Les 50 meilleurs films d'horreur : n°3

'Massacre à la tronçonneuse' (1974) de Tobe Hooper

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Massacre à la tronçonneuse (1974)

de Tobe Hooper, avec Gunnar Hansen et Marilyn Burns

Il y a les films d’horreur qui jouent sur le mystère, la subtilité, la tension psychologique. Et puis, il y a ‘Massacre à la tronçonneuse’. Le film de Tobe Hooper, réalisé avec un budget microscopique, et symbole de l'esprit do it yourself du cinéma d’horreur, fait preuve d’un style tellement frontal qu’il fut très longtemps censuré dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni, où il fallut attendre 1999 pour qu’il soit projeté sur grand écran. Comme son titre l'indique, ‘Massacre à la tronçonneuse’ ne laisse aucune place à l’imagination, installant au contraire une terreur des plus pures, amplifiée par l’absence totale de musique – à l’exception de quelques menaçantes timbales. Revenant d’un road trip au fin fond du Texas, cinq jeunes innoncents – dont une blonde et son frère en fauteuil roulant – tombent en panne d’essence, et se retrouvent coincés dans un village de rednecks aux déficiences mentales et dentaires plutôt critiques. Mais leur plus grande menace est peut-être Leatherface, un immense boucher qui porte la peau de ses victimes en guise de masque. En accord avec le style radicalement direct du film, aucun mystère n’entoure l’identité de ce monstrueux tueur, qui nous apparaît complètement – et en plein soleil – dès son premier meurtre. Pourtant, s’il achève brutalement ses proies à coups de marteau ou de tronçonneuse, “Face de Cuir” s’avère au final être le plus sympathique des personnages, pleurnichant d’un air coupable après avoir découpé et congelé ses deux premières victimes. Le plus effrayant n’est donc pas tant cet étrange serial-killer que le reste de sa famille, bouseux vicieux et attardés qui fabriquent des lampes avec les têtes de leurs victimes (plutôt original, ceci dit). Ainsi, un peu à la manière d'un Elephant Man, Leatherface parviendrait presque à nous émouvoir, y compris à la fin du film, lors de sa danse macabre en plein milieu de la route, baigné par la lumière orangée du crépuscule. A la fois grotesque, lyrique et audacieux.

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