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C’est le plus cool des marchés parisiens (en même temps, on est dans le Marais) et un lieu de retrouvailles privilégié à l’heure du déjeuner (qui peut durer jusqu’au soir). Souvent bondé, le marché couvert offre un toit opportun à quelques stars de la boustifaille locale, comme le bien nommé Alain Miam Miam dont les sandwichs gargantuesques attirent une foule compacte du mardi au dimanche. Si vous avez la flemme de faire la queue, les alternatives ne manquent pas (bento jap’ chez Taeko, pita levantine chez Jeanphi…) Pour une expérience ultra-quali et bonne ambi’, posez les coudes sur le zinc des Enfants du Marché, où officie un de nos tauliers préférés !
Tout près, s’étend le plus vieux quartier chinois de Paris au métro Arts-et-Métiers, mais c’est au cœur du Haut Marais de la mode et des galeries d’art que Zuo Tianyou a ouvert A-Droyte, pâtisserie-coffee shop élégamment décorée – mobilier de bois, luminaires-serviettes rigolos, chaises dépareillées. Débarqué de Chine pour parfaire son art pâtissier, il est passé par de sérieuses maisons franco-asiatiques – Takumi et ses cheesecakes ou la boulangerie Yithé, avant d’ouvrir son propre lieu.
Ici tout est fusionnant et gaiement hybridé, à commencer par cette étrange signature, les “mochi grillés”, de petits gâteaux ambrés, replets et rebondissants. Au programme, des épousailles providentielles entre pâte à cannelés et farine de riz gluant, consommées (et cuites) dans un moule-coquillage façon logo de Shell. La version brute possède cette élasticité tentatrice du mochi et cette gourmandise du cannelé. Et le chef s’amuse à les garnir avec soin. La version marron, sans pâte ou crème de marron toute prête, est d’une pureté de goût affriolante. Celle garnie d’un confit de citrons français, affiche un formidable équilibre d’amer et d’acide, sans sucre ou presque. Et la version “cheese tart”, au physique de pastel de nata mais au fourrage proche du cheese cake, se gobe par trois. Autre spécialité des lieux, le cheesecake bénéficie du même souci du détail. Un modèle tri-couches, avec un appareil au cream cheese dense et mousseux, une épaisse mousse au mascarpone évanescente et une...
Adulée par tous les fans de magazines d'art contemporain et de mode, la librairie Ofr. propose la crème de la crème de la scène artistique internationale. Fanzines, cartes postales arty, publications inédites, accessoires de mode... Tout pour s’en mettre plein les mirettes, du dernier numéro du magazine anglais Love jusqu’au recueil des meilleurs street style de Facehunter. Mais Ofr., c'est aussi une agence et une maison d’édition indépendante, où l'on peut trouver des ouvrages en collaboration avec de nombreux artistes, dont la célèbre photographe Ami Sioux. L'espace situé à une manif de la place de la République abrite régulièrement des expositions d'artistes indépendants, touchant des sujets comme la jeune création, le graphisme moderniste, voire même le surf et la danse basque. Rien ne fait peur à cette librairie avant-gardiste ultra-pointue. N’hésitez pas à aller mettre votre nez dans l'arrière-boutique, vous y trouverez également des ventes privées de jeunes marques de mode, et de belles expositions.On y achète quoi ? Le livre Fashion Eye Lagos de l’artiste nigérian Daniel Obasi sur la scène LGBT locale, l’ode photographique à la Méditerranée de Bastien Lattanzio ou un bob maison siglé Ofr.
Le trench mythique ? Le tartan Nova Check ? Les archives Prorsum ? Tout est là. Né à Covent Garden avant de s’installer dans le Marais, Check It se revendique comme le premier magasin indépendant dédié au vintage Burberry.
Si le Normcore devait avoir une marque emblématique, elle s’appellerait sans aucun doute AMI, d'Alexandre Mattiussi, un créateur de talent au bonnet parfois rouge (emblème de l’enseigne) qui remet la mode masculine au goût du jour, grâce à des collections simples et efficaces.
Les mannequins issus de ses défilés ou de ses campagnes de pub reflètent la société, moderne et actuelle. Pas de fioritures ni de superficialité, juste de l’honnêteté. Chose rare dans le monde du prêt-à-porter, mais qui existe bien, comme nous le prouve l’enseigne avec un vestiaire à la fois urbain, chic et minimaliste pour les hommes (et de plus en plus les femmes) qui aiment ce qui se porte facilement.
Si la boutique du 3e arrondissement ne se situe pas loin d'APC et autre Melindagloss pour ne pas les citer, elle n'en souffre pas, une clientèle fidèle et qui connaît les classiques de la marque poussant la porte continuellement. Le skateur « adulescent » viendra se procurer son chino fétiche et pourquoi pas un skate. Quant à l’entrepreneur désireux d’avoir un look « jeune » mais approprié optera pour un manteau classe à la longueur idéale (560 € le manteau oversize), à porter au choix avec des sneakers passe-partout (270 €) ou des derbys plus stylisées (380 €). Et pour ceux qui ne connaissent pas le style d'AMI, les vendeurs aux looks pointus sauront quoi conseiller.
La normalité n’est pas une question de tendance chez AMI, loin de là. Elle est juste l’essence d’une mode durable qui, d’une saison à...
Après avoir fait frétiller la jeunesse dorée et branchée de Séoul, la société Handsome a exporté Tom Greyhound à Paris en 2014. Pour sa première adresse internationale, le concept-store multimarque s'est logé dans les confins du Haut Marais, rue Saintonge, dans ce quartier qui ne fait désormais plus qu'un avec l'industrie de la mode.
Si les boutiques pointues ici ne manquent pas, l'enseigne coréenne a réussi le tour de force de s'en démarquer. Et ce par son esthétique savamment travaillée, entre design futuriste et installations cubiques. Installé dans une ancienne galerie d'art de 300 m2, le lieu a gardé son ADN artistique, une façon "d'upgrader le vêtement, de le mettre en perspective à travers l'art" nous explique-t-on. Si l’architecture graphique et rigoriste habille le rez-de-chaussée, à l'étage, c'est une tout autre ambiance, plus intimiste et feutrée, et qui répond davantage à l'offre luxe des créations. De jolis fauteuils et canapés y trônent, invitant le visiteur à s'accorder une pause cocooning.
Tom Greyhound propose une gamme assez large : des pièces casual et plus ou moins abordables (le premier T-shirt griffé démarre à 45 €) ainsi que des vêtements plus couture. Côté marques, l'hétéroclisme prédomine tout autant, mêlant aussi bien des noms incontournables (Marni) que des designers plus émergents, comme Oui Paname, OAMC, ou bien Carne Bollente. Sans surprise, le lieu est également une vraie mine d'or pour tout modeux en quête de nouveaux talents de la scène...
Le mot japonais “Gaijin” peut être traduit en français par “étranger”, ou plus précisément “personne de l’extérieur”. Comme le sous-entend sur son site Internet le duo derrière Gaijin – qui évoque par la même occasion une version modernisée du concept de “japonisme” – c’est justement ce regard externe qui leur sert à transmettre leur passion pour le style des rues de Tokyo. Un œil que Chahine et Thomas utilisent également pour chiner les articles, tous issus de labels japonais (de Kenzo à Ambush, en passant par kolor, sacai, 45R ou Engineered Garments), que l’on trouve dans leur boutique de la rue du Pont-aux-Choux, qui donne une bonne idée de la créativité et de la diversité de la mode nippone.
Pour qui ? Les inconditionnels du produit pur, ceux qui recherchent la perfection faite chocolat ! Choco culte ? Le carré noir avec ganache infusée à la menthe; le bonbon praliné aux pignons de cèdre de Moscou (noir ou au lait) ; l'élégant Sérénissime, carré praliné au sarrasin… En saison, les œufs de Pâques peints à la main !
Autodidacte aux mille et une vies, tour à tour cuistot, chef pâtissier puis chocolatier, Jacques Genin a longtemps fourni de grands hôtels et restaurants en chocolats et confiseries avant d’ouvrir cette première boutique/salon de thé en 2008. Puis une seconde en 2014, au 27 rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de la capitale. “Ça me suffit amplement. Je refuse de grossir, je ne veux pas perdre en qualité”, assène-t-il quand d’autres multiplient les ouvertures. Le labo à l’étage fournit ses deux établissements. C’est là que le maestro infuse ses feuilles de basilic, de menthe et de thé dans de petites casseroles. Son carré chocolat noir fourré d'une ganache à la menthe est une vraie claque en bouche : l'impression de mordre à même la feuille. Rangés dans leurs boîtes argentées (hommage aux boîtes en métal de nos mamies), ses assortiments de chocolats sont d'une finesse rare. Certains ont des noms, d'autres pas. C'est Ingrid Astier, son amie écrivaine, qui les lui souffle. “Lui, c'est Sérénissime”, annonce-t-il tandis qu'on croque un intense carré noir praliné au sarrasin. Et celui-ci ? “Cap ou pas câpres” : l'alliance divine de câpres de...
Depuis 2009, les patrons des lieux Manu et Paulo affinent une sélection démente de vinyles rares chinés à l’étranger. Ils donnent à entendre un panorama très global de la musique soul, bossa, jazz, brésilienne, afro (etc.) d’hier et d’aujourd’hui. On apprécie particulièrement que chaque vinyle soit muni d’un autocollant honnête et précis sur l’état du disque, et d’une petite phrase d’accroche en anglais (sorry pour les non-bilingues) qui permet de présenter l’album en deux-deux.
On peut repartir avec un single de Jurassic 5 (en 33 tours) à 5 € ou, contre 20 €, filer avec l’album Atomic Bomb du cultissime homme synthé nigérian William Onyeabor. Mais aussi le fantastique album live Agharta de Miles Davis (60 €). On y chine aussi du hip-hop old school venu de partout, comme cet incroyable pressage original du disque Mauvais Œil de Lunatic (170 € !). Superfly s’est aussi donné comme mission de rééditer des raretés, comme le jazz modal de John Gordon sur l’album Erotica Suite ou le groupe texan des années 1970 Allison & The South Funk Boulevard Band. Un disquaire incontournable à Paris.
Concept store dédié aux archives de la mode en plein cœur du Marais, SELECTION est plus qu’une boutique vintage : en plus de pièces de luxe de seconde main de maisons comme Balenciaga, Chanel, Saint Laurent ou Versace, on y trouve aussi des pièces neuves de jeunes créateurs (comme COUCOUBEBE75018, également repéré par A$AP Rocky). Alban Bardin, le fondateur de SELECTION, a même poussé sa volonté de découverte de nouveaux talents encore plus loin en collaborant avec l’École Duperré via un concours où il donne la possibilité aux étudiants lauréats de vendre leur première collection dans sa boutique. SELECTION, c’est aussi un magazine disponible au Palais de Tokyo et à la librairie Yvon Lambert, en plus de la boutique du 26 rue de Poitou.
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