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© Jennifer Padjemi
© Jennifer Padjemi

3e arrondissement : les boutiques

Le Marais : temple du shopping, et plus précisément de la fripe !

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  • Marchés et foires
  • Le Marais
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
C’est le plus cool des marchés parisiens (en même temps, on est dans le Marais) et un lieu de retrouvailles privilégié à l’heure du déjeuner (qui peut durer jusqu’au soir). Souvent bondé, le marché couvert offre un toit opportun à quelques stars de la boustifaille locale, comme le bien nommé Alain Miam Miam dont les sandwichs gargantuesques attirent une foule compacte du mardi au dimanche. Si vous avez la flemme de faire la queue, les alternatives ne manquent pas (bento jap’ chez Taeko, pita levantine chez Jeanphi…) Pour une expérience ultra-quali et bonne ambi’, posez les coudes sur le zinc des Enfants du Marché, où officie un de nos tauliers préférés !
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  • Boulangeries
  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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La vague du salt bread commence à peine à se former que se profile déjà Salted Boy, sa première boutique monomaniaque. Un cocon métallique à deux pas du square du Temple bâtit par un trio de choc, Max Gaffory (du néo-kébab Basis), Stéphane Ung (du spot à banh mi Coupi Bar) et Antho Nguyen, tourier qui s’est formé chez Tenne Bakery à Seoul, le temple de la spécialité. Ici on surfe donc sur l’avènement du “salt bread” (ou “shio pan” en version vraiment originale) imaginé il y a une douzaine d’années au Japon puis popularisé en Corée, fruit divin entre le croissant, le pain au lait et le bretzel. Imaginez un petit pain brioché, roulé comme un croissant autour d’un épais morceau de beurre. À la cuisson, ce dernier laisse un vide (nommé “butter cave” dans le lore de la spécialité) et vient faire croustiller la base en s’échappant. Ici, ils sont réchauffés juste avant dégustation, et parsemés des traditionnels grains de sel. On les gobe par un ou par trois à tremper dans l’une des trois “sauces” : crème de pandan et noix de coco, crème au chocolat Xoco Gourmet ou cream cheese pour la version salée. Les textures sont folles ; les sauces décoiffantes. Le tout s’accompagne à merveille d’un pandan coco latte ou d’un bon café de spécialité Friedhats. Oui, on peut encore innover dans la viennoiserie ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  
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  • Librairies
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • Recommandé
Adulée par tous les fans de magazines d'art contemporain et de mode, la librairie Ofr. propose la crème de la crème de la scène artistique internationale. Fanzines, cartes postales arty, publications inédites, accessoires de mode... Tout pour s’en mettre plein les mirettes, du dernier numéro du magazine anglais Love jusqu’au recueil des meilleurs street style de Facehunter. Mais Ofr., c'est aussi une agence et une maison d’édition indépendante, où l'on peut trouver des ouvrages en collaboration avec de nombreux artistes, dont la célèbre photographe Ami Sioux. L'espace situé à une manif de la place de la République abrite régulièrement des expositions d'artistes indépendants, touchant des sujets comme la jeune création, le graphisme moderniste, voire même le surf et la danse basque. Rien ne fait peur à cette librairie avant-gardiste ultra-pointue. N’hésitez pas à aller mettre votre nez dans l'arrière-boutique, vous y trouverez également des ventes privées de jeunes marques de mode, et de belles expositions.On y achète quoi ? Le livre Fashion Eye Lagos de l’artiste nigérian Daniel Obasi sur la scène LGBT locale, l’ode photographique à la Méditerranée de Bastien Lattanzio ou un bob maison siglé Ofr.
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  • Fripes et vintage
  • Le Marais
Le trench mythique ? Le tartan Nova Check ? Les archives Prorsum ? Tout est là. Né à Covent Garden avant de s’installer dans le Marais, Check It se revendique comme le premier magasin indépendant dédié au vintage Burberry.
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  • Créateurs
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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The Broken Arm
The Broken Arm
Dans le style Dover Street Market et feu Colette, voilà un shop qui œuvre dans l’ombre depuis dix piges pour un public de modeux avertis. Cornaqué par trois membres du collectif De Jeunes Gens Modernes, le spot zépo devant le square du Temple est rempli de fringues (Jacquemus, dernières collabs Nike, Christophe Lemaire…), de bouquins (William Eggleston, Dan Flavin, Jeff Koons), de musique (plutôt du siècle dernier), de meubles et de chaussures triés sur le volet, sélectionnés avec goût et arrangés avec soin.  Certes, les prix affichés sur les étiquettes risquent de vous faire tourner un peu la tête (voire de vous donner envie de fuir en courant jusqu’au Guerrisol le plus proche). Mais la sélection, drastique, est peut-être ce qui se fait de mieux à Paris ! On retrouve le fleuron des marques de prêt-à-porter de luxe mais également des nouveaux designers. Imperméable 100 % transparent et en matière tellement futuriste qu’on n’en connaît pas encore le nom, santiags Céline cohabitant avec les Track Balenciaga, chemise de soie et jogging XXL ; tous les mélanges sont permis, tel un Benetton +++ du vêtement. On adore ! Et surtout, rien ne vous empêche de passer la petite porte en verre qui mène jusqu’au génialissime café attenant. Là, vous pourrez vous poser à l’une des jolies tables en bois pour déguster un excellent café (tout droit sorti d’un percolateur La Marzocco), entouré de plantes vertes et inondé de lumière. Si vous passez en matinée ou pour le goûter, ne résistez pas...
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  • Chocolateries et confiseries
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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Jacques Genin (Turenne)
Jacques Genin (Turenne)
Pour qui ? Les inconditionnels du produit pur, ceux qui recherchent la perfection faite chocolat ! Choco culte ? Le carré noir avec ganache infusée à la menthe; le bonbon praliné aux pignons de cèdre de Moscou (noir ou au lait) ; l'élégant Sérénissime, carré praliné au sarrasin… En saison, les œufs de Pâques peints à la main ! Autodidacte aux mille et une vies, tour à tour cuistot, chef pâtissier puis chocolatier, Jacques Genin a longtemps fourni de grands hôtels et restaurants en chocolats et confiseries avant d’ouvrir cette première boutique/salon de thé en 2008. Puis une seconde en 2014, au 27 rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de la capitale. “Ça me suffit amplement. Je refuse de grossir, je ne veux pas perdre en qualité”, assène-t-il quand d’autres multiplient les ouvertures. Le labo à l’étage fournit ses deux établissements. C’est là que le maestro infuse ses feuilles de basilic, de menthe et de thé dans de petites casseroles. Son carré chocolat noir fourré d'une ganache à la menthe est une vraie claque en bouche : l'impression de mordre à même la feuille.  Rangés dans leurs boîtes argentées (hommage aux boîtes en métal de nos mamies), ses assortiments de chocolats sont d'une finesse rare. Certains ont des noms, d'autres pas. C'est Ingrid Astier, son amie écrivaine, qui les lui souffle. “Lui, c'est Sérénissime”, annonce-t-il tandis qu'on croque un intense carré noir praliné au sarrasin. Et celui-ci ? “Cap ou pas câpres” : l'alliance divine de câpres de...
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  • Musique
  • Arts et Métiers
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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Superfly Records
Superfly Records
Depuis 2009, les patrons des lieux Manu et Paulo affinent une sélection démente de vinyles rares chinés à l’étranger. Ils donnent à entendre un panorama très global de la musique soul, bossa, jazz, brésilienne, afro (etc.) d’hier et d’aujourd’hui. On apprécie particulièrement que chaque vinyle soit muni d’un autocollant honnête et précis sur l’état du disque, et d’une petite phrase d’accroche en anglais (sorry pour les non-bilingues) qui permet de présenter l’album en deux-deux.  On peut repartir avec un single de Jurassic 5 (en 33 tours) à 5 € ou, contre 20 €, filer avec l’album Atomic Bomb du cultissime homme synthé nigérian William Onyeabor. Mais aussi le fantastique album live Agharta de Miles Davis (60 €). On y chine aussi du hip-hop old school venu de partout, comme cet incroyable pressage original du disque Mauvais Œil de Lunatic (170 € !). Superfly s’est aussi donné comme mission de rééditer des raretés, comme le jazz modal de John Gordon sur l’album Erotica Suite ou le groupe texan des années 1970 Allison & The South Funk Boulevard Band. Un disquaire incontournable à Paris.
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  • Pâtisserie
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Tout près, s’étend le plus vieux quartier chinois de Paris au métro Arts-et-Métiers, mais c’est au cœur du Haut Marais de la mode et des galeries d’art que Zuo Tianyou a ouvert A-Droyte, pâtisserie-coffee shop élégamment décorée – mobilier de bois, luminaires-serviettes rigolos, chaises dépareillées. Débarqué de Chine pour parfaire son art pâtissier, il est passé par de sérieuses maisons franco-asiatiques – Takumi et ses cheesecakes ou la boulangerie Yithé, avant d’ouvrir son propre lieu. Ici tout est fusionnant et gaiement hybridé, à commencer par cette étrange signature, les “mochi grillés”, de petits gâteaux ambrés, replets et rebondissants. Au programme, des épousailles providentielles entre pâte à cannelés et farine de riz gluant, consommées (et cuites) dans un moule-coquillage façon logo de Shell. La version brute possède cette élasticité tentatrice du mochi et cette gourmandise du cannelé. Et le chef s’amuse à les garnir avec soin. La version marron, sans pâte ou crème de marron toute prête, est d’une pureté de goût affriolante. Celle garnie d’un confit de citrons français, affiche un formidable équilibre d’amer et d’acide, sans sucre ou presque. Et la version “cheese tart”, au physique de pastel de nata mais au fourrage proche du cheese cake, se gobe par trois. Autre spécialité des lieux, le cheesecake bénéficie du même souci du détail. Un modèle tri-couches, avec un appareil au cream cheese dense et mousseux, une épaisse mousse au mascarpone évanescente et une...
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  • Vins et spiritueux
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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BiBoViNo
BiBoViNo
Le « cubi », fidèle compagnon des soirs de beuverie, des barbecues et des amis de l'apéro, n'a pas bonne presse quand on parle de grands vins. Il est d'abord aimé pour son volume, son côté pratique, sa rentabilité, pas pour ses saveurs et ses tannins. Qui sait ? Peut-être les mentalités changeront-elles un jour, sous l'impulsion de cavistes comme BiBoViNo. C'est en se promenant dans le marché des Enfants Rouges qu'on découvre cette boutique lumineuse, remplie de boîtes de la même couleur, un violet qui rappelle fortement une fameuse marque de chocolat (aucun rapport pourtant). En entrant, on se frotte les yeux pour y croire : il s'agit d'une cave entièrement constituée de cubitainers !    En discutant avec le gérant de la boutique, ancien sommelier de palaces parisiens, on apprend le concept du lieu : proposer des vins haut de gamme dans ce type de format. D'abord, on ne dit pas « cubitainer », qui désigne plutôt un tonnelet en plastique, mais « bag-in-box » lorsqu'il s'agit d'une poche de vin à l'intérieur d'un carton, dont on se sert à l'aide d'un petit robinet. Les quatre associés à l'origine de BiBoViNo, Olivier Baussan, Bruno Sutter, Michel Gillet, et Frantz Roesch, ont compris qu'il y avait là un bon filon. Amoureux du vin et entrepreneurs rôdés, ils ont vu le marché du BiB s'envoler et compris qu'une offre de qualité pouvait trouver son public. Fini le mauvais rosé, le gros rouge qui tache et le blanc qui fait mal au crâne, leur caviste et spécialiste Bruno Quenioux...
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  • Fripes et vintage
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Fondée par des passionnés ayant accumulé un peu trop de vêtements qui n’étaient pas forcément à leur taille, L’Épicerie a cumulé pas loin de dix ans de pop-ups avant de poser ses valises au printemps 2024 rue Notre-Dame-de-Nazareth (où les adresses de vintage se sont depuis multipliées). Suivi par une communauté d’un peu plus de 30 000 followers sur Instagram, qui se rassemble lors des événements qu’organise L’Épicerie, notamment pendant les Fashion Weeks, le duo derrière ce shop à la street créd’ indéniable oriente son choix mixte de pièces de seconde main en fonction de l’évolution de leur propre goût et des tendances dans lesquelles ils se reconnaissent. Cela se traduit aujourd’hui par des pièces issues de marques italiennes (Prada, Emporio Armani, Stone Island, C.P. Company) et japonaises (Comme des Garçons Homme, Junya Watanabe Man, Porter Yoshida) datant surtout des années 90, voire 80.
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