Les 50 meilleurs films d'horreur : n°4

'Psychose' (1960) d'Alfred Hitchcock

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Psychose (1960)

d'Alfred Hitchcock, avec Anthony Perkins et Janet Leigh

Dépassant tous les genres, les cadres, les catégories, 'Psychose' est l'un des plus grands coups de maître d'Hitchcock, et une référence absolue dans l'histoire du cinéma. Le film commence sur le mode policier, où l'on suit Marion Crane (Janet Leigh), une secrétaire criminelle qui tente de s'enfuir avec le fric de ses patrons (en même temps, on la comprend). Autrement dit, la paranoïa et la culpabilité de la jeune femme sont au centre de la première partie du film. Jusqu'au moment où elle fait halte dans une pension, tenue par un type assez chelou, personnage dès lors devenu mythique dans la culture populaire : Norman Bates (Anthony Perkins), le summum du serial-killer œdipien. Sa grande modernité, le film la partage avec ‘L’Avventura’ d’Antonioni, sorti la même année : elle se joue au niveau d'une narration rompue, brisée, qui laisse le spectateur pantois et désorienté. Puisqu'en effet, 'Psychose' change de personnage principal en cours de route, abandonnant le cadavre de Janet Leigh au carrelage d'une salle de bains, pour s'attacher à scruter la folie meurtrière de Bates. Il y aurait beaucoup à dire sur l'interprétation impressionnante de Perkins, sur le sentiment de malaise distillé par Hitchcock dans un simple champ-contrechamp, et, bien sûr, sur la mythique scène de la douche, certainement l'une des séquences les plus célèbres du cinéma mondial, mélange d'érotisme voyeur (tout à fait hitchcockien, donc) et de violence esthétisée. A elle seule, le scène prit quasiment un tiers du temps de tournage. Aujourd'hui, les hommages et références à 'Psychose' – à commencer par le 'Halloween' de John Carpenter – ne se comptent plus. Adorateur du film, Gus Van Sant en a même fait un remake tout à fait dispensable. Et pourtant, ‘Psychose’ continue de donner l’impression de pouvoir être redécouvert, ou au moins resavouré, à chaque visionnage. Bref, un film qui tue.

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