au Bricheton, c’est un peu l'expé, le pèlerinage que tout amateur de bon pain parisien —de « bricheton » en argot, justement— se doit d’effectuer une fois dans sa vie pour accéder au paradis du 100% nature.Grâce soit rendue à Maxime Bussy, mitron intransigeant sur la qualité, qui ne travaille qu'avec des farines de céréales de variétés anciennes et bio, issues de petits moulins artisanaux. Résultat : un taux de gluten très bas, idéal pour les intolérants. Pour fabriquer ses pâtons, le zigue a choisi la meilleure eau qui soit (la plus locale aussi) : celle des puits artésiens de Paris. Le sel ? Il vient de la Salorge de Vertonne (Île d'Olonne). La suite ? Le temps (et un imparable levain naturel) fait son affaire, transmutant leeeeentement ces purs ingrédients en miches succulentes et ultra-digestes. On choisit deux pains sur blés de population (9 €/kg) et un multi-céréales (courge, lin, sésame, tournesol, 12 €/kg). Goût délicieux, levain subtil, texture dense et spongieuse, cuissons nickel... Saveurs et conservation exceptionnelles. Les autres variétés (seigle, petit épeautre…) partent comme des petits pains : un conseil, arrivez à l’ouverture ! Avant de partir, on zieute le coin épicerie et ses produits tout aussi « nature » que le pain : vins vivants sans sulfites ajoutés (coucou Brendan Tracey, le cow-boy de la Loire), jus, in

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • Belleville

Si vous avez le gosier plus en pente que la rue de Belleville, cette microbrasserie est faite pour vous ! Dans leur hangar planqué du quartier Jourdain, Vincent et Mathieu, deux vieux potes de lycée reconvertis dans la binouze, ont dressé une barricade de fûts, un comptoir en OSB et quatre grosses cuves. Un joyeux fatras où fermentent 7 000 litres de mousses type « session », toutes cool sur l’alcool mais qui ont du goût !  En hommage à la grande Edith, la môme de Belleville, ils ont sorti la Piaf, une bière bio de table à 3,9° qui se siffle mieux que l’air de La Vie en rose (5 € les 50 cl). Ils ont aussi L’Alouette, une IPA de soif à 4,5° (6 €), la Cascades qui monte à 6° et des bibines expérimentales et légumières (6 €) comme la Rootine aromatisée à la betterave et mandarine acidulée, la Calebasse au céleri-rave et fruits rouges ou l’Apache, une bière voyoute fumée au poivre noir et lapsang souchong (rien à voir avec le chanteur). Les deux sympatoches larrons vendent leurs flacons d’un demi-litre à emporter au 9 rue Jean-Baptiste-Dumay, le jeudi, vendredi et samedi de 16h30 à 19h30. Et avant d’en faire des stocks pour l’hiver, vous pouvez goûter la Piaf à la Cagnotte, le rade fort en gueule qui fait l’angle, juste à côté, et qui en sert à la pression. Binouzez local !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Boulangeries
  • Ménilmontant
  • prix 3 sur 4

Dans un 20e arrondissement qui est en train de devenir un haut lieu de la boulange, Éléments se positionne en cheffe de file de la nouvelle génération. La boulangère, Claire Escalon, a monté son atelier après avoir quitté sa première vie d’architecte d’intérieur, épousant tous les codes d’un pain plus sain : uniquement au levain, jonglant entre seigle, épeautre et riz, farines de meules paysannes du coin, pétrissage en douceur et zéro baguette en vue ! Et sa très jolie boutique aux horaires pernicieux – quatre après-midi par semaine, pas plus – a trouvé le cocon de rêve en s’installant dans une charmante petite rue de Ménilmontant à la place de feue la Féline, haut lieu rock de Paris. Le pain de campagne, très croûté, avec une acidité raisonnable, est une petite merveille, mais on s’extasie aussi pour le “schwarz brot” à l’allemande et sa belle densité, ou pour la version riz, sarrasin et graines aux airs de cake gourmand. A l’opposé de la génération précédente de boulangeries qui tentaient de jouer des coudes avec les pâtisseries, la partie sucrée fait de la figuration. On note pourtant un excellent sablé au sarrasin particulièrement friable, un cookie au chocolat pas mauvais mais un peu étouffe-chrétien, et une brioche aux éclats de chocolat impeccable pour un goûter rapide. Chez Éléments, c’est la miche qui aguiche ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Publicité
  • 3 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Père-Lachaise

D’abord iconique comptoir de nuit à Soho, puis chanson de Pulp, Bar Italia est devenu un disquaire-café à cent mètres du Père-Lachaise, ouvert par Massimiliano Diliberto Paulsen. Dans cet ancien rade de quartier, le Palermitain passé par le Silence de la Rue et Balades Sonores a usiné un espace grand comme une Fiat 500, où l’on digue entre deux ristrettos. Dans les rayonnages garnis d’un gros millier de disques – majoritairement du neuf et au prix du marché (25-30 € le 33 tours), on touche un peu à tout, entre noms clinquants de l’indé rock du moment (King Gizzard, Wet Leg ou Grian Chatten), lubies ancestrales du patron (The Verve, The Smiths, Slowdive) ou compiles incontournables (Born Bad). Et bien sûr, il y a la partie Made in Italy, célébrant les artistes de la Botte toutes sauces et générations confondues. A la volée, on y trouve le maestro pop-rock Lucio Battisti, les italo-futuristes de Calibro 35 ou les rockeurs bergamasques de Verdana. A signaler une platine d’écoute et un bac d’occases à partir de 1 € où l’on a repéré des disques de The Cars, Blondie ou Bronski Beat. Et à la belle saison, il y a quoi de se poser en terrasse pour laper un kawa ou s’enfiler une pâtisserie entre deux disques.

Passage des étoiles
  • Shopping
  • 20e arrondissement

Si vous ne savez pas encore en quoi consiste le roller derby, il va falloir y mettre un peu du vôtre ! Nouvelle venue dans le quartier de Buzenval, cette boutique imaginée par Karambowler, Major Kusanakill et Viking fête en quelques mètres carrés ce (plus vraiment) nouveau sport à roulettes. A l’intérieur, sur des étagères fraîchement peintes par les coéquipiers et les coéquipières, on retrouve l’accessoire indispensable : les rollers quad, avec ses huit petites roues qui vous attirent irrémédiablement vers le sol. « A la grande époque du roller, au début des années 2000, il y avait plein de boutiques de rollers dans Paris. Aujourd'hui (à part la nôtre), il n’y en a qu'une intramuros. Il y avait pour nous une véritable place à saisir, raconte avec enthousiasme Major Kusanakill, joueuse chez les Paris Roller Girls. » Play like a girl  A l’inauguration en septembre 2015, des joueurs et des joueuses de toute l’Ile-de-France s’étaient donné rendez-vous au « shop » pour soutenir leurs copains et jeter un coup d’œil curieux à leur riche catalogue. Des nouvelles recrues des Gueuses de Pigalle venues s’offrir leur première paire de patins Jackson (à partir de 160 €), des Calebrutes de la première heure enfin décidés à changer leurs protège-coudes, des joueuses de la Boucherie de Paris, de la Panam Squad… Ici, on achète des platines ultra légères (Pilot Falcon Plus 278,91 €), des protège-butées (12 €) et du maquillage à l’eau (6,50 € le pot, pour effrayer les adversaires) mais pas seu

Publicité
Fine l'épicerie
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • Belleville

Quelle vibe ? Un peu planquée rue de Belleville, cette pépite propose, en plus de plats traiteur fait maison, de sublimes quilles pas bues partout. La sympathique taulière s'y connaît vraiment en pif, et ça, ça change tout !Choper quoi ? La cuvée Nature Peinture 2015 du jeune vigneron Raphael Baissas, figure montante de Calce (Vandal Wine/Nada). Lors de notre passage à la fin de l'été dernier, c'était la seule boutique à l'avoir sur Paris.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • 20e arrondissement

Lassé des palaces (il est passé par le Meurice et le Crillon), Vincent Girodet a pris sa carrière par le col et, en 2021, a décidé de monter sa distillerie artisanale planquée dans le 20e, rue du Volga (la Volga se disait le Volga au début du XXe, eh ouais). Là, dans un étroit local entre alambic cuivré, sacs de grains et mur de bouteilles, il distille et vend des liqueurs qu’on ne boit pas partout. Son crédo : montrer la richesse des cultures d’Ile-de-France en ne travaillant que des produits hyper-locaux. L’orge pour son whisky vient du Val-d’Oise, les poires de Seine-et-Marne, et les herbes aromatiques, il va les chercher dans les fermes urbaines de Paris, sur le toit de l’Opéra Bastille ou chez Paysan Urbain à Charonne. Cela donne des bouteilles très originales qui ont été déjà repérées par Combat ou le bar du Sinner, comme cette liqueur de fleur de sureau aux inattendues saveurs de cassis et de mûre, ou cette fenouillette, une boisson anisée à base de fenouil de Ménilmontant qui change agréablement du pastis. Son whisky doit encore patienter deux ans à la cave avant de mériter son nom mais Vincent, aimable et passionné, propose déjà une eau-de-vie de malt. Santé !

Recommandé
    Vous aimerez aussi
    Vous aimerez aussi
    Publicité