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© Jennifer Padjemi

3e arrondissement : les boutiques

Le Marais : temple du shopping, et plus précisément de la fripe !

Écrit par
La Rédaction
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Marché des Enfants Rouges
  • Shopping
  • Marchés et foires
  • Le Marais
  • prix 1 sur 4
Ce marché historique de Paris tient son nom de l’orphelinat des Enfants Rouges créé au XVIe siècle et fermé peu avant la Révolution. Les petits pensionnaires étaient alors vêtus de rouge, signe de charité chrétienne. Bâti sous Louis XIII et charpenté par 16 hauts piliers de bois, il fait désormais figure d’institution dans le Marais.  C’est le samedi que le charme du marché opère le mieux. On essaiera alors de s’y attabler pour goûter à l’une des spécialités internationales qui y sont cuisinées. Traiteurs marocains, italiens, libanais... A noter, un incroyable spot à sandwiches XXL (Alain Miam Miam) et deux excellents restos qui sortent clairement du lot : l'auberge des Enfants Rouges, et l'estaminet à vins naturels des Enfants du Marché. Avant ou après ou avant avoir bien rempli votre panse, vous pourrez faire de même avec votre panier car on trouve dans ce marché primeurs, poissonnier, produits bio et régionaux, fleurs, huiles et même des photographies, dans l’intrigante boutique de Fabien Breuvart. 
Ofr.
  • Shopping
  • Librairies
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
Adulée par tous les fans de magazines d'art contemporain et de mode, la librairie Ofr. propose la crème de la crème de la scène artistique internationale. Fanzines, cartes postales arty, publications inédites, accessoires de mode... Tout pour s’en mettre plein les mirettes : du dernier numéro du magazine anglais Love jusqu’au recueil des meilleurs street style de Facehunter. Mais Ofr., c'est aussi une agence et une maison d’édition indépendante, où l'on peut trouver des ouvrages en collaboration avec de nombreux artistes, dont la célèbre photographe Ami Sioux. L'espace situé à deux pas de la place de la République abrite régulièrement des expositions d'artistes indépendants, touchant des sujets comme la jeune création, le graphisme moderniste, voir même le surf et la danse basque. Rien ne fait peur à cette librairie avant-gardiste ultra-pointue. N’hésitez pas à aller mettre votre nez dans l'arrière-boutique, vous y trouverez également des ventes privées de jeunes marques de mode, et de belles expositions.
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The Broken Arm
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Créateurs
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
Dans le style Dover Street Market et feu Colette, voilà un shop qui œuvre dans l’ombre depuis dix piges pour un public de modeux avertis. Cornaqué par trois membres du collectif De Jeunes Gens Modernes, le spot zépo devant le square du Temple est rempli de fringues (Jacquemus, dernières collabs Nike, Christophe Lemaire…), de bouquins (William Eggleston, Dan Flavin, Jeff Koons), de musique (plutôt du siècle dernier), de meubles et de chaussures triés sur le volet, sélectionnés avec goût et arrangés avec soin.  Certes, les prix affichés sur les étiquettes risquent de vous faire tourner un peu la tête (voire de vous donner envie de fuir en courant jusqu’au Guerrisol le plus proche). Mais la sélection, drastique, est peut-être ce qui se fait de mieux à Paris ! On retrouve le fleuron des marques de prêt-à-porter de luxe mais également des nouveaux designers. Imperméable 100 % transparent et en matière tellement futuriste qu’on n’en connaît pas encore le nom, santiags Céline cohabitant avec les Track Balenciaga, chemise de soie et jogging XXL ; tous les mélanges sont permis, tel un Benetton +++ du vêtement. On adore ! Et surtout, rien ne vous empêche de passer la petite porte en verre qui mène jusqu’au génialissime café attenant. Là, vous pourrez vous poser à l’une des jolies tables en bois pour déguster un excellent café (tout droit sorti d’un percolateur La Marzocco), entouré de plantes vertes et inondé de lumière. Si vous passez en matinée ou pour le goûter, ne résistez pas aux
Jacques Genin (Turenne)
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Chocolateries et confiseries
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les inconditionnels du produit pur, ceux qui recherchent la perfection faite chocolat ! Choco culte ? Le carré noir avec ganache infusée à la menthe; le bonbon praliné aux pignons de cèdre de Moscou (noir ou au lait) ; l'élégant Sérénissime, carré praliné au sarrasin… En saison, les œufs de Pâques peints à la main ! Autodidacte aux mille et une vies, tour à tour cuistot, chef pâtissier puis chocolatier, Jacques Genin a longtemps fourni de grands hôtels et restaurants en chocolats et confiseries avant d’ouvrir cette première boutique/salon de thé en 2008. Puis une seconde en 2014, au 27 rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de la capitale. “Ça me suffit amplement. Je refuse de grossir, je ne veux pas perdre en qualité”, assène-t-il quand d’autres multiplient les ouvertures. Le labo à l’étage fournit ses deux établissements. C’est là que le maestro infuse ses feuilles de basilic, de menthe et de thé dans de petites casseroles. Son carré chocolat noir fourré d'une ganache à la menthe est une vraie claque en bouche : l'impression de mordre à même la feuille.  Rangés dans leurs boîtes argentées (hommage aux boîtes en métal de nos mamies), ses assortiments de chocolats sont d'une finesse rare. Certains ont des noms, d'autres pas. C'est Ingrid Astier, son amie écrivaine, qui les lui souffle. “Lui, c'est Sérénissime”, annonce-t-il tandis qu'on croque un intense carré noir praliné au sarrasin. Et celui-ci ? “Cap ou pas câpres” : l'alliance divine de câpres de Panteller
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  • Shopping
  • Le Marais
Si vous êtes allergique à la hype, vous feriez mieux de fermer cet onglet. Car après avoir sapé pléiade de skateurs et rappeurs de l’autre côté de l’Atlantique, la célèbre enseigne Supreme s’implante dans le temple des modeux parisiens : le sacro-saint quartier du Marais. Et autant dire que sa réputation de marque archi branchée lui colle toujours à la peau. Pour s’en convaincre, il suffisait d’assister à la soirée d’ouverture, il y a deux mois, afin d’y croiser le gratin des gens « in » remuer la tête sur la musique planante du duo PNL. Bref, passons et concentrons-nous sur l’essentiel : la nouvelle boutique. A l’intérieur, tous les ingrédients qui ont fait son succès ces deux dernières décennies sont réunis. On pense notamment au lieu étroit qui lie Supreme au monde de l’art contemporain. Une imposante œuvre de l’artiste-skateur Marc Gonzalez nous fait face alors que, sur notre gauche, une rangée de planches sont signées par de gros noms. On retient notamment celle conçue par George Condo à qui l’on doit la pochette du disque 'My Beautiful Dark Twisted Fantasy' de Kanye West. Une vidéo en noir et blanc par ci, une multitude de références à la pop culture par là (coucou Barack) et nous voilà enfin dans l’espace shopping, ultra lumineux. Et on préfère vous prévenir : pour se fringuer avec la marque au logo rouge, il faut mettre le prix. Si vous avez un gros salaire ou la carte de papa-maman, pas de souci. Pour les autres, il va falloir faire des économies pour arborer la marq
Tom Greyhound
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Créateurs
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
Après avoir fait frétiller la jeunesse dorée et branchée de Séoul, la société Handsome a exporté Tom Greyhound à Paris en 2014. Pour sa première adresse internationale, le concept-store multimarque s'est logé dans les confins du Haut Marais, rue Saintonge, dans ce quartier qui ne fait désormais plus qu'un avec l'industrie de la mode.   Si les boutiques pointues ici ne manquent pas, l'enseigne coréenne a réussi le tour de force de s'en démarquer. Et ce par son esthétique savamment travaillée, entre design futuriste et installations cubiques. Installé dans une ancienne galerie d'art de 300 m2, le lieu a gardé son ADN artistique, une façon "d'upgrader le vêtement, de le mettre en perspective à travers l'art" nous explique-t-on. Si l’architecture graphique et rigoriste habille le rez-de-chaussée, à l'étage, c'est une tout autre ambiance, plus intimiste et feutrée, et qui répond davantage à l'offre luxe des créations. De jolis fauteuils et canapés y trônent, invitant le visiteur à s'accorder une pause cocooning.  Tom Greyhound propose une gamme assez large : des pièces casual et plus ou moins abordables (le premier T-shirt griffé démarre à 45 €) ainsi que des vêtements plus couture. Côté marques, l'hétéroclisme prédomine tout autant, mêlant aussi bien des noms incontournables (Marni) que des designers plus émergents, comme Oui Paname, OAMC, ou bien Carne Bollente. Sans surprise, le lieu est également une vraie mine d'or pour tout modeux en quête de nouveaux talents de la scène mod
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Jimmy Fairly
  • Shopping
  • Boutiques
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
Certainement le plus gros fournisseur oculaire de hipsters à barbe, Jimmy Fairly a longtemps été un site Internet (lancé en 2011) avant de devenir une « vraie » boutique, ouverte en mai 2012 dans le Marais. Médiatisé par des blogueurs philanthropes, cet opticien du web 3.0 propose près d'une centaine de modèles homme et femme, optique ou solaire. Des paires de lunettes un brin rétro produites en Italie mais baptisées à l’anglo-saxonne : Woody, Jodie ou encore Blake pour la modique somme de 99 € (149 € pour certaines collections), verres inclus. Verres inclus ? Oui, mais à condition que vous n’ayez pas besoin d’un traitement anti-reflets ou même de les affiner. Auquel cas, il faudra rajouter quelques euros. Les grands myopes pourront toutefois se rassurer, le prix reste vraiment raisonnable et les montures largement au goût du jour. Forme papillon en acétate ou très arrondie couleur écailles pour se donner des airs de Malcolm X ou d’Harry Crane ('Mad Men'). Mais la vraie bonne idée d’Antonin et Sacha (les créateurs de la marque), ce n’est pas tant de remettre à la mode les formes que l’on exécrait à l’adolescence, mais de faire de leur concept un business « fairly ». « Buy one, give one », entendez par là qu’à chaque vente de lunettes, Jimmy Fairly s’engage à donner une paire neuve à une personne dans le besoin. Trois adresses à Paris : • 19 rue Pavée, 4e • 64 rue Vieille du temple, 4e  • 45 rue Montorgueil, 2e 
Les succulents cactus
  • Shopping
  • Fleuristes
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
Microcosme exotique et délicat, la boutique Les succulents cactus représente une petite arche de Noé pour ces mystérieuses plantes piquantes à la tendresse résolument introvertie. Environ 300 variétés y sont en vente. Pas grand-chose pour la propriétaire du lieu qui précise que 100 000 existent à travers le monde. Les cactus sont sélectionnés chez des petits producteurs du Sud de la France, pour être ensuite vendus entre 5 et 1 000 euros. Cette autodidacte, originaire de Besançon, vous expliquera volontiers la raison pour laquelle les petits cactus achetés au supermarché montent souvent rapidement au ciel... Les cactus sont victimes de leur réputation, celle de pouvoir vivre en autarcie dans leur pot. Aussi robustes que discrets, ils n'auraient pas besoin d'une main verte comme colocataire.   Silence, ça pousse ! Pourtant, une véritable hécatombe se produit chaque année au mois d'août sur nos étagères. Qu'on se le dise, les cactus ne sont pas totalement autosuffisants. Ils demandent une vigilance paisible et copieusement arrosée. Le problème vient du fait qu'on les considère comme des choses, et non comme des êtres vivants. Et de quoi a besoin un être vivant ? De lumière, de soleil, d'eau et d'un pot à la bonne taille, car tous les petits des cactus sont voués à grandir. Tout pousse ! Dans la boutique, certains d'entre eux atteignent l'âge de 40 ans, et comme tous les cactus, ils ont encore potentiellement deux siècles devant eux. Avouez que vous ne regarderez plus de la même
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  • Shopping
  • Boutiques
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
Derrière Monsieur se cache en fait une madame, Nadia Azoug. Dans sa minuscule boutique de la rue Charlot, la créatrice fignole pour ces messieurs et ces dames de fabuleux bijoux en or et en argent, d’inspiration art déco. Chaque pièce est unique, modelée au gré de tout ce qui peut bien passer par la tête de Nadia au moment de la créer. Sur la table d’opération, la plus proprette des chaînes peut très bien terminer entièrement triturée, tailladée ou noircie, alors qu’un diamant risque fort d’être collé de travers, conférant quelque chose de brut et de spontané au design. Vu l’ampleur et la précision du travail, les prix restent abordables, les modèles les plus simples avoisinant les 80 euros. Au final, le résultat est toujours si affriolant, et ces précieuses breloques toujours si infiniment délicates, que l’on serait même tenté d'en porter plusieurs à la fois pour obtenir l’effet désiré.
Popelini
  • Shopping
  • Pâtisserie
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
Ne nous voilons pas la face, le choix de cette boutique répond sans aucun doute à un effet de mode. Cette même tendance qui tend à rendre tout ce qui est sucré et rose bonbon tendance. Après les cookies, les macarons, les cupcakes, voilà donc que la fashion se pique de choux à la crème. Et plus précisément de ceux de Lauren Koumetz. L’élève de Christophe Michalak, excusez du peu, a ouvert en 2011 sa pâtisserie monomaniaque en plein haut Marais : Popelini, en hommage au créateur italien de la pâte à choux. De petites douceurs garnies à la griotte, coiffées au citron, au caramel, à la pistache et à la texture crémeuse. Ladurée n’a qu’à bien se tenir ! Cette friandise céleste se dévore en une bouchée. Pour ce qui est du prix, comptez 1,85 € le chou ; 11 € la réglette de 6 et 21 € les 12.
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