Luka Luna
© LRD / Time Out Paris
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4e arrondissement : les boutiques

Le centre de Paris fait des emplettes

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  • Décoration d'intérieur
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Fleux'
Fleux'
La morosité de votre commode Hemmes vous déprime ? Le minimalisme strict de votre armoire ELGÅ vous glace ? Pas de panique, il y a une vie après la Suède. Dépliée sur quatre adresses, toutes rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, la boutique Fleux' offre aux désespérés de la déco une profusion d’objets décalés et colorés pour réveiller leur intérieur de 5 à 7000€. Ouverte en 2005, l'antre de Luc Moulin et Gaétan Aucher concentre en son sein deux avatars contemporains : le superflu et le luxe (d’où le mot-valise Fleux'). Il n’est donc pas étonnant d’y trouver, jonchés ici ou là, des hiboux en céramique, des têtes de cerf vertes et des lampions en papier… Mais tout n’y est pas futile ! Si le maître-mot est la dérision, de nombreux objets exposés pourraient vous être fortement utiles, comme ces patères-oiseaux (15,50 € les deux), ces lampes agencées dans de vieux bocaux ou encore ces serre-livres en forme de mains (24,90 €). Une adresse qui pourrait vous rendre de grands services en matière de décoration d'intérieur. 
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  • Fripes et vintage
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
Derrière sa vitrine d’origine portant encore l’ancienne inscription « Coiffeur », Vintage Désir constitue la friperie vintage par excellence. Dans une légère odeur de poussière se niche la caverne d’Ali Baba des pièces d’occasion, dans un espace exigu et tout en longueur : des portants pleins à craquer de robes, jupes, chemises à carreaux, vestes en jeans, perfectos, manteaux, pantalons, ainsi que de nombreux accessoires disposés aux quatre coins de la boutique (chaussures, ceintures, sacs à mains et une belle collection de chapeaux).  Se définissant comme des « antiquaires de mode », Aki et Medad gèrent l’établissement qu’ils ont fondé en 2006, après plusieurs décennies dans le milieu du rétro et d’autres boutiques dans Paris. Grand bien leur en a pris car Vintage Désir, prisé des « modeuses » et des visiteurs dans ce quartier touristique, est très souvent bondé. La sélection, mêlant à la fois vintage et quelques coupes tendance, ainsi que le large choix y sont pour quelque chose, tout comme les petits prix : 5 € pour un chapeau ou une jupe, 10 € pour une robe, 15 € pour une chemise et 20/25 € pour une veste en cuir. De quoi se faire plaisir de façon tout à fait raisonnable. D’autant plus que les arrivages quasi quotidiens enrichissent et renouvellent l’offre en permanence. Passez plutôt en semaine si vous voulez vous frayer un chemin dans les rayons et dénicher des trouvailles. D’ailleurs, on vous lance le défi : réussirez-vous à en ressortir les mains vides ?
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  • Pâtisserie
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Et de deux pour Yann Couvreur, qui après l’ouverture de sa première pâtisserie à Goncourt en mai 2016 (rappelez-vous, on vous en parlait ici) lance sa petite sœur dans la très touristique rue des Rosiers. Soit une boutique en longueur à la déco à la fois soignée et discrète, faite de bois et de plantes vertes, qui laisse les œuvres sucrées mettre leurs charmes bien en avant. Et dans la vitrine, il y a de quoi se régaler les pupilles avant de faire vibrer nos papilles : tartes aux framboises, éclairs, tarte au citron meringuée, baba, cheesecake… C’est en tout huit pâtisseries qui sont proposées tout au long de l’année, dont la carte change selon les saisons et les envies du chef. Huit pâtisseries pour autant de petites pièces de design, et de saveurs aussi justes que gourmandes. Car Yann Couvreur développe un art à la fois simple et subtil : celui de mettre en valeur les produits qu’il utilise, et de sublimer par des associations la nature d’un fruit, d’une chantilly, d’une meringue, d’un sorbet. Parfois, ça en devient presque émouvant, comme lorsque votre cuillère plonge dans un Pavlova (l’une des cinq Fugues proposées à 10 €), emportant avec elle un peu de chantilly, de fraise, de compotée de fruits, d’aromate et de meringue dans un délicieux arc-en-ciel, sans jamais buter sur un ingrédient revêche. Comble du plaisir : ici, rien n’est trop sucré ou excessivement gras, en témoignent le cheesecake abricot-coriandre aérien (5,90 €) ou la brioche toastée minute, devant nos...
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  • Boutiques
  • Le Marais
Originaire, comme son nom l’indique, de Dover Street à Londres (il se trouve désormais au 18-22 Haymarket), le Dover Street Market – ou DSM pour les intimes – est tout bonnement une réinvention du concept de commerce physique par Adrian Joffe et Rei Kawakubo, la fondatrice de la marque japonaise Comme des Garçons. Après des ouvertures à Tokyo, New York, LA et ailleurs, il aura fallu attendre 20 ans pour voir DSM débarquer pour de bon à Paris. Mais ça en valait la peine : installé dans l’hôtel de Coulanges, ancienne demeure de Madame de Sévigné, cette boutique conceptuelle sans vitrines plonge ses clients dans l’avant-garde, aussi bien par sa façon de présenter les vêtements que par la sélection elle-même : les labels de la galaxie Comme des Garçons, les marques les plus pointues du moment, et des noms moins connus, mais déjà sur le radar de ceux qui savent. DSM Paris est aussi un hub créatif qui accueille expositions, signatures et autres événements, sans oublier une offre culinaire signée Rose Bakery.
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  • Pâtisserie
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
L’histoire de Jojo & Co est rocambolesque. Elle commence par la reconversion de Johanna Roques, ancienne journaliste de Canal+ devenue pâtissière au marché d’Aligre en 2014. Dans ce minuscule emplacement, au milieu de la vie bouillonnante du marché, la franchement sympathique Jojo épatait avec ses merveilles nées d’une boîte à chaussures. Elle a doublé la mise en ouvrant dans le quartier de la rue des Martyrs, puis fermé son comptoir du marché d’Aligre ; et fin 2022, la terrible nouvelle tombait : Jojo n’avait plus de boutique. Après une rude année de click & collect depuis son labo des Grands Boulevards, elle a retrouvé pignon sur rue depuis cette charmante boutique du Marais au comptoir de carreaux bleus et aux murs grattés. Jojo y propose des gâteaux joueurs, créatifs, qui ont le goût des épices, des thés, des herbes, et emmene la pâtisserie fine vers d’autres horizons moins plan-plans. Comme avec la tartelette abricot et thym, cette explosive tarte aux fraises qui cache un cœur coulant de vinaigrette fraise, vinaigre balsamique et verveine ou pour l'hiver cette tarte au chaï et aux chaudes épices … Pour le petit-dej, aux quelques places assises dedans ou devant la boutique, on comprend que Jojo est aussi experte en viennoiseries, entre son démoniaque pain suisse au praliné et chocolat blond et sa babka, qu’elle fut d’ailleurs l’une des premières à mettre en avant à Paris. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant...
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  • 4e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Sergeant Paper
Sergeant Paper
Il y a six ans, Vincent, Pierre-Yves et Cyrielle installaient leur galerie Issue rue Quincampoix, au pied d’autres galeries d’art. Un lieu où mettre en avant, à travers de nombreuses expositions, de jeunes artistes illustrateurs, graphistes, de BD, à des prix abordables. Très vite, ils décident d’aller plus loin. Ils transforment donc leur petite galerie en un grand art store, le bien nommé Sergeant Paper. Avec plus de cent artistes en édition papier, la boutique propose un florilège de découvertes artistiques numérotées, signées et en éditions limitées. Les tenanciers du lieu, baignés depuis longtemps dans le milieu, racontent sur les murs blancs les nouveaux talents des arts graphiques, de l’illustration, du street art, de la typographie… Des œuvres d’art imprimées en sérigraphie ou giclée print (impression jet d’encre) à épingler partout chez soi. Des œuvres provocantes et surréalistes (Elzo), des dessins burlesques au crayon (Amandine Urruty), des monstres symétriques graphiques (Niark1) : un catalogue immense de plus de 800 œuvres en série limitée de 20 à 400 €.
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  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Noir Kennedy
Noir Kennedy
Le nom de la boutique sonne comme celui d’un groupe de rock à la mode ; et c'est bien l'image que Noir Kennedy veut se donner. Située à deux pas du métro Saint-Paul, la boutique propose une sélection prisée de vêtements d’occasion, en gardant un style bien corsé. Des pièces classiques de Cheap Monday, Levi's and co se mêlent à des vêtements rockabilly très british. C'est d'ailleurs des cabines téléphoniques anglaises qui servent de cabines d’essayage. Pas de top à paillettes, ni de pattes d'eph' des années 1970, Noir Kennedy se veut sobre et délicieusement rock'n'roll.
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  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
Nike Lab P75
Nike Lab P75
Après Tokyo et New York, c’est dans le Marais que Nike Lab (la filiale de Nike dédiée aux sportifs) a choisi d’implanter sa première boutique européenne. Située à la place d’une ancienne librairie, celle-ci propose de beaux vêtements techniques tels que la ligne Gyakusou (de 80 à 300 €) pour les coureurs ainsi qu’un large choix de baskets de running à l’instar du modèle Flyknit (170 €), très léger et féminin. Le petit plus : les 40 m2 du premier étage (entièrement dédié à NikeID) vous permettent de réaliser des Air Force 1 ou des Air Max 1 à votre image.
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  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
Dollhouse
Dollhouse
Créé en 2005 et exclusivement tenu par des femmes, Dollhouse est un vrai boudoir dédié à l’érotisme féminin. Avec sa vitrine colorée et son rez-de-chaussée tout rose, cette boutique du Marais lève le tabou qui règne souvent sur les sex-shops parisiens (avouons qu'ils font parfois un peu peur). Du soutien-gorge au corset en passant par le porte-jarretelles ou encore les nippies (petits bijoux de peau conçus pour masquer les tétons), tous les accessoires nécessaires à une nuit chaude sont là. Si vous êtes hésitante, demandez conseil auprès des Dolls (les vendeuses) qui sauront vous aiguiller en toute discrétion parmi les nombreux produits proposés. Notez que Dollhouse ne fait pas uniquement dans la dentelle. La boutique décline le plaisir féminin sous toutes ses formes : boules de geisha (de 18 à 130 €), vibromasseurs (de 45 à 149 €), menottes en métal (16 €) ou encore collier de soumission (55 €). On y trouve également des accessoires de jeux comme les célèbres dés (de 5 à 18 €), des DVD ou  des livres – du guide pratique à l'étude sur le changement de sexe. Et comme tous les plaisirs sont permis, ces messieurs y trouveront également leur bonheur : cockring (7 €), masturbateur (30 €), sextoys en acier chirurgical (365 €), etc. Chez Dollhouse, les mini prix côtoient le luxueux dans un seul but : la quête du plaisir. Seul point noir, l’absence de choix pour les homosexuels (même si certains produits comme les DVD sont proposés pour les lesbiennes). Mesdames, n’hésitez pas :...
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  • Epicerie fine
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Originaire de Montpezat-sous-Bozon (non loin de Pont-de-Labeaume comme chacun sait), Laurent Haond est un Ardéchois pur châtaigne. En 2022, bien décidé à faire connaitre les douceurs de son pays, il ouvre une épicerie fine format placard en plein Marais. Face au succès,  il déménage en novembre 2025 à jet de caillette de là, dans une surface nettement plus confort, avec chouette vue sur le Village Saint Paul. On est accueilli par les beautés charcutières suspendues, directement importées de la montagne ardéchoise : excellents saucissons de porc cul noir (65€/kg) et jambon sec (58€/kg). Damnation, lors de notre passage, la maison avait été dévalisée de ses caillettes (11€ la paire). Côté fromage ça envoie du bois : picodon de chèvre, bleu de Tallobre, tomme du Mezenc… Aucune spécialité du terroir ardéchois n’est oubliée : confiture de myrtilles artisanale ; saucisse de couenne aux lentilles ; crème de marron (invention locale !) signée Sabaton ; cèpes en conserve ; miel… Dans la cave, des vins prestigieux du nord de la vallée du Rhône (Condrieu du Clos de la Bonnette , Cornas de Thierry Allemand , côte du Rhône du château Les Amoureuses) mais -dommage- pas de vignerons nature du sud (Sylvain Bock, domaine du Mazel…). Bref, à Paris, l’Ardèche est sur les rails. Pas mal pour un département sans gare !
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